‹ La mort de Louis XVI: Scènes historiquesChapitre 86 sur 212 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

HUE

5ire, tout est encore en mouvement. On a cessé les Lssacres; les égorgeurs, tombas de lassitude, semsnt s'être arrêtés un instant; mais je redoute le nmeil du tigre qui retient entre ses griffes la proie 'il n'a pas dévorée.

LE ROI

kionsieur d'Aubier, je compte sur vous pour prendre inaissance de la situation des choses... Que ce soit itefois sans compromettre vos jours...

d'aubier.

)ire, mon premier devoir est d'assurer les vôtres.

[. de Choiseul, le ^prince de Poix et le duc Rohan-Ghabot entrent.

LE ROI

Lh! VOUS voilà, Messieurs.... Je suis dans une posi- Qbien triste... Vos familles sont*-elles en sûreté?

DE POIX

sues sont à vos ordres. Sire. Et si le bras de vos viteurs peut vous être utile

LE ROI

e veux épargner leur sang les factieux ont tant

adace que je n'ose plus rien espérer.

DE CHOISEUL

1 resterait cependant une dernière ressource :1e Liement des citoyens honnêtes à leurs sections. La îlité pourrait reprendre quelque force, quoique les mements d'hier aient jeté un grand découragement.

LE ROI

ele sais; je sais aussi qu'on regrette que je n'aie

pas fait attaquer les rebelles avant qu'ils eussent forcé rArsen^^l.

DE POIX

Oui, Sire, pardonnez-le-moi — c'est ropinion de toute votre noblesse.

LE ROI

Je le sais ; mais outre qu'aux termes de la constitution, les gardes nationaux eussent refusé d'être les agresseurs, que fûlril résulté de cette attaque ? Les mesures étaient trop bien prises pour que, lors même que je n'eusse pas quitté le château, mon parti eût pix être victorieux.

On entend les cris de Mort à V Autrichienne! la tête de la Veto! A. — bas! à bas! Qu'ils se lèvent donc, et qu'ils viennent voir lewr' ""^" osuvre !

LE ROI, avec une profonde indignation.

Maïs que leur a-t-elle fait ?.... Alu! Messieurs, la têt

de la Reine et la mienne seront aussi promenées s

des piques I

DE porx.

Sire, il est un rempart qu'il faudra du moins abattre

c'est votre noblesse entière... D'ailleurs ils saveni

que les armées de vos nobles alliés, aidées de vos

gentilshommes, auraient bientôt tiré vengeance d^ ^

leur attentat. Ils n'oseraient.

LE ROI

Je voudrais l'espérer plus pour ma famille et mon flli^-^ que pour moi. Mais rien ne semble devoir les arrêter ^ ^ et, pour que je n'en puisse douter, ils ontétéjusqu'; m'obliger d'assister au prononcé de ma propre déchéance....

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