‹ La mort par la décapitationChapitre 9 sur 59 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

I.es cKpcrienccs sur le chien. - Description de l'instrument qui a .6 vi \ la décapitation. - Analyse des mouvements qui se montrent dans la tète du chien après sa séparation du corps. - Jlouvements sponlanés et mouvements provoqués. - Ces mouvements ne sont pas volontaires, car ils se produisent chez des animaux endormis.

Expériences d'Astley Cooper sur l'anémie cérébrale. — La tete, après la 'décapitation, se trouve dans les conditions de l'asphyxie : i» parce (|uc le sang resté dans les vaisseanx cérébraux ne peut plus s oxy- • 'éner; 2" parce qu'une hémorragie abondante accompagne la décollation. — Ouantitc de sang perdue par la tête. — L'anémie, l'hcniorragie produisent l'asphyxie. — Particularités de cette asphyxie après la décapitation. ^

rullucncede la section de la moelle ôpinière. — La théorie de linhihilion. — Expériences de M. Brown-Séquard . — Inlluence de l'irritation de la région laryngée. — La décapitation chez le chien amène la mort surtout par le mécanisme de l'asphyxie.

Origine des mouvements exécutés par la tête décapitée. — Les uns sont des elTorls respiratoires; — les autres sont des réflexes. — Ln mort n'est pas instantanée : c'est la perte de connaissance qni csl subite après la décapitation .

Les piilieiiles analyses de physiologistes nous ont appris (picls sont Ips effets des lésions ou des excitalions d'un organe déterminé ; mais elles ne nous ont guère renseigné sur les conséquences de l'altération simultanée d'un certain nombre d'organes importants. * Nous savons comment survient la mort à la suite d'une liémorragie, comment elle arrive après une section de la moelle épinicre ou après une irritation de la région laryngée, mais nous ignorons ce qui se passe quand ces (lifférentes causes mortelles se combinent et s'associent comme elles le font dans la décapitation.

comb.na.son que .j'ai cherché à connaî(re ' '''''

j'ai itnndé'hftT"''' ^1^^' jdi cicmande Ja connaissance el rexnhcalion r p«

effets ppoduils par la décapitalion.

Mais que les ames sensibles ne se donnent nas 1-. peine de protester, car la mort que j'ai fait s "j i à ce pauvres animaux est, en somn/e, c lie que 1' omim mfhêe a son semblable. C'est le supplice répulïî^. doux le plus rapide et le moins douloureux c'es c a touslescas,unsupplicemoinslon£V(meceluimrlPm^^ on se débarrasse des malheureul^auiclë tous les jours à la fourrière de la Préfecturede ^6

violtSet^;^é^"^ ^^^^^

L'instrument dont je me suis ^ servi pour séparer la ete du tronc est conslruit sur le modèle de la guiDo? line. Lest un couteau triangulaire en acier surmonté dune masse de plomb pesant environ 10 kilo^ • il tombe de 2 m 30 c. de haut sur la nuque de l'animal. Mais, au heu c e ghsser dans des rainures comme cela

led'T ^ 'T'''^ cle la justice, le glaive descend le long de deux liges cylindriques en fer au moyen dune bague hxée de chaque côté du couleau. Celte disposition permet d'éviter les inconvéuienis dus au gontlement des rainures.

La tête de l'animal est engagée dans une lunette iormee de deux demi-lunes : la demi-lune supérieure est rabat tue et fixée sur l'inférieure dès que le cou du chien est introduit. Le couleau vient raser la partieanterieure de la lunette et détacher complètement la tête du corps. Enfin, un dispositif spécial permet desavoir au niveau de quehe vertèbre le cou va être tranché

L instrument accomplit sa chute en moins d'une demi-seconde: il suffit, pour le laisser tomber, d'a-

l.ol"aSrc"'^''""'°"'' " P«'- M- Maurice, mécanicien du la-

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