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sommes condamné? Sur quels animaux ont porté les expériences? Sur des animalcules invisibles à l’œil nu, sur des êtres occupant les degrés les plus bas de l’échelle animale et dont l’organisation diffère essentiellement d’avec celle de l’homme et même d’avec celle des animaux, nous ne dirons pas supérieurs, mais des animaux un peu perfectionnés. Chez des vertébrés inférieurs, notamment chez le triton et la salamandre, on a noté une puissance réparatrice de l’organisme extraordinaire : les pattes, avec leurs os, leurs muscles, leurs vaisseaux sanguins et leurs nerfs, repoussent après amputation. Si l’on coupe la queue à un lézard, une queue nouvelle repousse à la même place. On a vu la mâchoire inférieure et le globe de l’œil se reproduire complètement chez des batraciens, et cette reproduction est encore plus facile et plus active chez les crabes, les écrevisses et beaucoup d’autres crustacés. Bien plus, il existe des animaux scissipares, c’est-àdire des animaux qui, coupés en morceaux, donnent naissance à autant de nouveaux êtres qu’il y a de morceaux : de ce nombre nous citerons les lombrics ou vers de terre, les naïs, le tubifex, les planaires, les hydres et les polypes h Appliquerez-vous à l’homme les conclusions qui semblent ressortir de ces expériences et de ces observations? Certains insectes tels que les blattes (vulgairement appelées cafards) peuvent être gardés vivants sous la machine pneumatique ou dans des gaz délétères pendant des semaines , et l’homme pourtant succombe instantanément s’il est privé d’oxygène ou s’il séjourne dans un milieu irrespirable. « Voici une grenouille à qui on a lié le cœur, dit Claude Bernard, elle vit encore et saute comme si elle n’avait subi aucune opération : elle pourra vivre
1. Observations nombreuses et curieuses flans Milne-Edwards, Physiologie et anatomie comparées de l'homme et des animaux? Paris, 1863, t. VIII, leçon 72°.
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ainsi quelques heures encore, tandis qu’un oiseau ou un mammifère à qui l’on voudrait pratiquer la même opération en seraient comme foudroyés1. »
Chez l’animal inférieur, la vie de l’individu se confond avec celle des tissus, et tant que ceux-ci n’ont pas subi des altérations irréparables, tant qu’ils possèdent leurs propriétés vitales, quelles que soient ces propriétés, qu’elles soient physiques ou chimiques, la vie persiste, et elle ne s’éteint définitivement qu’avec la perte de la matière organique à laquelle elle appartient uniquement. Mais il n’en est pas de même de l’homme et des animaux supérieurs : ici, la vie de l’individu résulte de l’harmonie des fonctions, et, dans une certaine limite, se trouve indépendante de la vie propre des tissus. Ceux-ci meurent tous les jours et tous les jours ressuscitent sans atteindre la vie de l’individu. Qu’est-ce que le pus, si ce n’est, selon l’expression du professeur Kus (de Strasbourg), un liquide charriant les cadavres des éléments cellulaires? Qu’est-ce que la gangrène, la carie, la nécrose, si ce n’est une mort partielle des tissus? Les produits excrémentitiels ne sont que les résidus de cette destruction quotidienne des éléments. Et le résultat de cette indépendance mutuelle, c’est que l’individu, chez les animaux supérieurs, peut survivre à la mort partielle des tissus, comme les tissus, du reste, survivent à la mort de l’individu pour mourir ensuite, dans un temps plus ou moins long, successivement et indépendamment les uns des autres. Chez les animaux supérieurs, la mort du tout , la mort d'ensemble, la mort somatique , la mort générale , précède toujours la mort des tissus, la mort des éléments, la mort moléculaire-, chez les animaux très inférieurs, ces deux morts sont simultanées, parce que chez eux, nous le
1. Voir Claude Bernard, Leçons sur les effets des substances toxiques et médicamenteuses, Paris, 1857, p. 227, et Leçons sur les 4 anesthésiques et sur l’asphyxie, Paris, 1876, p. 446. Voir aussi Leçons de pathologie expérimentale, 1872, p. 65.
répétons encore, la vie de l’individu se confond avec la vie des tissus.
