‹ La mort du Connétable de Bourbon; tragédie en cinq actesChapitre 32 sur 51 · ACTE III, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IV

Egalement courbés sous tes pesantes maiqs ,

Esclaves malheureux, quels qu'ils soient, les humains

Ne peuvent-ils jamais échapper à tes chaînes?

Le cœur le plus superbe , alors que tu l'entraînes,

Comme le plus abject doit-il subir ta loi ,

Sans pouvoir s'arrêter ni disposer de soi ?

Il peut du moins, il peut mépriser ton atteinte,

Et laisser le murmure aussi bien que la crainte.

Le vulgaire abruti , sans penser à son sort ,

Ta comme un vil troupeau de la vie à la mort \

Mais , ferme en ses desseins, un cœur altier s'apprête

Des plus funestes coups à braver la tempête.

Il les prévoit de loin ; s'il en est accablé,

Il tombe sans se plaindre et sans être troublé.

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