LA MORT OU PÉCHEUR
ADEMNB.
Essayez donc de vouloir prendre un goujon... Tenez (Elle tire sa ligne) COmme CClui-là.
nOBEKT, à pari.
Encore un regoujon ! (Haut.) Parbleu ! ce n’est pas étonnant... VOUS ôtes sans doute de ce pays, et les poissons vous connaissent.
ADEI.INE.
S’ils me connaissaient, ils ne se laisseraient pas attraper.
nOBEHT.
Alors, vous avez trois grains de plomb à votre ligne, ce qui est défendu... Vous ôtes hors la loi, et je vous somme de me déclarer si vous avez un permis de pèche.
ADELINE
Seriez-vous inspecteur de la navigation, ou garde champêtre?
ROBERT
Non, Mademoiselle... je ne suis pas fonctionnaire public... Je suis un pêcheur vivement contrarié, voilà tout... et il y a de quoi, convenez-en.
ADELINE
Ah ! mon Dieu , ne vous fâchez pas.
Je ne me fâche pas, je m’explique... que diable ! j’ai la prétention d’être calme, et je la justifie... j'ai amorcé le côté où vous vous trouvez, cette place est à moi...
ADELINE
Je suis prête à vous la rendre... je m'en vais.
ROBERT
Je le regrette comme homme, mais comme pêcheur, je vous en remercie... je vais la prendre. (U dispose ses petites affaires en grommelant, et traverse le petit pont.)
ADELINE
Cela ne sera pas long. (Môme jeu. —lis se rencontrent tous deux sur le pont et se saluent trôs-poliment.)
ROBERT
Mademoiselle. rt j’ai bien l’honneur d’étre...