CHAPITRE DliflXlKME
à doi le des signes de conscience et de yolonlé Je n ai pas pratiqué celle dernière expérience iê ne sais par conséquent quel pourrait en êtr e jl hercbr^-f' ^^^P^^^^K^tà peuserque, dans le rem. P f I décapitation, il n'a
pas ete tenu un compte suffisant de Ja lés on, de
iT^V^.^" moelle Certes, j'ai assez démon! t;e que 1 anémie, que l'hémorragie provoquaient 1 asphyxie après la décapitation pom^ qu'on ne^ m'ac cuse pas de méconnaître l'importance de la per e et de la restitution du sang. Mais, à côté de ces^causes morte les, il en est uue autre qui a son importance e qui mérite d'être m.eux étudiée. La mort, ^dans la décapitation, survient par un mécanisme souvent assez comp iqué : quelquefois l'asphyxie domine, comn nou. 1 avons vu dans nos expériences sur les chiensmais, quelquefois aussi, c'est l'inhibition qui esî pré: dominante, comme uous le verrons en feuille tan les obs^ervahons recueillies chez l'homme sur les supiil
. Aussi, ce n'est sans doute qu'à propos d'exnériences analogues à celle de M. Brown Séîmard dlns lesquelles la moelle est sectionnée très bas que pourraient se justifier complètement les admirables réflexions de Claude Bernard :
« Les expériences de transfusion faites sur la tête
» ^iisait notre grand physiologiste, et daus lesquelles . » on voit disparaître et reparaître l'expression de l'in- » telligence, nous frappent toujours comme quelque » chose de merveilleux et d'incompréhensible. Mais « ces laits ne nous sembleut extraordinaires que parce que nous confondons les causes des phénomènes » avec leurs conditions. Nous croyons à tort que la » science conduit à admettre que la matière eugen- » dre les phénomènes que ses propriétés manifestent » et cependant nous répugnons instinctivement à » croire que la matière puisse avoir la propriété de » penser et de sentir.
Pnnr le Dhvsiologisle qui se fait une juste idée A V? n. ure cîes phénomènes .itaux, le rélabl.s- : sem ntt la v e e t de rinlelligence dans une tête, ^s r innuence de la transfusion du sang oxygène nTr en absolument qui soit anormal ou étonnant; ce seraitîe contraire seul qui serait surprenanl pour lui E^effet, le cerveau est un mécan.sme conçu et
Xtuels par l'ensemble d'un certam noml^re de oanMiom Or si on enlève une de ces conditions, : e sang par ei^^^^^ il est bien certain qu'on ne saurait concevoir que le mécanisme puisse conti- : nuJil fonctionne?. Mais si l'on -sUiue a pres^ )) sanguine avec les précautions exigées telles qu une eml^rature et une pression convenab es, e avan . aue les éléments cérébraux soient altères, il n es pas moins nécessaire que le mécan.sme cérébral reprenne ses fonctions normales. Les mécanismes ;> .it^aux, en tant que mécanismes, ne d.tTerent pas » au fond des mécanismes non vitaux, bi, clans une » montre, on enlevait un rouage, on ne concevraU » pas que son mécanisme continuât de marcher; mais )) si l'on restituait ensuite convenablement la pièce » supprimée, on ne comprendrait pas non plus que le ,) mécanisme ne reprît pas son mouvement. Cepen- )) dant, on ne se croirait pas obligé pour cela de con- « dure que la cause de la division du temps en » heures, en minutes et en secondes, mamfestee par )) la montre, réside dans les propriétés du cuivre ou » de la matière qui constitue ses aigmlles ou les » rouaofes de son mécanisme. .
