‹ La mort et le diableChapitre 6 sur 56 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

ÉVOLUTION DE L'IDÉE DU MAL A TRAVERS SES PERSONNIFICATIONS

Anthropomorphisme et zoomorphisme des hommes primitifs. Les doubles moi. Le mal est attribué d'abord à divers êtres, puis à un seul ; il dérive ensuite d'un être qui fait à la fois le mal et le bien ; il est un dédoublement de celui-ci ; îles êtres intermédiaires entre les deux qui résultent du Dieu unique, et l'homme, se produisent. Jusqu'à présent chaque époque a eu son démon ou ses démons 303

Le mai avant les Hyksos n'avait pas de représentation unique. Erreur d'assimiler Sel à Satan. Comment se forma le mythe de Set. l'invasion des pasteurs ; leur dieu Sutek ; il fusionne avec le Set d'Ombos; Il consacre les rois et ceux-ci l'adorent: il devient

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providence. Expulsion des Hyksos. Set est considéré comme l'origine de tout mal ; fuite de Set. Proscription de son culte. Noms qu'on lui donne, formes qu'on lui prête, maléfices qu'on lui attribue. Osiris prend sa place et Set se venge ; la légende de la mort d'Osiris et de sa résurrection ; sens de la légende ; la lutte des saisons en Egypte ; la même lutte reproduite chaque jour; la course du soleil et ses luttes dans l'enfer ; Ra-Osiris-Hor. Les maux produits par Set-Typhon 307

AHRLMAN.

La lutte de l'homme avec la Nature inspire l'Iranien ; le soleil vient à son aide. La lumière conçue comme principe bon ; l'obscurité comme principe méchant. Généralisation à des phénomènes analogues. Conception active de l'Univers, basée sur la lutte des deux principes. Ahouramazda l'emporte de plus en plus sur Angromainyous. Le travail. La justice extensive à tous les êtres. Ce que demandent l'eau, la terre et la plante ; biens qu'elles rendent ; ce que disent le cuir, le fer, le bois, la pierre et le feu à l'homme ; en les satisfaisant, Ahoura grandit. Morale des Iraniens. Leur ennemi est le pasteur vagabond ; c'est lui le soldat d'Angroniainyous. Animaux impurs ; esprits du mal. Armée du bien : les Ameshçapentas, les Yazatas, les Fravarshis, les animaux purs. Le Perse fait avancer Ahoura en combattant. Angromainyous se convertit en principe bon par le travail. Le mal n'est pas éternel. Comparaison d'Angroniainyous et de Satan. L'Iranien avait en germe l'idée de l'évolution. — Le Mazdéisme devient Monothéisme ; celui-ci aboutit à la monarchie à tendances conquérantes. L'Iranien s'unit auMède. Le Mazdéisme achève sa corruption à Babylone. Effémination et luxe des Perses 318

Résultats de la loi d'inertie dans les organismes et dans les sociétés ; le peuple conserve les dieux déchus ; application de ces principes à Babylone. Comparaison entre la magie babylonienne et l'égyptienne. Religion des Accadiens ; leurs idées sur l'Univers ; Anna, seigneur du ciel ; Ea, dieu de la terre ; Réa, sa mère, et Davkina. son épouse ; Moulgé et Ni?i-ge, dieux des régions inférieures ; Oud le soleil diurne ; Nindar, le soleil descendu aux enfers ; il y entre pour chasser les ombres de l'enfer ; les démons, les fantômes et les vampires en sortent. Les démons sont partout ; les malfaisants : les lammas et les mas, les outoitg, les gigims, le telal, le maskim, les sept fantômes de flamme, hs sept génie-: des sphères de feu, les sept démons de l'abîme, ceux des maladies, incubes et succubes. Adora-

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Par> -

lion «lu feu; culte du soleil; culte de l'eau; prières à Vesprit du ciel et à celui de lu terre ; secours de Silikmoulouki. Iullueuce magique des nombres ; talismans ; châtiments des dieux. Comparaison de cette religion et du Mazdéisme. — Evolution des dieux accadiens sous L'influence sémitique. La religion accadienue devient la magie. Organisation hiérarenique de la religion à Babylone. L'homme est subordonné aux dieux des astres et au dieu suprême ; rapport entre les mouvements du ciel et les événements de la terre ; Le Cbaldéen attribue ses classes et ses fonctions aux corps célestes ; idées mystiques sur le lien qui unit l'homme aux astres. Le soleil, roi des astres, produit la divinité des rois babyloniens ; ces rois doivent subjuguer les autres. On attribue aux dieux sidéraux des amours comme aux hommes. Caractère des dieux des mythologies sémitiques. Myr-mylitta. L'unité de régime au ciel et sur la terre demande l'unification de la race ; cultes d'amour ; La femme prêtresse de Vénus Mylitta ; raison individuelle de ces orgies sacrées. Explication de l'inceste divin. La prépondérance de la femme résulte de ces cultes ; les femmes sémites ; leur caractère sensuel ; Marie est Zirbanit renversée.— Le mal précédant la création, selon Bérose. Tiamat et Boni ; les maux provenant de la mort du dieu solaire ; la légende de la descente d'Istar aux enfers. Origine du péché et son châtiment ; la légende du déluge.— Résumé. 335