Nous nous avouerons vaincu et nous déclarerons être dans l’erreur lorsqu’on nous montrera, parmi les animaux reviviscents , un animal d’une espèce supérieure muni d’un cœur et d’un système vasculaire complet destinés à porter dans tous les tissus un liquide nourricier, animal qui reviendrait à la vie, alors que le sang contenu dans l’universalité de ses vaisseaux aurait été arrêté d’une façon complète et pendant un temps très long. Cet animal n’existe pas, et la physiologie nous apprend qu’il ne peut exister : les observations et les expériences qui suivent sont une nouvelle preuve de ce que nous avançons.
2° La vie latente chez les animaux «Tordre supérieur. — Chaque fois qu’il est question de mort apparente, ceux qui admettent la possibilité de la persistance de la vie avec une suppression prolongée et complète de toutes les fonctions, même des fonctions circulatoires, invoquent, pour défendre leurs théories, les fameuses expériences de l’abbé Spallanzani. Tout le monde connaît ces expériences; depuis plus d’un siècle elles font le tour du monde scientifique, elles sont sans cesse mises en avant, mais personne ne se donne la peine de les lire dans le texte même de Spallanzani et de voir si réellement elles signifient ce qu’on leur fait dire. Or, ces expériences, loin d’être contre nous, sont toutes en notre faveur : « L'arrêt complet du courant sanguin chez les animaux qui sont munis d’un système vasculaire, entraîne fatalement la mort », telle est l’opinion de Spallanzani. Lisez plutôt :
« Le froid, si nuisible aux insectes, rend stupides pendant l'hiver ceux qu'il ne tue pas; ils sont même tellement alors engourdis, qu’à la vue et au toucher ils paraissent morts ; leurs membres sont contractés, desséchés, leurs ailes sont tombantes, leur corps est amoncelé, ils n’ont aucun mouvement extérieur, aucun
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(indice de sentiment, lorsqu’on les pince, ou qu’on les pique, ou qu’on les coupe en morceaux. C’est ce qu’on observe sur des centaines d’insectes qu’on trouve par
I hasard dans les jours les plus froids de l’hiver sous la terre ou dans les fentes des arbres et les crevasses des murs.
« Voilà ce que le froid opère sur des êtres qui occupent un rang plus élevé dans l’échelle animale : on a trouvé dans le milieu de l’hiver des muscardins, qui sont une espèce de souris, si fort gelés, que la flamme d’une chandelle qui brûlait leurs membres ne pouvait pas les réveiller, ni les rappeler à un sentiment de vie. Les animaux terrestres ou amphibies qui sont forcés à rester enfoncés dans l’eau pendant quelque temps, sont exposés aux mêmes symptômes. Rhedi, après avoir tenu des mouches dans un vase plein d’eau pendant une heure et demie, leur trouva toutes les apparences de mouches mortes. Réaumur a fait la même expérience sur des abeilles : on sait combien elles sont vindicatives quand on les traite avec trop de rudesse. Ce naturaliste, après en avoir laissé un essaim entier dans l’eau, je ne sais pendant combien de temps, les retrouva si parfaitement privées de sentiment qu’il les maniait tant qu’il voulait : il les tira de l’eau, il les mit sur une table, il les tint toutes les unes après les autres pour savoir s’il y avait plusieurs reines, il leur vit ensuite reprendre la vie. Je puis dire avoir vu la même mort apparente dans les grenouilles et les salamandres lorsqu’elles ont été plongées dans l’eau pendant quelques heures; leur corps était encore devenu mol et cassant précisément comme il arrive quand elles sont mortes.
