‹ La mort de Louis XVI: Scènes historiquesChapitre 21 sur 212 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

oi martiale du peuple souverain contre la rébellion du )Ouvoir exécutif. On verra ensuite....

SANTERRE

Eh bien?

ROBESPIERRE

Eh bien ? qu'en marchant demain avec les fédérés ur le Château, tu ne feras que de l'eau claire, et qu'il lut, à tout prix, renoncer à ce projet et le rompre cgiir que nous ayons le droit d'oublier la loi, dans le ut de sauver la patrie.

SANTERRE

' Ahl je comprends : je commence à voir que ces greins-là nous auraient joué un mauvais tour. Aussi ien je les ai vus chuchoter, quand Panis a dit qu'il lUait des chefs pris dans les sans-culottes. C'est tou- )urs ça: ils ont établi, de leur propre mouvement, ue les présidents de clubs seraient des députés de assemblée, ils veulent encore que ce soit cette même 3semblée qui nous gouverne.

ROBESPIERRE

Tu aurais dû le voir plus tôt. Les tièdes et les timides ) diront : soyons calmes, et nous nous sauverons par i génie et la puissance de nos orateurs. Il n'est qu'un oyen : c'est que chaque municipalité, chaque individu >isse par lui-même, comme si le ministère était sussndu. Notre zèle et notre loyauté tiendront lieu de Duvoir exécutif.

SANTERRE

Bien; et que les Coblenciers apprennent ce que aient les sans-culottes; car cette épithète fera la >rtune du genre humain. D'ailleurs le théâtre des in-

trigants s'écroule, et Gilles-César Lafayette, monté sur ses échasses de rancien régime, ne peut tarder à se casser le cou.

ROVÊRE.

Il y a longtemps que je l'ai dit.

ROBESPIERRE

Notre pauvre général se trouvera par ses bévues entre l'échafaud de Coblentz et la lanterre ; il ne lui restera que le choix. Tous les soldats sont patriote», les officiers feuillants: c'est toujours la même incurie, et puisque l'assemblée ne saurait nous sauver, que nous le fassions nous-mêmes !

SANTERRE

C'est dit...

ROBESPIERRE

L'opinion fait et défait les rois.

SANTERRE

Tu es un homme de génie, Robespierre.

ROPESPIERRE.

Des gens à qui je pourrais être utile devraient aussi le savoir.

SANTERRE

Je le lui ai souvent dit à Philippe ; mais les femmes et le plaisir Tentraînent. C'est cependant un bien grand caractère, il se mettrait au feu pour ses amis. Enfin, que ferons-nous demain pour les fédérés ?

ROBESPIERRE

Rien de plus simple : tu leur donnes à dîner, et puis c'est dit.

SANTERRE

Je leur donne à dîner?,.. Mais... et la conduite de

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