IAHWEH ET SATAN.

Hazazel ; fantômes nocturnes, le démon de midi, spectres du matin. — Le mal pour l'Hébreu procède, comme toute chose, de Iahweh. Comparaison entre celui-ci et Ahoura, Bal ou Beel, et Osiris. Iahweh est le dieu unique et distinct de la nature. Il résume le mal et le bien, l'être et le non-être. Il existe par lui-même. La nature et l'homme, il les a créés pour lui. 11 dispose des éléments à volonté. Il gouverne sou peuple en monarque absolu ; il est dieu d'Israël. Il conduit son peuple contre toutes les nations. Il est vindicatif. C'est lui qui fait tout le mal. Il distribue les biens et les maux à son caprice. Son caractère âpre. Sa ressemblance avec Moloch. Il domine par la terreur. Soncarèctère arbitraire et son despotisme. — Eloh/i, dieu pluriel des Patriarches. Origine de Iahweh. A-t-il été un dieu de l'atmosphère? Dérive-t-il du Moloch chananéen ? Au commencement, il partage le pouvoir avec d'autres dieux. Comment il triompha d'eux dans la lutte pour l'existence. Il prend tous les caractères de son peuple. Il devient le dieu du Monothéisme, grâce à son exclusivisme, et de plus il arrive à être distinct de la nature. — Satan dans le livre de Job ; selon les Chroniques et selon Zacharie. C'est un critique fataliste qui accuse les hommes devant Dieu. Signification du mot Satan. D'où procède cette personnification du Mal : trois hypothèses à faire. . 366

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Le mal, chez les Grecs, n'a pas de représentation unique. Les mythes du mal se développent en Grèce ainsi qu'à Rome, sous l'influence des cultes de l'Orient. Idée de VEnfer dans la Grèce préhomérique ; laboratoire souterrain de la vie. Le Tartare ne prédomine pas dans les âges héroïques. Le Tartare selon Homère. L'idée plastique de l'enfer est fille de l'aspect de l'Arcadie. L'idée du Tartare n'influence pas les contemporains d'Homère. Leur idée de la Justice ; le Grec ne se soumet pas aux Dieux. Idée de la Justice au temps d'Hésiode. Comment s'accentua l'importance du Tartare. Pindare confond le crime avec l'impiété. Pour quelques-uns, Zeus est la source des maux. Terrible jugement des morts selon Platon. Influences égyptiennes.— Les démons selon Homère et selon Hésiode. Les héros s'y confondent avec tous les demi-dieux ; on les considère comme des divinité? infernales. Des divinités déchues viennent se joindre à eux. Platon les multiplie à l'infini. Le démon de Socrate. Influence de l'idée des démons dans la philosophie. Ames des morts. Songes et hallucinations expliqués par les démons à Rome. — Les terreurs des dieux s'accentuent. Châtiments d'outre-tombe. Protestation de Lucrèce. Les Stoïciens et les Epicuriens repoussent les superstitions. La plèbe les accepte. Descriptions sinistres des poètes. Minos, juge redouté. Enfer de Virgile et d'Ovide. — La. piété obscurcit la justice-. La magie devient prépondérante Personnages extraordinaires. Enchanteurs, devins, astrologues ; mystères, évocations, conjurations. Pouvoir des plantes ; philtres. Néron magicien Héliogobale au temple du Soleil. L'Art sacré est enseigné par les prêtres égyptiens ; initiation ; théories ; idées des Alexandrins sur ce sujet ; formules cabalistiques 392