« Cependant il est certain que ces insectes et ces animaux conservent un vrai principe de sentiment et de vie qui demande le concours de certaines circonstances pour se développer et pour être en état d’animer ..toute la machine; si un air un peu moins froid se fait
sentir, le mouvement et la gaieté reparaissent dans ces animaux que le froid avait engourdis; si on expose au soleil ces abeilles qui ont été plongées dans l’eau, on les voit bientôt s’agiter, courir, déployer leurs ailes et voler. De même les salamandres et les grenouilles reprennent leur vivacité naturelle dans un lieu sec au bout de peu de temps
« Pour ce qui regarde les ani-
maux engourdis par le froid, quelle que soit la force de l’agent qui leur ôte le sentiment et le mouvement, il ne les leur ôte qu’en rompant l’harmonie qu’il y a entre les fluides et les solides, mais il ne dérange pas les solides et les fluides au point de leur ôter ce qui constitue leur être fluide ou solide. Cette même harmonie subsiste même encore dans les parties les plus internes de leur corps. Ayant ouvert plusieurs fois des salamandres , des grenouilles , des crapauds , des lézards amoncelés par le froid et très semblables à des cadavres , j’ai trouvé que , quoique leur sang ne circulât pas dans leurs membres , il circulait cependant dans les plus grands vaisseaux, mais avec beaucoup de lenteur. Si le froid, en croissant , a pénétré les solides et s'il a coagulé le sang , alors il est certain que les animaux périssent. Mais tout ceci a déjà été observé par d’autres physiciens sur plusieurs insectes, et je l’ai expérimenté moi-même sur les crapauds, les grenouilles et les salamandres dont j’ai parlé.
« Dans les animaux même à demi étouffés dans l’eau, j’ai toujours trouvé un reste de mouvement dans le sang et dans le cœur , et il n’est pas douteux que ce mouvement ne continue dans les abeilles et les mouches. D’ailleurs, quand tous ces animaux restent plus longtemps plongés dans l’eau, ce mouvement , quel qu'il soit, s'y perd tout à fait , et il ne reste plus d' espérance de les faire revivre. 11 est donc bien certain que, dans ces animaux qui reprennent la vie, ce qui constitue l’être de leurs solides et de leurs fluides n’est point perdu et
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que l'harmonie qu’il doit y avoir entre les uns et les autres n’y est pas totalement détruite h »
Etcommeconclusionpratique àsesobservations, Spallanzani écrit ailleurs: « On ne peut nier que l’homme ne soit quelquefois dans une situation assez semblable à celle des animaux abattus par le froid; lorsqu’il est submergé, on peut presque dire qu’il ne parait pas être alors en vie. Je ne dirai pas avec quelques physiologistes que, parce qu’on ne trouve alors en lui ni pouls ni respiration, les pulsations du cœur, la circulation des humeurs soient suspendues : Je croirai plutôt avec Haller c/ne ces deux mouvements sont seulement trop faibles , trop obtus pour être aperçus extérieurement. » Une grenouille reste pendant tout l’hiver sans prendre de nourriture : cette longue suspension du ravitaillement s’explique par l’atténuation du processus vital. La sensibilité et la mobilité sont éteintes, mais les appareils de la vie organique, quoique moins actifs, fonctionnent cependant. Au lieu de quinze à vingt pulsations par minute comme en été, le cœur n’en donne que quatre; la circulation néanmoins continue, et Claude Bernard a constaté que chez les grenouilles engourdies le sang revenait rouge des tissus à cause de la lenteur de la combustion.
Hunter, voyant dans le froid un excellent moyen de conservation des substances animales, s’était imaginé qu’on pourrait prolonger indéfiniment la vie d’un individu par des congélations successives et en le réveillant tous les cent ans. Il nous a raconté comment il fut désabusé de son rêve par des expériences qu’il fit sur des carpes; il constata que ces animaux, après avoir été congelés complètement, ne pouvaient plus être rappelés à la vie.
