RUPTURE DU DIAPHRAGME
lement avec le doigt. Le malade revient à lui : on laisse écouler de nouveau un peu de sérosité, qui sort difficilement. On ferme alors la plaie: nouvelle lypothimie ; puis le malade se remit. Mais, peu de temps après le départ du médecin, troisième perte de connaissance et mort.
Autopsie. — La plèvre gauche contient un litre et demi de sérosité. Le poumon est refoulé et couvert de fausses membranes épaisses.
Cœur : péricardite sèche, aiguë, récente.
165. Mort rapide chez un tuberculeux, après la thoracentése. Œdème pulmonaire (1). — Homme de 38 ans, amaigri, pâle, cachectique; toux fréquente, orthopnée; pleurésie du côté gauche, déviation du cœur; thoracentése. On retire deux litres et demi de liquide clair, séreux, jaune citrin ; vers le milieu de l’opération,, quintes de toux fréquentes, mais sans expectoration... Après l’opération le malade se dit soulagé et éprouve pendant quelque temps un bien être réel... Trois heures après l’opération, angoisse,, dyspnée, accès d’étouffement violent, dyspnée terrible. Il semble au malade que, s’il pouvait cracher, il serait soulagé. Il tousse sans pouvoir expectorer... Cet état dure pendant une heure, refroidissement général, asphyxie progressive aiguë et mort.
Autopsie. — Poumon droit : broncho-pneumonie par places,, avec granulations et infiltration tuberculeuse au sommet.
Poumon gauche: augmentation de volume due à un véritable œdème pulmonaire... Par la pression exercée sur une coupe de ce poumon, on fait sourdre des ramifications bronchiques un demilitre environ d’un liquide jaunâtre et albumineux...
La trachée et les grosses divisions des bronches contiennent une spume blanchâtre qui les obstrue complètement, mousseuse, analogue à l’expectoration albumineuse.