‹ La mort réelle et la mort apparenteChapitre 13 sur 78 · MUSCULAIRE : EMPLOI DES STIMULANTS GALVANIQUES · texte numérisé non relu

MUSCULAIRE : EMPLOI DES STIMULANTS GALVANIQUES

La contractilité musculaire, aussi bien la contractilité des muscles de la vie organique que celle des muscles de la vie animale, ne s’éteint pas immédiatement avec la vie. Ce qui le prouve, c’est ce que nous avons déjà dit (p. 2) au sujet des mouvements constatés sur les cadavres, et ce que nous dirons plus loin (p. 61.) au sujet de la persistance de certaines fonctions ( défécation, miction , éjaculation , parturition ), fonctions dues uniquement à la contraction spontanée de la fibre musculaire. L’excitabilité des muscles dure pendant un temps assez long dans un membre amputé. Il suffit de pincer fortement un muscle, le biceps par exemple, dans les premières heures qui suivent la mort, pour déterminer la formation d’une nodosité indiquant la persistance de la contractilité. Yulpian 1 a trouvé des signes de contractilité (lignes saillantes produites par le passage d’une pointe d’épingle) sur le diaphragme d’un petit chien soixante-quinze heures après la mort. Charles Robin a rapporté 2, dans les termes qui suivent, les mouvements observés sur le cadavre d’un supplicié, mouvements que le physiologiste déterminait en grattant légèrement la peau de la poitrine avec la pointe d’un scalpel : « Nous vîmes aussitôt le muscle grand pectoral, puis le biceps, le brachial antérieur et les muscles couvrant l’épitrochlée se contracter successivement et rapidement. Le résultat fut un mouvement de rapprochement de tout le bras vers le tronc avec rotation du bras en dedans et demi-flexion de l’avant-bras sur le bras; véritable mouvement de

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