‹ La mort et le diableChapitre 7 sur 56 · DE L'IDÉE DU MAL PHILOSOPHIQUEMENT CONSIDÉRÉE · texte numérisé non relu

DE L'IDÉE DU MAL PHILOSOPHIQUEMENT CONSIDÉRÉE

Résumé de l'évolution de l'idée du mal et de ses mythes en Egypte, dans l'Iran, chez les Àccadiens, en Chaldée, à Israël, en Grèce, à Rome el an sein du Christianisme jusqu'à l'âge moderne. La civilisat ne comporte plus les personnifications du bien et du mal. Relativité de ces notions, démontrée par toutes 1rs sciences.— La qualité qui détermine la bonté dans une chose, c'est l'accomplissement du but auquel elle est destinée; le non-accomplissement détermine le mal. L'homme appelle bonnes et mauvaises les choses par rapporta lui. Pour lui, le bien sera la satisfaction adéquate et complète de ses besoins; le mal, leur manque de satisfaction ou leur satisfaction

inc plète. Division îles maux qui affectent, l'humanité selon leurs

causes. Maux provenant d'éléments inorganiques, leur énumération. Vaux provenant de causes organiques internes ; maladies physiques et morales, acquises ou héritées. Les maladies peuvent être communes à certaines époques et à certains peuples sans qu'ils s'en doutent. Vaux organiques externes; toxiques, infections, parasites, attaques des animaux Maux provenant des hommes contre les hommessue le terrain individuel et sur le terrain superorganique. Il faut les étudier conjointement. Le crime. La peine ne peut être considérée connue une vengeance ni comme un exemple; on ne peut l'appliquer qu'en vertu du droit de défense; celui-ci est dérivé du droit d'évolution. Le droit d'évolution étant actif , suppose le droit d'éliminer les obstacles. Ce qu'on doit considérer pour l'application de la peine. Les coupables ont l'' droit d'être punis, c'est-à-dire

i lifiés. Les êtres arriérés ont droit à ce qu'on les aide dans leur

évolution arrêté,' ; telle est l'idée directrice du Kultur-Kampf et de l'intervention des Européens et des Américains dans les états barbares ou arriérés. Raison de la souveraineté de l'homme sur tous les autres êtres ; favoriser l'organisation harmonique de la terre. On ne peut, sans manquer à. la justice, se servir des êtres inférieurs, même pas des contraires, que danslamesure strictement nécessaire Tendances qui s'j conforment : le perfectionnement des machines pour émanciper le manœuvre et la bète de somme; protection des animaux domestiques e1 inoffensifs; faire; souffrir le moins possible ceux qu'on doit tuer pour se servir d'eux : sociétés pro-

TABLE DLS MATIÈRES. xmii

Pages .