Cosmopolitisme de la corruption de l'Empire romain. Le mysticisme vient par contre-coup. Mort des dieux de la Nature. Le dieu-fils des Juifs apparaît. — Décadence de la philosophie grecque. Le dieu de Platon ; la matière, dernier degré d'éloignement de Dieu ; elle est synonyme de Mal. Egarement de la dialectique. Aristote définit la philosophie ; il part de la réalité ; la matière et le mal n'existent pas en soi ; le dieu d'Aristote. Décadence du péripatéticisme. Réaction des Epicuriens et des Stoïciens ; la morale de leurs théories; leur impuissance. Tout déchoit, seule la religion avance. La philosophie aboutit à la religion. L'Orient et l'Occident s'unissent. L'origine du mal esl la <-hut<; pour

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les Alexandrins et les Chrétiens. L'école d'Alexandrie retourne, à La fin, vers le bon sens; elle aboutit au monisme. —Divers éléments qui concoururent à In formation de l'idée du mal dans le christianisme Etat pathologique dis esprits à cette époque. Prépondérance des inférieurs. Inspirés. L'état de délire s'aggrave avec les désastres de l'Empire. Garart èiv delà littérature qui en résulte chez les Juifs* Personnifications du mal chez les Judéo-chrétiens. Toutes les sectes croient aux dénions. Confusion des démons païens avec les Schédim. Le diabolos du livre de la Sagesse. La légende de la chute tira Anaes au livre d'Hénoch. Chute de Satan selon l'Apocalypse ; selon Luc, Pierre et Judas. Idée que Paul a du démon. Pour les chrétiens de la seconde génération, il est le contraire de ce qu'ils soutiennent ; les dieux deviennent diables, et le paganisme leur œuvre. Origine de Beelzébuih. La prostituée et la bêtê de l'Apocalypse. Tout ce qui n'est pas chrétien est anathématisé. Satan devient un i entité métaphysique pour le christianisme grec ; sa lutte avec le Verbe; analogie de l'idée du mal du quatrième évangile et de celle de la gnose. — Qu'est-ce que La Gnose? Son opposition avec leJudaïsmë. Caractères différents dès gnostiques. Pourquoi èchoitèrent-iis ? Simon le Magicien et tiélène. Cerinthe : le Khristos et 1 homme Jésus. Saturnin: le Khristos nous délivre de lahweh. Ascétisme de faiien. Bardèsane apporte un système complet : h- Dieu inconnu; eons et syzygies. Cerdon : non-incarnation du Khristos. Gnose cabalistique e1 sidérale de Basilide; 365 Ûranoi: /i' Plerome ; le Nous ; la vertu de K'aulakau ; indifférence entre la vertu et le vice. Le Khristos-faniàme <\e± Ùoeétes- Marcion : la bonté du Dirii suprême en opposition avec la justice du drmiourgos. Valentin : le mal expliqué par un trouble de la Divinité dans son développement ; émanation de dieu en Eons ; lu monade indescriptible ; la première octave supérieure ; les douze principes de la vie spirituelle; souffrances des Eons; Sophia ou Àchamoth ; h' Sauveur ou Paraclet ; Khristos s'unit à la Sagesse d'en bas ; YEon sauveur descend pour la consoler ; le monde fils de la douleur de la divinité ; le drmiourgos et le diable; Ames privilégiées ; la fin du monde. La moralité des Valentiniens. Les Ophites; Ialdabaoth et Ophiomorphos ; immoralité de cette secte. Les cainites prêchent le mal comme moyen de salut. Fin de la gnose. — Opposition des Peines latin*. I renée : sa théorie de la rédemption. Tertullien : son style grossier ei sa haine contre la philosophie ; l'âme détériorée comme origine du maL — Chrétiens alexandrins ; ce sont dcsNéoplatoniciens et des gnostiques modérés ; le dieu Agathos ; le Verbe et le Saint-Esprit Saint Clément ; il base son système sur la philosophie grecque ; son optimisme. Origène : son Dieu et la création ; chute des essences rationnelles ; Dieu crée la matière pour les arrêter; tout doit retourner à Dieu, y conquis Satan ; le Christ multiple. Opinions d'autres Pères.— Manès : lutte de la lumière et <\r^ ténèbres; l'âme universelle ; éternité du mal. Réfutation d'Augustin ; le libre arbitre. Réplique des Manichéens. Augustin est forcé d'abandonner son système ; le péché originel} source du

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Pages, mal ; prédestination. Protestation de Pelage ; le pouvoir de la volonté ; Pelage repousse le péché originel. Pourquoi échôuê-t-il? Critique sur Augustin et sur Pelage. — Résumé 'i ^

