‹ La mort et la mort subiteChapitre 92 sur 139 · RESPIRATOIRE · texte numérisé non relu

RESPIRATOIRE

de la trachée.

119. — Mort subite par un polype du larynx (i). — Un homme, en descendant de wagon à la gare d’Orléans, tombe sans connaissance dans un état de résolution complète que l’on attribue à une congestion cérébrale. Conduit à l’hôpital, il revient à lui au bout de quelques heures; puis en faisant une inspiration un peu forte, il retombe sur son lit, en proie à un étouffement violent. La respiration s’embarrasse et peu de temps après le malade meurt. La nature des symptômes observés avait fait penser à une congestion pulmonaire, mais à l’autopsie on put constater qu’il existait un polype du larynx, et l’on apprit que le malade était venu à Paris pour se faire opérer de ce polype.

2. — Mort subite par passage de matières alimentaires dans les voies aériennes.

120. Mort subite au milieu d’une lutte, par asphyxie foudroyante, résultant de l’introduction du chyme dans les voies aériennes, avec congestion cérébrale concomitante (2). — Deux ouvriers luttaient ensemble dans le simple but d’exercer leurs forces. Bientôt, l’un d’eux chancela et en tombant entraîna l’autre qui roula sur lui. Ce dernier avait remarqué qu’au moment même de la chute, les bras de son camarade avaient brusquement lâché prise. Il se releva précipitamment. M..., au contraire, resta dans l’immobilité la plus complète : il était mort.

Autopsie. — L’intérieur de l’arrière-gorge était rempli en grande partie par une substance claire, jaunâtre, parsemée d’une

(1) Raymond et Longuet, Communication à la Soc. anat. Progr. méd., 1874, p. 144.

(2) Dr Behrend, Journ. de méd. de Berlin, et Union méd ., 1878, t. V, 3e série, p. 793.

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