‹ La mort et le diableChapitre 5 sur 56 · X11 TABLE DES MATIÈRES · texte numérisé non relu

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siècle. La famine désole Madrid. Le roi vole pour manger. Le? chefd'œuvre de l'arl à cette époque révèlent la famine et la misère ; peintres et littérateurs ; leur réalisme. Caractère sombre et funèbre des monarques; Leur monument est un mausolée. Le transcendantalisme aboutit en Espagne à la Mort L77

La France influencée par des nations réformées. Caractère de la Cour ; souffrances des campagnards ; sévices des villes. La Bourgeoisie. L'Encyclopédie. La Révolution. La réaction ; son caractère rousseaunien. La dignité dans la mort des révolutionnaires est la conséquence de leur idéal humanitaire. L'Empire 204

La tendance de l'homme à la vie le pousse à en accepter une autre quand il ne peut vivre sur la terre. Le but de la vie. Nous allons définir au milieu des tendances multiples de l'époque moderne, l'idée que la science nous donne de la mort et quelle est l'immortalité que l'homme peut atteindre 211

La mort n'est qu'une négation ; pour la définir il faut définir d'abord son terme positif opposé, la vie. Définitions de la vie selon Stahl, Descartes, Pelletan, Kant, Béclard, Blainville, Claude Bernard, Spencer, Virchow et Letourneau. Caractère essentiel . de la vie. Son intensité dépend de la rapidité de l'échange de la matière. Les forces biologiques se réduisent en forces chimiques et mécaniques. L'ascension et la descension de la vie sont en relation avec l'assimilation et la désassimilation. En quoi consiste la mort ; elle sert au renouvellement de la vie ; elle est aussi la conséquence forcée de la vie ; mourir est avoir vécu. Non-sens de la crainte de la mort en soi

Qu'est-ce que l'âmeï Réfutation du dualisme métaphysique de l'homme, et de l'idée qu'il est un être à part daus la création. Pour réfuter la conception panthéiste sur l'homme, il faut remonter à la réfutation de la dualité de l'esprit et de matière dans l'univers. Comment ont été formées les idées d'esprit et de matière, de corps H d'âme. Réduction de tout ce qui peul être connu à nu

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Pages, élément commun, le mouvement. L'idée du mouvement renferme celle de l'étendue et de la durée ; la force, cause hypothétique du mouvement ; réduction de la matière au mouvement. Nullité des arguments de Pas d'effet sans cause et Pas de mouvement sans objet mû, quand on les applique à toutl'ensemhle des choses. De l'unité de la nature découle l'unité de l'homme. Il y a divers degrés d'animation î-elativement aux organisations. L'âme, fonction du système nerveux ; les facultés animiques sont en rapport des tissus cérébraux, le cerveau étant leur siège. Rapport de la structure et disposition, composition chimique, poids et volume, et rapidité de la circulation du sang, avec les facultés animiques. Arguments tirés de la physiologie et de la pathologie du cerveau : sections des lobes ; lésions des corps striés et des couches optiques; altération de la substance grise ; fonctionnalisme de la mémoire ; effets des lésions guéries, de l'inflammation, de la pression et de la commotion ; loi de Taine sur l'altération des lobes ; vivisections de Flourens et de Valentin ; effets de la dégénération des tissus cérébraux, de l'éréthisnie, de lascloroseet de l'aphasie ; effet delà rapidité de la circulation du sang, de l'anémie, de l'éthérisation, des narcotiques et des excitants et comment ils agissent. Tout démontre que l'âme est une fonction et non un sujet. Accord des hommes de science. Difficulté des spiritualistes pour iixer le siège de l'âme. Pour admettre l'âme comme entité à part, il faut démontrer que les facultés animiques ne dépendent pas de l'organisation de la substance nerveuse 228

La mortalité de l'âme ne s'oppose pas à l'immortalité humaine. L'immortalité de l'âme et la résurrection de la chair ont été conçues sous la pression de malheurs ; ces idées disparaissent avec l'acquisition de conditions d'existence. On ne peut pas mesurer la vie par la durée de l'individu ; d'où dépend l'énergie vitale. La somme plus grande de vie à laquelle nous parvenons aujourd'hui dépend de ce que notre vie résume toutes les précédentes. La vie croît à mesure que les temps s'avancent par acquisition individuelle, par adaptation successive, et par hérédité accumulée ; gratitude que nous devons à tous ceux qui nous ont précédés en travaillant pour nous ; grâce à eux nous sommes parvenus à la quantité de vie que nous avons ; nous travaillons pour ceux qui viendront. L'immortalité consiste à laisser ses idées, ses œuvres, sa manière d'être à l'Humanité ; on ne prolonge son existence qu'en agissant sur les successeurs. Confirmation de cette théorie par la plupart des philosophes modernes. Cette immortalité nous attache à ceux qui ont été, comme à ceux qui seront; solidarité dans le temps. On est immortel en raison directe de ce qu'on a fait ; point d'immortalité pour les égoïstes et les vulgaires ; sorte d'immortalité des talents méchants et de ceux qui se dévouent à des buts inutiles ; les revendications

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Pages, dans l'histoire. On dit qui' cette théorie est aristocratique et injuste; réfutation. L'immortalité chrétienne ne satisfait plus ; il faut la réalisation do la justice sur la terre. Le ciel d'ici-bas 260

Si mourir c'est avoir vécu, plus on aura vécu, moins on regrettera la mort ; la mort au paroxysme de la vie n'inspire pas l'horreur; le regret de mourir provient de n'avoir pas vécu. Pourquoi l'amour tend à la mort et la mort à l'amour. Augmentant la vie, la mort deviendra de moins en moins redoutable. Erreur de l'ascétisme; mortification chrétienne ; scepticisme de la vie. Tendance inverse de la philosophie de l'évolution. Résumé : dans l'antiquité gréco-romaine, la mort-pousse à vivre individuellement; dans le Christianisme, la mort pousse à abandonner la vie en perspective d'une autre vie d'outre-tombe : à l'âge moderne, la mort nous pousse à vivre pour nous et pour l'espèce. Inanité de l'argument de la vanité de la vie, parce qu'elle est passagère. Condition d'une mort heureuse. Réfutation de l'accusation d'immoralité de la théorie positiviste. La récompense et la peine d'outre-tombe ne vont qu'avec un état inférieur intellectuel et moral ; elles ne produisent pas la moralité. L'accomplissement de la loi morale dépend de la conscience de la justice. Réfutation de 1 argument basé sur le malheur des esprits 282

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