ACTE I, SCENE II. i
Injurieux soupçons! il est toujours fidèle;
Aux voeux de l'empereur il s'est montré rebelle ,
Et d'un royal hymen l'éclat éblouissant
N'a pas pu, chère Anna, séduire mon amant.
Lorsque de Charles-Quint il peut être le frère,
A toutes les grandeurs son amour me préfère.
Je vais donc le revoir! Pour comble de bonheur,
Mon oncle, qui toujours dur et triste censeur,
Avec sévérité condamnait ma tendresse ,
Apaisé tout à coup, à mes feux s'intéresse :
11 permet que Bourbon habite ce palais ,
Où, lui-même chargé d'un message de paix,
De la part du pontife il doit venir l'attendre.
Tu peux donc sans frayeur... Anna, je crois l'entendre ;
Un moment laisse-nous.