CHAPITRE PREMIER
. Assurémenl, dans celte expérience, il nV a pas eu inhibition complète de (outei les fon;tions ■ mais si eJ e n a pas suspendu instanlanément tontes les activités encéphaliques, la section de la moelle a du moins arrête 1 activité cérébrale psychique. Les manifesta! lions volontaires, qui seules permetiraient de luo^r de la persistance de la conscience, ont disparu "clu moment ou la colonne vertébrale a été sciée. La vue 1 ouie le goût n'ont pas répondu aux interrogations' puant au rejet du corps étranger introduit dans la bouche, il doit probablement être regardé comme un mouvement réflexe adapté et défensif, sans rappor avec la volonté : celle-ci semble donc immédiatement supprimée.
Le pouvoir réflexe et le pouvoir auto-moteur n'étaient qu'amoindris. Les mouvements respiratoires on t pu se manifester dès que l'arrivée du sang artériel a 1 encéphale n a plus été suffisante.
Devons-nous voir réellement dans (ous ces phénomènes des effets de l'inhibition? Assurément, si nous jDartons de l'expérience Irès simple de la piqûre du bulbe, laquefle peut êire suivie d'une mort instantanée et sans convulsions. Mais, dans ces sections faites a des poinis inférieurs de la moelle épinière l'inhibition n'est pas immédiatement complète L-i disparition de l'activité psychique ne pourrait-elle pas, elle-même, s'expliquer par l'abaissement de la pression sanguine consécutif à la seclion de la moelle? Je ne fais que poser la question : les éléments me manquent actueflement pour la résoudre.
Quoi qu'il en soit, les recherches de M. Brown-Séquard démontrent qu'une lésion de la moefle cervicale peut amener une inhibition rapide des activités encéphaliques. Le savant physiologiste m'a même affirmé que l'inhibition est, dans ce cas, si absolue que jamais il n'a vu reparaître de manifestations volontaires : la tête est toujours restée morte, quels que soient les efforts qu'il ail faits pour y rappeler la vie.
T 'inhibition n'étant, en effet, que le résultai d'une
ia "alvanisalion du pneumogastrique n est plus su.vie
'^e"Sst" ï-rplvrait en être de même pour 1M, hiWt on cérébrale, en tant que la d.spantion des a vX t^^^^^^^ être imputée à celte dern.ere rDrès la section de la moelle. Je pensais que, chez u Xen alropinisé, la lésion médullaire ne suspendra, nas l'activ té du cerveau. Mon espoir a été déçu . les LLs enXl>aliq"es ont disparu comme dans les expériences précédentes.
Il n'y a pas, du reste, que la section de la moelle au dins l'œuvre de la décapitation, puisse provoauer les pliénomèoes d'arrêt. Dans une no|e récem- Sprésentéeàl' Académie des Sciences , M Brown- Séauard a montré que Je larynx, la trachée, et la peau qSs découvre, so'nt capables, sous l'infl-"- d^me Ltation mécanique, de Produire nnhibition^^^^^^ cœur, celle de la respu^ation et aussi celle de ton es les activités cérébrales. Il peut donc y avoir subitement sous l'influence d'une irritation mécanique de ces parties, une perte complète de connaissance et une syncope cardiaque et respiratoire. Des expériences nombreuses ont démontré à M. Brown-Séquard qu il . existe, entre les effets de cette irritation et ceux de la Dicjùre du bulbe rachidien, une très grande analogie. Dans les deux cas, en effet, il y a : 1° perte de connaissance; r diminution et même (mais assez rarement) disparition soudaine ou très rapide de 1 action du «œur; 3° diminution ou perte complète des mouve-