Legallois, Œuvres, avec notes de Pariset, Paris
2. Boniface, De V incertitude des signes de la mort, Thèse de Paris, 1833.
3. Franck, Traité de 'pathologie interne, traduit par Bayle, Paris, 1837.
Gouyon 1 cl Veyne2, pour ne citer que les principaux parmi les auteurs qui ont étudie cette question, tiennent le môme langage que Legallois. Tant que la mort n’est pas réelle 1a. circulation se fait ; elle se fait dans les gros vaisseaux et aussi dans les capillaires extérieurs, dans les capillaires de la peau. Brachet 3 et Pingaull4 ont montré toute l’importance du signe de mort tiré de la vacuité des capillaires, mais c’est surtout Levasseur5 (de Rouen) qui a fait connaître la valeur de ce signe en prouvant que, dans tous les cas de mort apparente, la circulation persiste dans le réseau capillaire. « L’indication que donne la peau, dit ce dernier auteur, a une importance très grande, mais il faut qu’elle soit démontrée, qu’elle soit établie par une preuve non douteuse. Chaque fois que j’observais des mourants, j'appliquais des ventouses sur une région centrale ; j’avais choisi le creux de, l’estomac pour siège de mes expériences. Tant que la vie persistait, j’obtenais du sang par les mouchetures pratiquées; puis, quand les signes de la vie faisaient défaut, j’appliquais à nouveau mes ventouses, et tout aussitôt l’épreuve devenait négative, l’ampoule était décolorée, je n’avais plus de sang. Ces expériences que j’ai faites nombre de fois sur les mourants, je les ai reproduites sur les cataleptiques dont j’ai rapporté les observations en commençant. Chez les cataleptiques comme chez les mourants, elles m’ont donné des résultats identiques....
« En d’autres termes, la vie s’accuse par la présence
1. Gouyon, Rapport au Sénat sur des pétitions relatives aux inhumations précipitées , 1867.
2. Veyne, Mort apparente et mort réelle ; artériotomie. Paris,
3. Brachet, Deux observations de mort apparente, in Gazette des Hôpitaux, n° du 20 novembre 1849.
4. Pingault, Mémoire sur la mort apparente , in Bulletin de la Société médicale de Poitiers, 1860.
5. Levasseur, De la mort apparente et des moyens de la reconnaître, Rouen, 1867.
de sang liquide dans les capillaires; la possibilité de l'extraire de ces vaisseaux établit la preuve de la vie de la manière la plus absolue, et la disposition contraire fournit avec non moins d’autorité la preuve certaine de la mort. Je ne crains pas de dire que ma proposition s’applique à tous les cas de mort possibles. »
Les auteurs dont nous venons d'invoquer l’autorité ont pleinement raison : un arrêt complet et prolongé de la circulation sanguine est un signe de mort absolument infaillible; malheureusement les moyens dont on a disposé jusqu’ici pour constater ce signe — nous l’avons établi ailleurs — sont peu pratiques, défectueux et sujets à de nombreuses causes d’erreur, et ce sera notre mérite d’avoir inventé, pour mettre en évidence l’arrêt ou la persistance delà circulation sanguine, des moyens aussi sûrs et aussi certains qu’ils sont simples et faciles dans leur application.
Art. Y. — Quel que soit l’état languissant de la circulation, l’absorption est toujours possible par les