LA MORT DU HOI
se jeter à mes genoux. « Tout est consommé, « me dit-il! Monsieur, donnez-moi votre der- « nière bénédiction, et priez Dieu qu'il me « soutienne jusqu'au bout ! ' »
Le prisonnier s'avance alors vers le milieu de la chambre, suivi de son confesseur, et apprend seulement à ce moment, paraît-il, que ce dernier est autorisé à l'accompagner au supplice". Il a à la main son testament. Il veut le remettre à Jacques Roux, officier municipal, nommé, avec un certain Jacques- Claude Bernard, par le Conseil général de la Commune, « pour assister à l'exécution de Capet ))^. Sur le refus de celui-ci, qui allègue qu'il n'est chargé que « de conduire le condamné à 1 echafaud' », le Roi répond : « C'est
^ Relation d'Edgavorth. (Beaucourt, i. I, p. 329.)
- Relation d'Edgeworth, version de Bertrand de Moleville. {Ihid., t. I, p. 329. )
' Procès-verbal du Conseil général de la Commune, du 20 janvier (Beaucourt, t. II, p. 277). — Victor Pierre, A propos du 21 janvier 1793 [Revue de la Révolution, 1887, t. IX, p. II 7-1 26).
* Rapport de Jacques Roux, du 21 janvier, dans Beaucourt, t. II, p. 309.
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