‹ La mort et la mort subiteChapitre 4 sur 139 · INHUMATIONS PRÉMATURÉES · texte numérisé non relu

INHUMATIONS PRÉMATURÉES

Il n’est pas possible de nier que chez des individus à nutrition ralentie, comme les hystériques, ou à nutrition profondément altérée, comme les alcooliques, il ne puisse se produire des substances toxiques donnant chez ces individus des résultats analogues. Mais, dans l’état actuel de la science, il n’est pas possible non plus de l’affirmer.

On a beaucoup insisté aussi sur ce point que, dans certaines maladies aiguës telles que le choléra, la peste, la fièvre typhoïde, il peut y avoir des syncopes plus ou moins prolongées, faciles à confondre avec des morts apparentes ; la thèse de M. Dieulafoy a été faite sur ce sujet. Il me paraît à moi qu’il n’y a pas lieu de craindre une confusion entre ces syncopes de la fièvre typhoïde ou du choléra et la mort apparente. Dans ces cas, le myocarde est altéré : le cœur s’est arrêté parce que le muscle cardiaque est malade et a fléchi : il me semble difficile d’admettre que l’on se trouve eu présence d’un état permettant de croire à une mort apparente.

Quant aux syncopes dont on peut revenir, et dont on revient, elles ne sont pas assez longues en général pour que leur durée puisse les faire confondre avec la mort apparente.

Inhumations prématurées. — Il y a donc des morts apparentes, c’est-à-dire, des états pouvant simuler la mort réelle. Il est impossible de dire combien de temps ces états peuvent se prolonger, et nous pouvons affirmer qu’il est possible, dans un certain nombre de cas, de faire revenir à la vie des personnes que l’on croyait mortes définitivement. Une fois cet aveu fait, j’ajoute que dans l’immense majorité des cas nous mourons après une agonie, par suffocation, par hypersécrétion bronchique, après une scène plus ou moins longue et douloureuse. Dans ces cas, la mort ne soulève aucun doute.

A côté de cette question de la mort apparente qui a passionné les esprits depuis Winslow, il en est une autre qui se greffe sur elle et qui a toujours vivement préoccupé l’opi-

distinguer des alcaloïdes végétaux [Ann. d’hyg., 1880). — Conditions du développement des alcaloïdes [Ann. d’hyg ., 1881).

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