Les dieux du Panthéon sont morts. Ceux de la Nature sont transformés en diables; grâce à eux. la Nature ne périt pas. Les chrétiens l'abandonnent. Aspect diabolique de la Nature. Les cénobites de la Thébaïde ; Ils Voyaient partout le diable. L'irruption des Bar- Rares apporte les génies dû Nord, lesquels se confondent avec les esprits de la nature des pays latins. Sans d'à minores le peuple fait des saints : on lui empêche d'en faire, et alors il fait des diables. Le peuple resté païen au fond. Formes bestiales qu'adoptent les diables. L'Eglise les combat, et met sur leur compte les maux qui affligent lès paysans. Pourvu qu'on soit dévoué à l'Eglise on peut se servir du diable sans lui payer ce qu'on lui ait promis. Légende de saint Théophile : celle du roi Dagobert et de l'âme de Charlemagne ; damnation de Charles Martel. Le diable trompé fait signer son pacte , comment on élude son pacte. Bonhomie du diable; il est domestiqué; il est bouffon ; il protège les hommes sans rien exiger: il s'amuse avec eux. A quoi le diable doit son caractère ridicule. Le surnaturel expliquant tout, saints et diables interviennent en toutes choses. Possessions démoniaques; exorcismes. Le diable ridiculise les religieux. Incubes et succubes: leur tradition ; on les éloigne à l'aidé de drogues : opinions des théologiens sur leur nature et sur leurs fonctions. Le diable plaide pour les âmes. Le diable dans la plastique ; comment il est représenté dans les cathédrales 497

Dualité du diable au moyen âge. Caractère du diable qui s'oppose à l'Eglise. Au dixième siècle commence le Grand Ùiable : il est le produit logique de la personnification du bien en Dieu. Légende du roi Robert, celle de Sylvestre II. Le diable corrompt l'Èglisè : réforme d'Hildebrand ; la femme est considérée comme une auxiliaire du diable. — Le diable produit l'invasion des adorateurs du Créateur. Les Arabes en Espagne. Leur civilisation. Effet diabolique sur les vrais chrétiens de leurs produits et de leurs inventions. La philosophie grecque renaît en Espagne. Culture de Cordoue sous Hakam IL Réaction d'Almanzor. Caractère du F Usa f et : conception de l'Univers ; idée de l'immortalité ; morale ; idée sur la femme. Le gréeo-arabisme envahit les universités chrétiennes ; propositions hérétiques. L'Espagne, foyer d'hérésies. Les docteurs

xx TABLE DES MATIERES.

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orthodoxes combattent le gréco-arabisnie. Damnation de ses partisans. Averroès et De tribus impostoribus . — Caractère libéral du douzième siècle. L'idée du Christ-émanation réapparaît. La démocratie, du Saint-Esprit. L'Evangile éternel ; Rome le poursuit comme une œuvre du diable. Messies humains : insurrections du Nord; Pierre du Bruys aux Alpes ; les Vaudois et Arnauld de Brescia. — Le diable s'empare des gens du Verbe. Vilgar. Roscelliu, de Compiègue, fonde le nominalisme. Le réalisme avail produit la croyance aux entités vides ; ses arguments. Abélard à Sainte- Geneviève ; ratioualisme de ses enseignements ; son hétérodoxie. Bernard de Clairvaux. Abélard prend lefroc ; son enseignement en plein air ; sa persécution et sa mort. Méthode de l'Eglise pour empêcher la raison de produire des hérésies. La machine à penser de R. Lulle.

— Caractère hérétique du treizième siècle; comme contre-coup, la terreur ecclésiastique. Les hérésies des peuples du Languedoc. Croyances des Albigeois ; ce qu'en disaient les catholiques. Vision de Saint-Dominique. L'évéque d'Osma. Les Frères de Cit aux et la croisade contre le Midi ; actes de cruauté des croisés ; mort du roid 'Aragon. — Frédéric //et ses suecesseurs en guerre avec l'Eglise.

— Le diable de la recherche inspire Roger Bacon ; ce penseur est condamné. — L'Eglise triomphe sur toute la ligne. Les Dominicains . La société prend un caractère sombre et pauvre. Le roi exige de l'or du seigneur ; celui-ci du paysan. Les Juifs sont attachés à la couronne. La banque el la lettre de change. Les opérations commerciales apparaissent comme l'œuvre du diable. Idée sur l'Antéchrist. Le diable roi de l'or. Usure des Juifs ; massacres dans les juiveries. Bénéfices de la prépondérance de l'or. L'Eglise l'accepte,

