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78 d | | LA MORT ET LA BIOLOGIE |
|| EN est aisé de dresser les courbes correspondantes. pour . Certains organismes au moins, d'élevage facile. '
M Parmi ces organismes, les investigatéurs ‘ont done 4 (choisi la mouche des fruits, la Drosophila melanogaster, 4 ; ‘qui se prôte fort bien à Pexpérienta Et ils ont cons-Wl
taté que les lois de la’ mortalité sont les mémest'chez, 4
la mouche et chez l'homme. C'est-à-dire que la durée
de la vie oscille dans les mêmes limites. Evidemment ce n’est pas de façon absolue ; tandis que la durée se | compte par années en ce qui concerne l'homme) c’est il par jours qu'il faut compter pour la mouche./Mas, proportionnellement, la courbe est la même. Anoter}
«| que, comme dans le cas de la mouche, on ne peut tenisill
compte que de la mortalité des imagos, des adultes,
NW par compensation il n’est tenu nul compte de la mortas!
lité en bas âge et chez l'enfant avant 15 ans. Dansices Conditions, qui étaient nécessaires, les deux courbes! corres bdbne dé façon générale, | TS 11
Mais pas de façon complète. L'expérience montrell | que, si la durée normale de la vie est, en jours, pour
la mouche, ce qu’elle est en années pour le bipède hui main, il y a pourtant une mortalité plus élevée pour
la mouche entre 30 et 50 jours, que pour l'homme
| Entre 30 et 50 ans. Par contre, durant la vieillesse, la mortalité humaine l’emporte. Les survies sont HU. nombreuses chez l’insecte, Ïl est tente usé, plus résistant.
La vérité semble être, pour ls biologihtel améri- | Gains, que si la mortalité humaine est moindre de 30 à 50 ans, cela tient à cc que l'art médical réussit à conserver en vie des sujets qui manquent de vigueur. Mais il n” y réussit de un FRERE ni la ne bu lhygièn
LA LONGÉVITÉ SELON LES ESPÈCES à © © 79 À
ne peuvent prolonger beaucoup de débiles, et ceux-ci smeurent plus que la mouche, une fois la vieillesse, at- . teinte. | D Da mortalité chez la mouche paraît suivre une loi plus normale, plus biologique que chez l’homme. Celui-ci, parises mesures d'hygiène, lutte ouvertément, contre | 13 lot naturelle, et réussit, pour un temps et dans une. Certame mesure, à la tenir en échec. Il réussit à faire “vivre des sujets qui ne le devraient pas, et, à force dew sacrifices imposés aux sujets sains, perpétue —— pour. un temps — des sujets inférieurs qui en produiront de plus. médiocres encore, généralement. Mais ce jeu ne peut aller jusqu’au bout, et c’est au temps que revient la victoire.
Cette mortalité plus élevée chez l’homme que chez Pinsecte est très justement expliquée par les const: dérations qui précèdent. Et ce qui le prouve, c’est que; Hoû la médecine et l'hygiène n’exercent pas leur action Mperturbatrice qui empêche un temps la loi biologique de “se manifester, l'homme se comporte comme la mouche. En éfiet, une courbe établie d’après les tables rela: tives à la durée de la vie chez les populations des provinces romaines en Afrique, au début de notre ère, N selon les inscriptions des pierres tombales, concorde bien plus que la courbe de mortalité actuelle avee là courbe de mortalité de la mouche. L'action perturba- Mtrice de l'hygiène et de la médecine était moindre alors, Det la mortalité humaine correspondait beaucoup plus D a celle de la mouche. La sélection naturelle s’opérait : Di les débiles disparaissaient tôt, et n’arrivaient vieux que les sujets robustes, qui, eux, avaient plus de chances de durer, et atteignaient un âge plus avancé. |
L'intérêt de recherches du genre de celles dont i: vient d’être parlé est évident, et si elles se multipliaient le biologiste arriverait sans doute à des conclusions fort curieuses et beaucoup plus précises que celles dont il dispose actuellement. En fait le sujet n’est qu'ébauché, et il y paraît au vague de la conclusion.