CHAPITRE PREMIER
kl 'Zr 1 P> f '-"'ifcre 'volonté.
rnhtVrr °'"'î"' vieilles discussions de
solKles fourmes par la physiologie pour se ,,erd e dans des hypothèses plus ou moius milapiysiqies
voloi;iéTe^ranî,mi'"r'''' f '^''^""^ «''"l'^^"" '
d une demi-heure d'une anesihésie régulière oh in, i par les mélanges lilrés à 10 0/0 de p" 1 Vè.f a ors que les muscles étaient en résolution col fele 1 oute sensibilité périphérique ou cornéenne avait' net emeiit disparu, j'ai décapité l'animal eu lais a, t lom er e couteau sur la troisième verlèbre du cou Aussilot les mâchoires se sont écartées, les yeux ont été agités de mouvements convulsifs; puis les Iràilk men ts on apparu comme dans les expérienceVhi L; sur des chiens éveillés. Mais le réflex^con éen a plus qu'un autre réflexe, ne s'est montré ' '
Uiez un autre animal, j'ai poussé l'anesthésie îi ses exlremes limites. A un ihien de tO kil '^i î- 10 cen igr. de morphine et 2 centigr. d'aliipiné ^en .
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atfiissé ip f ^I f ^ "^"^ complètement
allaisse je lui ai fait respirer du chloroforme ■ deux
inspii^lions ont suffi pour l'endormir. J'ai continué a 1 ioroformisation pendant quelques minutes : l'excitation du nerf sciatique par un fort courant interrompu n amenait plus alors que des mouvements du membre correspondant; c'est dire que la puissance réflexe de la moelle élait anéantie.
Dans ces conditions, la lèle décollée n'a présenté pendant deu.x minutes que de légers mouvenieiris fibrillaires de la face et de la langue ; mais ensuite cinq
LA TI'TE après la DÉCAPITATION 40
iKiillementsse sont succédé, avec moins d'amplitude loulefois quedaus les expériences précédentes. L'irrilalion de kl cornée n'a produit aucun clignement des paupières : aucun réflexe n'a pu être décelé.
Voilà donc des expériences dans lesquelles le sommeil atteint ses dernières limites, dans lesquelles la volonté est complètement abolie. Et cependant, dans ces expériences, les mouvements spontanés qui suivent la décapitation se manifestent dans le même ordre, avec la même forme que chez un chien décollé en pleine connaissance. N'est-on pas en droit de conclure que les mouvements, qui se produisent dans la tête après sa séparation du corps, ne sont pas des actes volontaires?
Mais, objectera-t-on, l'animal s'est réveillé au moment on le couteau lui a tranché le cou; l'anesthésie s'est interrompue et le chien a pu réagir contre la douleur qu'il ressentait.
Eh bien, non, l'animal ne s'est pas réveillé: les mouvements qu'il a présentés se sont produits sans qu'il en ait conscience. Et la preuve qu'il n'a pu agir volontairement, c'est que les mouvements réflexes n'ont pas reparu; c'est que l'irritation de la cornée n'a pas été suivie du plus léger clignement des paupières ; c'est que le réflexe pupillaire, c'est que le réflexe laryngé n'ont pu être provoqués. Or, il est bien établi qu'après une perte de connaissance, due soit à une anesthésie, soit à une syncope, ce sont les mouvements réflexes qui reparaissent les premiers : les actes volontaires se montrent plus tardivement. L'inconscience renaît avant la conscience.
Ces mouvements spontanés, qui se produisent après la décapitation, surviennent donc aussi bien chez un animal endormi que chez un animal en pleine connaissance. Que la volonté persiste ou disparaisse avant la décollation, les effets sont^les mêmes. Assurément, la volonté toute seule pourrait
pioc Lin-e ces grimaces ; assurément si rauimal senlai Ja douleur due à la soclioii du couteau, il pourrait réagir au moyen de ces convulsions de la face qui expriment l'angoisse et la soutîrance. Mais n'est-il pas curieux de constater qu'en dehors de l'influence delà volonté, ces convulsions sont aussi éneroiques et aussi expressives?Ne savons-nous pas, d'autre part, qu il suffit d exciter le nerf facial de chaque côté pour donner aussitôt à la physionomie cet aspect elFrayant et hizarre que nous regardons comme l'expression de la douleur ?
Non, ces mouvements ne sontpas des mouvements volontaires. Mais quelle est leur origine ? Sous nuelle intluence naissent-ils?
Reportons-nous h une célèbre expérience d'4stley Cooper expérience quel'on répète facilement dans les laboratoires. Mettons à découvert, sur un chien, les deux artères carotides et les deux artères vertébrales • puis, hons simultanément ces quatre vaisseaux de laçon à empêcher l'arrivée du sang artériel dans l'encéjjhale. Aussitôt apparaissent des mouvements convulsifs de la face, des roulements des yeux, des bâillements avec contraction et dilatation des narines. Mais bientôt la physionomie devient calme, la tête s affaisse, semble morte et se refroidit.
En même temps la respiration s'arrête et l'animal se trouve exposé h une asphyxie prochaine. Mais si 1 on a soin de praliquer l'insufflation pulmonaire, la yie continue dans le corps : le cœur bat, les membres s agitent dès qu'on les irrite, etc. Et cependant la tête reste inerte parce qu'elle est privée de l'agent nécessaire à son activité, c'est-à-dire du sang artériel. <'^'est si bien à la privation du sang artériel qu'est