tectrices des animaux} lois Je chasse et de pêche- droit des gens dans la -uerre. On ne fait disparaître les aptitudes criminelles qu'avec l'instruction et par une éducation adéquate, aidée ,1.- l'amélioration des conditions de justice qui garantissent a chacun ce qui lui appartient. Injustices. La rente ; la propriété des uns ne peut envahir celle des autres. L'exploitation de, travaux d'autrui, source de propriétés mal acquises. L'idée de' la valeur des choses fera disparaître ces injustices; l'idée de la valeur des choses doit se fonder Muta connaissance de l'organisation et de l'effort qu'il faut pour les produire, et des utilité- qu'elles rapportent. L'ignorance de la valeur réelle des objets, source d'injustice. \2 utilitarisme américain est une cause de rétrogradation. Dans l'échelle de. la vah-nr des produits, la première place appartient aux conceptions scientifiques; point de réalisation de la justice sans la connaissance de- choses Inanité de la définition juridique qui la fait consister uniquement dans l'intention. — Perspective qu'a l'espèce humaine de manquer un jour de subsistances et d'espace sur la terre effet de sa multiplication, démonstration de la fausseté de cette perspective. La puissance génésique est en raison inverse du développement individuel. Équilibre futur de l'humanité avec les productions et avec la terre. — Le mal, est-ce le positif ou le négatif? Le mal est la mort sentie par la vie. Pour Schopenhauer, c'est le positif. Selon Hartmann cela dépend du point de vue. Soi! Inconscient. Son pessimisme esl plus outré que celui des chrétiens et que celui des bouddhistes. Son idée de la perfection. Sa théorie aboutit à l'immoralité. Son système pour coordonner la création d'un monde de douleurs avec l'omniscience de l'Inconscient. Le salut dans l'anéantissement du monde. — Les éléments primordiaux de l'idé du bien et du mal sont le plaisir et la douleur; opinions d'Epicure, de Platon et d'Aristote. eu Grèce ; d'Ennius et de Tite-Live à Rome; opinions qui prédominèrent au moyen âge; idées plus exactes des philosophes à partir de la renaissance : Vive-. Cardan. Spinoza. Hobbes , Kant viennent fixer la place des phénomènes affectifs. Le plaisirest le résultat de la satisfaction adéquate d'une fonction. Le bonheur n'est possible qu'avec des besoins progressifs parallèlement à sa satisfaction. Caractère momentané du plaisir : caractère d'équilibre; un excès aboutit à la douleur, de même qu'un défaut. Le plaisir croit avec l'évolution de l'organisme, conséquemment avec la vie. Caractère actif du plaisir; le travail source de plaisir. Objections à la théorie exposé'. Le plaisir, résultant d'une augmentation de vie, ne doit pas nécessairement être précédé d'une douleur. Plaisirs de l'art et de la science. Caractère négatif de la douleur, démontré par Maudsley. La félicité n'est possible que pour les hommes différenciés d'intelligence et de sensibilité — La morale doit se baser sur ces états de sensibilité, le plaisir et la douleur, et l'idé i de justice doit la diriger. La sensation agréable doit être considérée relativement à tous les individus coexistants i t même aux futurs. Loi de la convergence des énergies dans 1 - agrégats sociaux ; en vertu de cela l'homme chaque jour deviendra plus sensible aux douleurs des autre- et y remédiera, puis il jouira eu

xiv TABLE DES MATIÈRES.

Pages, même temps de leurs plaisirs. La morale doit regarder ;i la permanence et à l'extension de l'étal agréable. Plus un organisme est homogène et incohérent, plus il est immoral; plus il est diversifié el plus cohérent, plus il est moral. La vie morale n'est point nue vie monotone, mais une vie cohérente et diversifiée. Théories immorales, celles qui détournent de la vie : le sacrifice pris comme but ; la conscience eu soi ne peut produire la morale. Objection : cette morale n'est pas possible, car pour que les uns soient heureux il faut que les autres en souffrent. Réponse : L'homme en lutte avec la nature. Etats de l'humanité dans la lutte pour l'existence 694

Résumé du premier livre : La vie est progressive. — Résumé du second : Le bien est synonyme de vie ; il s'accroît avec elle. Les maux vont disparaissant chaque jour de plus en plus. Objections du pessimisme allemand : Par l'accroissement de la sensibilité et par l'opposition croissante des égoïsmes de jour en jour plus développés, le progrès social rend impossible le bien, en dépit de sa conformité avec la vie. Les trois états d'illusion de l'Humanité, selon Hartmann. Décrépitude de la civilisation et annulation de l'Univers. Réfutation : le perfectionnement de la sensibilité nous préserve des maux et nous fait mieux sentir les biens. Biens que produit l'égoïsme : l'altruisme en résulte par évolution. L'évolution supérieure des sociétés fait disparaître d'eux-mêmes certains maux. Manque de fondement historique de la division d'Hartmann. L'antiquité n'est pas une période car elle comprend plusieurs civilisations, pourvues chacune de leurs périodes respectives. Le moyen âge n'est qu'un état pathologique du développement superorganique. L'Humanité est encore dans l'enfance à l'âge moderne ; sa décrépitude est bien lointaine Affirmation par l'art de la disparition progressive du mal, à mesure que la vie avance dans l'évolution superorganique. Illusion d'Hartmann sur l'aptitude de la douleur coium*' résultat de la civilisation ; cette aptitude nous vient du moyen âge par la loi d'hérédité 750

De la portée des influences cosmiques sur l'évolution de l'Humanité. 762

La volonté et la mémoire 768

Du sens dans lequel nous employons le mot cotiscience en morale.. . 769

De l'hypostase féminine de Iahweh ... 770

De la transition des cultes phalliques à l'ascétisme chrétien '1-2

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