VIII. — MORT SUBITE DANS LE DIABÈTE
208. Mort rapide dans le diabète (1). — Une religieuse de 34 ans était considérée comme phtisique.
Les phénomènes acétonémiques ont évolué chez cette malade dans l’espace de trente-six heures, sans qu’il y ait ni cyanose, ni bouffissure de la face et des extrémités, ni abaissesement de la température. Dès leur début, l’acétone s’est révélée très nettement par son odeur spéciale dans l’atmosphère de la malade, devenant de plus en plus intense à mesure que la maladie progressait. Orthopnée. Violents efforts d’inspiration et d’expiration. Le nombre des respirations n’était pas augmenté, mais celles-ci étaient bruyantes et remarquables par leur extrême amplitude. Intelligence parfaite. Point d’albuminurie. Chaque jour, trois à quatre litres d’urines claires et limpides. Le sucre a persisté dans les urines jusqu’aux derniers moments de la vie (125 à 150 grammes par jour).
L’observation de cette malade a démontré avec quelle facilité le diabète peut rester méconnu durant un temps considérable, surtout si la maladie est cachée par d’autres symptômes qui peuvent donner le change.
(1) Kien, Gaz. méd. de Strasbourg, et Gaz. des hop 1880, p. 699.