Faire le schélem, c'est faire toutes les levées
« Que croit-il donc ? que je suis trop faible ^ pour étendre la main ? » pense Ivan Iliiteh.
Et il couvre les atouts, en garde un de trop r bref, ils manquent le schélem de trois levées. Le terrible, c'est qu'il voit souffrir Mikhaïl Mikhaïlovitch, tandis qu'il demeure lui-même indifférent... N'est-ce point un symptôme effrayant que cette indifférence?
Tous voient à queî point cette pensée lui esl pénible :
— Nous pouvons cesser, si vous êtes fatigué, lui dit-on. Reposez-vous donc.
Se reposer? Non, il n'est pas du tout fati gué, et il finira le rob 1 !
Tous restent mornes et muets. Ivan Iliiteh sent qu'il est la cause de cette gêne morne, et qu'il ne peut pas la dissiper.
On soupe, on se- retire, et Ivan Iliiteh reste