Les observations de Vulpian 2 nous donnent aussi
l.Spallanzani, Opuscules de physique animale et ve'y étale , traduits de l’italien par Jean Senebier, t. II, sect. i, p. 221 à 225.
. 2. Vulpian, Recherches sur la durée de la contractilité du cœur
raison : « Qu’on lasse l’expérience, dit-il, comme je l’ai faite moi-même, en soumettant à la congélation des grenouilles entières, et l’on verra qu’après une congélation maintenue pendant un temps suffisant, de façon à ce qu’elle soit complète, l’irritabilité sera irrévocablement perdue, la circulation ne pouvant pas dans ces conditions se rétablir, lorsqu'on laissera le corps dégeler. »
Des expériences plus récentes faites par un naturaliste bien connu, le professeur F. -A. Pouchet, du Muséum de Paris, confirment encore notre opinion et nous permettent de l’asseoir sur des bases absolument inébranlables.
L'auteur 1 traite d’erreurs scientifiques et de préjugés populaires toutes ces histoires d’animaux qui ont été rappelés à la vie après avoir été congelés dans toutes leurs parties solides et liquides, au point qu’ils étaient immobiles comme des cadavres, durs, inflexibles et cassants comme du verre. Il a voulu rechercher la vérité et donner à la science, dit-il, cette certitude qui l’élève solidement et la place dans les sphères inaccessibles à la critique. Or, il a démontré par des expériences que toutes les fois qu'un organe est complètement congelé , la vie de cet organe est tout à fait anéantie et qu'un animal est irrémédiablement mort dès qu'il a subi radicalement la congélation : ceci s’applique à tous les êtres de la série zoologique. Les expériences ont porté sur des crapauds, des grenouilles, des lombrics terrestres, des anguilles communes, des sangsues, des chenilles, des écrevisses, des hannetons, des bourdons, des limaces, des hélices et d’autres animaux. Lesrésul-
après la mort. (Communication faite à la Société de biologie, février 1858.)
1. F. -A. Pouchet, Expériences sur la congélation des animaux, in Comptes rendus de l' Académie des sciences, LX1, 1865, p. 883-88G; in Journal de l’anatomie, etc., III, 1866, p. 1, 36, et in Congrès scientifique de France, XXXII, 1865, p. 240-246.
tats ne se sont pas démentis une seule fois, et il faut considérer les conclusions du mémoire de Pouchet comme étant l’expression exacte de la vérité. Pouchet est donc d’accord avec Spallanzani lorsqu’il affirme, après l’avoir démontré, que la congélation complète entraîne fatalement la mort; mais où ces deux auteurs diffèrent, c’est dans l’explication du mécanisme de la mort produite par le froid. Pour Pouchet, la mort doit être attribuée surtout à l’altération des globules et des tissus; pour Spallanzani, elle est le résultat des obstacles apportés par le froid à la circulation. « Le cours du sang, dit ce dernier, doit se ralentir sensiblement, ce ralentissement croîtra avec l’âpreté du froid jusqu’à ce qu’il se change en un repos parfait et que l’animal soit entièrement mort. » Chacun de ces deux auteurs nous paraît avoir raison, mais nous ne pensons pas que l’une des deux causes invoquées agisse exclusivement en dehors de l’autre : les deux causes probablement se prêtent un mutuel concours et interviennent, chacune pour sa part, dans la genèse des accidents consécutifs à la congélation. Comment, du reste, la vie pourrait-elle continuer chez un animal avec un arrêt complet et prolongé de la circulation, alors qu’il suffit de priver une région ou un organe du sang nécessaire à leur nutrition pour voir apparaître dans cette région ou cet organe tous les signes de la mort réelle?
