LA AJOUT D'UN CHEVAL M
Tout à coup, il se sentit empoigner et relever la tête. Il ouvrit les yeux. Deux chiens étaient devant lui : l'un flairait du côté de l'équarrisseur, le second considérait le cheval, comme le principal acteur de ce qui allait se passer. Kholstomer, en les regardant, se mit à frotter de la joue la main qui le tenait.
« C'est pour me guérir, sans doute, » pensait-il, « soit ! »
Et en effet il sentit qu'on lui faisait quelque chose à la gorge. Gela lui fit mal : il tressaillit, fléchit la jambe, mais se retint et attendit ce qui allait s'ensuivre.... Ce qui s'ensuivit, ce fut un liquide coulant à flots sur sa gorge et sur son poitrail. Un soupir lui souleva les flancs, et il se sentit soulagé , très soulagé...
Soulagé de tout le fardeau de sa vie !
Il referma les paupières et laissa aller sa tète : personne ne la retint. Puis ses jambes
tremblèrent, tout son corps chancela: ce qu'il éprouvait , c'était plutôt l'étonnement que la, peur...
Tout lui semblait si insolite! Il s'étonna, voulut s'élancer en avant, en haut... Mais, au lieu décela, ses jambes, remuant sur place r s'embarrassèrent ; il se sentit tomber sur le flanc; il voulut faire un pas, mais il s'abattit sur son poitrail et sur son flanc gauche.
L'équarrisseur attendit la fin des convulsions , écarta les chiens qui voulaient s'approcher; puis saisit le cheval parles jambes, ourna sur le dos, et, disant à Vaska de le tenir, procéda à l'équarrissage.
— C'était tout de même un cheval ! murmura le cocher.
— S'il était plus gras, disait l'équai risseurr sa peau serait meilleure.