‹ La mort réelle et la mort apparenteChapitre 56 sur 78 · Voir Journal des savants, janvier · texte numérisé non relu

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comme auparavant; cependant il est surpris qu’après sept heures de mort les membres conservent encore leur souplesse, il repart pour Douai; mais il recommande sur toutes choses de ne procéder à l’inhumation que lorsque les membres de la morte seraient devenus raides. 11 prescrit aussi de lui frapper de temps en temps le creux des mains, de lui frotter le nez, les yeux, le visage avec du vinaigre, et de la tenir dans son lit. Deux heures de ces soins ressuscitèrent cette femme et le 10 août 1748 la mère et l’enfant étaient tous deux pleins de vie. »

La vie de l’enfant n’étant en quelque sorte qu’une vie d’emprunt, dépendant de celle de la mère, il est certain que l’on a dans l’enfant qui vient au jour vivant la meilleure preuve de la persistance de la vie chez la mère. Sans doute on a pu, plusieurs fois, conserver la vie à des enfants extraits du sein de leur mère plus de dix minutes, un quart d’heure, une demi-heure même après le dernier soupir de la parturiente; mais, passé ce délai, les succès deviennent plus rares, et si une femme accouche d’un enfant vivant plusieurs heures après la mort, c’est qu’en réalité elle n’était pas morte, et chez elle la circulation sanguine continuait à se faire, apportant à l’enfant l’oxygène sans lequel sûrement l’asphyxie se serait produite. L’émission sanguine, du reste, n’est-elle pas un des bons traitements de l’éclampsie, et n’a-t-on pas vu des hémorragies abondantes, amenant même la mort, se produire pendant la période comateuse? Donc la circulation persiste jusqu’au bout chez les femmes éclamptiques, et l’emploi d’un de nos moyens, dans les observations que nous venons de citer, eût certainement fait éviter toute méprise.

Art. Y. — Inhibition.

La mort par inhibition est cette mort mystérieuse qui succède immédiatement à un léger traumatisme,

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voire même à une simple irritation de certaines régions du corps ou à une forte et violente émotion; on ne trouve à l’autopsie aucune lésion qui puisse expliquer l’aecident.^il est des femmes qui sont mortes subitement après l’introduction de l’hystéromètre ; Maschka cite l’histoire d’une petite fille qui jouait dans la rue et qui, recevant une pierre sur la région laryngée, mourait instantanément sans que la pierre eût laissé aucune trace du coup (Brouardel). Ce sont surtout, en première ligne, les traumatismes portant sur la région épigastrique, sur la région hypogastrique, qui prédisposent à la mort subite par inhibition. La mort par décharge électrique est une mort par inhibition1. C’est encore par inhibition que l’on meurt lorsqu’on meurt de peur, de joie ou de douleur. Louis étant venu prier sur le tombeau de son père, à Pouzzoles, fut pris d’une si vive douleur qu’il en mourut. Tite-Live raconte que deux mères moururent d’émotion en voyant leurs enfants revenus sains et saufs des batailles de Trasimène et de Cannes. Sophocle, Zeuxis et Denys, tyran de Syracuse, succombèrent, dit-on, à des accès de joie.

Qu’est-ce que l’inhibition et comment agit-elle ? L’inhibition est le réflexe d’une excitation physique ou morale de certains centres nerveux, réflexe qui, au lieu de se traduire par des mouvements, se traduit par une action plus ou moins paralysante sur d’autres centres nerveux. Si la paralysie porte sur des centres présidant à des fonctions importantes dont le jeu se trouve complètement suspendu, la mort sûrement accompagnera l’inhibition. Brown-Sequard assigne à cette mort trois caractères particuliers : la mort survient sans agonie, sans convulsions, dans le plus grand calme ; le sang veineux reste rouge très longtemps au lieu de devenir noir, enfin la température du cadavre baisse très rapidement.