3° La vie latente chez les animaux hibernants. — On nous objectera peut-être l’état léthargique de certains animaux. A cela nous répondrons d’abord que l’homme n’est pas une marmotte ni un hérisson; si certains animaux, à certaines époques de l'année, s’endorment d’un sommeil qu’il est difficile de différencier du sommeil de la mort, la cause réelle en est dans la nature même de ces animaux et non dans l’influence des milieux dans lesquels ils se trouvent; les milieux ici ne peuvent agir que comme causes occasionnelles. Ce n’est iertes pas le froid qui est la cause réelle de la léthargie
hibernale, puisque certains animaux, comme le tanrec, tombent en léthargie pendant les fortes chaleurs de l’été. La marmotte et d’autres animaux dorment tout l’hiver parce que ces animaux possèdent celte faculté, parce que la nature les a faits animaux hibernants, mais l’homme ne jouit pas de cette faculté.
D’ailleurs, il n’est nullement démontré que la circulation soit complètement suspendue chez les animaux en léthargie, même chez les animaux en léthargie physiologique, c’est-à-dire ceux chez qui la léthargie, dans un but d’expérimentation et par des procédés artificiels, est poussée très loin, à moins qu’elle n’atteigne les limites extrêmes : dans ce cas, l’animal ne se réveille plus et la léthargie, pour peu qu’elle soit prolongée, fait place à la mort réelle.
Certains faits ont été mal interprétés; une observation plus rigoureuse et plus scientifique semble prouver que la circulation chez les animaux hibernants n’est pas arrêtée, mais simplement très ralentie, et les manifestations de la vie suivent les oscillations de cette dernière fonction. La vie n’est pas suspendue, elle est diminuée dans son activité, elle est comme à l’état latent. L’animal, ne recevant aucun aliment du dehors, devient autophage, il se nourrit de sa propre substance : le sang, d’après quelques auteurs, recevrait ses matériaux de la graisse qui entrerait directement dans le courant de la circulation par les voies ordinaires de l’absorption hypodermique, ce qui expliquerait l’étal de maigreur dans lequel se trouvent les animaux hibernants au moment de leur réveil, à la fin de la saison froide. La température centrale, pendant toute la durée du sommeil, reste toujours supérieure d’un degré à la température du milieu ambiant, et cette supériorité de température ne serait sûrement pas constatée s’il n’existait encore un reste de combustion, une persistance des échanges vitaux, une légère assimilation et désassimilation. « C’est pourquoi, dit
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Claude Bernard *, avant de tomber dans le sommeil hibernal et dès qu’ils en pressentent les approches, les animaux préparent ces réserves sous différentes formes. Chez les marmottes, les tissus se chargent de graisse et de glycogène. C’est donc sur ces épargnes prévoyantes préparées par la nature que l’animal vit pendant la période d’engourdissement. »
Quand l’assoupissement est modéré, la respiration persévère, lente sans doute, mais nettement sensible : la marmotte fait encore sept ou huit inspirations par minute, le hérisson quatre ou cinq, le loir neuf ou dix. Prunelle a constaté 1 2 que les marmottes endormies périssent dans les gaz non respirables, l’acide carbonique par exemple; les chauves-souris engourdies peuvent vivre plusieurs minutes sous l’eau, six minutes environ : si la respiration était arrêtée chez ces animaux, ils pourraient rester indéfiniment, sans crainte d’asphyxie, dans des milieux irrespirables, de même qu’ils ne pourraient pas y rester six minutes, si la respiration ôtait normale et ne se trouvait pas ralentie. Paul Bert3 a constaté que les animaux en état d’hibernation périssent par un séjour prolongé dans une atmosphère confinée : la mort se fait insensiblement, sans convulsion, sans provoquer le réveil de l’animal. Régnault et Reisset4ont étudié la respiration de la marmotte, et ils ont pu fixer la quantité d’oxygène absorbée et la quantité d’acide carbonique exhalée par ces animaux en état de léthargie. La quantité d’oxygène consommée est propor-