,) De même, si l'on voit l'intelUgence revenir dans » un cerveau et dans une physionomie auxquels on » reudlesang qui leur manquait pour fonctionner, » on aurait tort d'y voir la preuve que l'inte ligence » est dans le sang ou dans la matière cérébrale. Il ne » faudrait donc pas tirer.de ces expériences des con- » clusions qu'elles ne comportent pas. Je le répète, la
°* CIIAPITHE J)KUXlli,MIi:
» physiologie rm doit voir là que des mécanismes vi- » taux disloqués et r6(a!)lis dans leurs condUwm d'ac- » iwn. Sous ce rapport, le rétablissement des Ibnc- » lions d'un muscle, d'un nerf ou du cerveau tout en- » tier appartiennent à un même ordre d'explications. » La restitution de tous les phénomènes vitaux mus- » culaires et nerveux qui se passent dans une tête, de » quelque nature admirable qu'ils nous paraissent, se » rattache ici directement à l'histoire des propriétés » du globule sanguin. Il y a même plus, car on peut V dire que c'est l'oxygène seul du globule sanguin » qui constitue la condition cajiable d'opérer celle ré- » surrection fonctionnelle, en excitant les propriétés » engourdies des éléments organiques. Nous savons » en effet que les globules du sang privés d'oxygène » ou chargés d'acide carbonique sont impropres \ re- » vivifier les facultés vitales. Je répéterai enfin que » Lavoisier a démontré que l'oxygène est le gaz vital )) ou excitateur des jjropriétés inorganiques des corps » minéraux. Nous n'avons donc à constater, dans tout » cela, que les conditions d'un déterminisme néces- » saire pour les manifestations des phénomènes soit )) vitaux, soit minéraux, mais non à chercher des ex- » plications qui aboutiraient k un matériahsme ab- ') surde et vide de sens \ »
Les expériences de transfusion du sang, en les supposant aussi nettes qu'on le voudra, ne signifieraient pasnon plus que la conscience survive à la décapitation. Elles prouveraient simplement que la vie consciente peut reparaître si le cerveau est rétabli dans ses conditions normales. Au point de vue de l'histoire de la décollation elle-même, ces expériences ne constituent donc qu'un épisode.
1. Claude Bernard. De la Physiologie générale, p. SO, Paris, 1872.
LA TÉTli Al'KÈS LA DECAPITATION
T . vnlmil.^ est abolie chez le chien aussitôt après
desquelles ^'^'^f '"'X" , Ues'^ la lèll derani-
disloquées. Au bout ^^"j^^^^^^^',^ manifeslation
Su;:utr=^::n>a"u c...n.al est dM.a- ••"Mais si le mécanisme ne fonctionne plus les élé-
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fridan quelques iustanls encore, des preuves de leur Sbim^^ Les dilTérents tissus ne mourront do c pà^^^ en même temps : et, dans le même fi"n,ï; mort ne frappera pas à la fois ^1^^^^:;^^;^ Dans le tissu nerveux, par exemple, ^ le cei veaa (tui oerdra le premier ses propriétés vitales , c est en iuite la moelle épinière, puis viendront les nerfs sensitifset, en dernier lieu, les neris moteurs .
M Laborde s'est demandé quand arrivait la mort du cerveau après la décollation. 11 a fait de très intéressautes recherches pour détermmer la durée de 1 excitabilité cérébrale chez les animaux décapités (c uen, chat, lapin) et, comme nous le verrons, il a étudié le même problème, chez l'homme, sur des restes de
^T^e'mode expérimental employé par M. Laborde était le suivant: le cerveau del'animal étant préalab ement mis à nu d'un coté, on recherche exactement les points dont l'excitabilité superficielle provoque des mouvements bien nets du côté opposé de la face (pau-
CUAl-lTRE DKUXIL.ME
pières oreilles, muscles de l'aile du nez et des lèvres) C te région motrice du cerveau étant reco muT on
moyen nécessaire pour obtenir ces mouvemenis V c aux 1 uis on décapite rapidement l'animal à l'aide d une hachette bien aftiléi et bien tranchant^ • on 4 hate alors de redresser la tête et on interroge aussitôt avec le courant les points de la surface du cerveau aui donnaient avant l'opération les réponses ci-dessusl
temps durant lequel se produisent des effets moteurs appréciables par les e.rcùa/ions tout à fait superficielles Jçn v u ''■''V^^ P'-éalablement déterminé. Mais il sullit dattemdre avecles électrodes la couche sousjacente de substance blanche pour continuer à obtenir des réponses motrices accentuées du côlé onjDosé în'it la 23" minute environ. A partir de
a 25 et de la 30% il faut enfoncer progressivement les aiguilles et accroître successivement l'intensité du courant pour provoquer les mêmes effets
En résumé, à la suite de la décapitation, la moyenne constante de la persistance des effets moteurs répondant à l'excitation de la substance céréhra le est comprise entre la 25" et la HO" minute : ces etlets décroissent et disparaissent au fur et à mesure quel excitation va des parties cérébrales profondes vers les parties superficielles.
A ces expériences de M. Laborde, M. Vutpiau a adressé plusieurs objections. D'après M. Vulpian, 1 excitabilité cérébrale ne survit que très peu de temps al arrêt delà circulation artérielle; le plus souvent, elle ne peut plus être mise enjeu 45 secondes après la cessation du pouls crural. Aussi les contractions observées par M. Laborde seraient dues uniquement à une propagation physique des courants de proche en proche, des points électrisés aux nerfs et aux muscles