ACTE III , SCENE IV
Ce n'est pas son drapeau qu'ils suivaient, c'est le mien .
C'est à ma seule voix que, laissant leur pairie,
On les vit accourir au sein de l'Italie ,
Et cette voix encore ils la reconnaîtront;
Plus ardens que jamais, bientôt ils me suivront.
Ecoute , cher ami , le temps d'agir s'avance ;
Il faut , sans éveiller surtout sa méfiauce,
Observer Salvini , s'attacher à ses pas,
Et faire en sorte enfin qu'il ne m'échappe pas.
Notre exil va finir, compte sur ma promesse.
Rejoins l'ambassadeur, et quant à la princesse,
Ce ne sont que des pleurs que j'en puis redouter;
Je l'aime, mais des pleurs ne sauraient m'arrêter.