et vend tous les biens spirituels. — L'Enfer du Dante 5B0

Le quatorzième siècle ; son caractère est la folie; en lui finit le moyen âge et l'on pressent l'âge moderne. Influence des épices, des drogues et des chaleurs ; prépondérance de l'amour excentrique. Empire exagéré de la Femme : femmes extraordinaires. Troubles de l'esprit. Extravagance des costumes des hommes ; aspect diabolique des armures et des costumes des femmes ; changements de costumes. Caractère fébrile et insensé de l'architecture ; sécheresse du gothique du Nord ; exubérance de celui du Midi. La littérature devient insensée. Le diable règne en ce siècle. Les princes sonl des fous; folie des peuples; tètes et légendes impossibles; tout se manifeste par la danse, fin du siècle. — Le Sabbat. Détresse du peuple ; brutalité des seigneurs; on ferme le ciel à Jacques Bonhomme; il se donne au diable. L'oppression religieuse grossit le Sabbat ; le diable libérateur : le peuple espère en lui, car il ne croit plus au seigneur ni au prêtre. Le siècle donne au Sabbat la danse et le sacerdoce de la femme. Description du Sabbat. Qu'est-ce qui se passait réellement au Sabbat? — L'Alchimie. Caractère énigmatique des formules

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Pages, du grand œuvre; opérations; invocations; nullité des résultats.

Arnaud de Vilanova et Bernard de la Marca Trevisana. Comment Nicolas Flamel lit de l'or. A quoi aboutirent les recherches des alchimistes. La vie de la matière ; les esprits des corps ; diables liquides. Pouvoir de Satan au quinzième siècle. Horreur du vulgaire pour les sciences. Don Enrique de Villena: la légende de la bouteille enchantée; destruction des œuvres de l'Infant d'Aragon 595

Explication des grandes inventions par le darwinisme. État des esprits au quinzième siècle ; recherche des livres ; besoin de lire ; abréviations ; écriture rapide ; on veut connaître l'antiquité. Ce fut la nécessité qui fit trouver un moyen de reproduction rapide pour les écrits. Opinions diverses sur la découverte de l'imprimerie. Les inventions ne se font jamais d'un coup; illusions qu'on a à cet égard. Comment se divulgua le procédé de l'imprimerie. Jean Faust à Paris. Persécution contre lui et contre les autres inventeurs de Yars perpulchra. Y a-t-ileu un ou deux Faust? La légende. Signification du mythe magique de l'Allemagne. — L'Église et la Réforme persécutent la libre pensée. La sorcellerie. Le maléfice est assimilé à l'hérésie. Superstitions païennes qui reparaissent à la Renaissance. Fureur purificatrice de l'Église. La sorcellerie sauva l'Église. Premières persécutions contre les sorciers en France . Effets de la bulle Summîs desiderantes. Le Maliens maleficorum ; soncaractère ; ce qu'il explique ; sa méthode criminaliste ; résultats qu'elle produit. Maladie mentale des sorcières. Ce qu'il fallait pour être brûlé. Les bûchers en Allemagne, en Espagne, en Italie et en Angleterre. Appuis des sorciers ; seigneurs et clercs vont au sabbat ; les dames invoquent la sorcellerie. Effets des drogues. Loups-garous. Le sorcier devient manipulateur de drogues, ou jongleur; il pénètre dans les cours. Catherine de Médicis et ses magiciens. Superstitions qu'elle apporta à Paris. Charles IX et Trois échelles. Sorcelleries de Henri III. — Protestations des médecins, des gens illustres. Les magistrats civils brûlent plus que les inquisiteurs. Bodin. Interdiction aux clercs de juger les religieux. Le diable se fait homme d'Église. Le diable de Luther; le Méphisto de la légende et celui de Marlowe ; le diable de Milton. Pour les protestants, Satan, c'est la papauté. Scandales des clercs. Le diable se déguise en confesseur : corruption des pénitentes en Espagne et en France. On pardonne les péchés d'amour. Régime des couvents de Nonnes ; théories quiétistes ; littérature mystico-sensuelle ; thérèse de Jésus. On devait pécher par force. Erreur des casuistes. On cache la chose en Espagne; en France, la débauche devient possession démoniaque. Histoire de Gauffridi et des exorcismes de la Sainte Baume. Histoire d'Urbain Grandier et des diables de Loudun. Histoire de Madeleine

xxu TABLE DES MATIÈRES.

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bavent et des diables de Louviera. Autres procès faits à des religieux. Procès de .Mllr Catherine Cadière et du Jésuite Girard, L'inquisition en Espagne au dix-septième siècle. Sous Charles II, les possession démoniaques deviennent générales ; le roi ensorcelé. Les possessions de Swur Agueda et de Frère Jean de la Yega. Charles II! chasse le diable et les jésuites d'Espagne. Le démon meurt au sein de l'Église 63"2

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