1. Voir discussion in Société de ôiolo(/ie, séance du 24 novembre

Il se peut que, dans certains cas, l’inhibition ne détermine qu’un élat de mort apparente, et, quand même il existerait alors un arrêt du cœur et de la respiration, l’état de mort apparente, pour les raisons que nous avons données plus haut (p. 149), n’échapperait pas à nos moyens de contrôle*, car, à un moment donné — et ce moment ne peut être très éloigné du moment de l’accident, — le cœur et la respiration doivent recouvrer leurs mouvements, à moins que la mort apparente ne se change en mort réelle.

Art. VI. — Asphyxie.

On peut indiquer deux sortes d'axphyxie : 1° l’asphyxie par intoxication produite par l’absorption de gaz irrespirables tels que l’oxyde de carbone, l’hydrogène sulfuré, l’hydrogène protocarboné, le sulfure d’ammonium et autres gaz délétères; 2° l’asphyxie par simple privation de l’air respirable, asphyxie consécutive à la strangulation, à la submersion, à un séjour trop prolongé dans l’atmosphère d’un gaz inerte et inoffensif comme l’azote, l’hydrogène, l’acide carbonique, asphyxie consécutive aussi à une paralysie des muscles de la respiration (paralysie curarique et paralysie diphtéritique).

L’asphyxie est une des causes les plus fréquentes de la mort apparente, mais il faut bien se garder d’ajouter foi à toutes ces résurrections extraordinaires qui se trouvent racontées dans les livres et les revues périodiques. La durée de l’asphyxie a toujours été considérablement augmentée, et on a peine à croire qu’un auteur sérieux comme Bruhier ait pu admettre des cas de mort apparente avec rappel à la vie après une submersion de plusieurs jours, voire même après une submersion de quinze jours. Cet auteur rapporte le fait d’un jeune homme qui, s’étant laissé choir de la barque où il se trouvait, fit quinze cents pas sous l’eau pour

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regagner le rivage où 1 appelait sa sœur; il avait mis deux heures à faire le trajet. Il est vrai que Bruhier tenait cette histoire de Kunckel, lequel, à son tour, la tenait d’un autre. Et c’est toujours ainsi, il est rare que le fait soit consigné par des témoins oculaires, et ceuxci, du reste, sont toujours portés à augmenter considérablement le temps. « Lorsqu’il s’agit, dit le professeur Brouardel, de préciser le temps que ces noyés ont passé sous l’eau, nous ne saurions être trop circonspects; c’est une question d’appréciation; on prétend que des noyés ont pu être ramenés à la vie, après avoir été submergés pendant deux, trois, cinq heures; les gens qui observent le drame, qui assistent aux recherches, n’ont aucune notion du temps; ils vous diront qu’ils sont làdepuis une heure,... il n’v a pas un quart d’heure qu’ils sont arrivés L »

Quoi qu’il en soit, il est certain qu’on peut, grâce à des soins énergiques et bien entendus, rappeler à la vie des asphyxiés, alors même que l’asphyxie dure depuis un certain temps. Maintes fois nous avons été appelé à soigner de malheureux désespérés qui avaient tenté de se suicider avec l’oxyde de carbone : notre intervention toujours a été couronnée de succès, mais nous devons ajouter que l’asphyxie n’était pas complète et que chaque fois nous avons constaté des signes non équivoques de la persistance de la circulation. Et du reste le courant sanguin n’est jamais arrêté d’une façon complète dans aucun état de mort apparente par asphyxie; nous avons pour preuve de cette assertion le retour à la vie spontané ou obtenu à l’aide d’un traitement, retour qui suppose l’existence préalable de la circulation. Nous développerons cette pensée plus bas et nous nous contenterons pour le moment de citer quelques observations.

Ambroise Paré est mandé, en 1574, pour examiner les

Brouardel, La mort et la mort subite , Paris, 1895, p. 29.

cadavres de deux hommes réputés morts : il ne leur trouve aucune apparence de pouls, ils étaient froids, avaient la face livide et ne présentaient aucune trace de sensibilité lorsqu’on les pinçait ou qu’on leur tirait rudement le poil. Frappé par le teint plombé du visage, Paré s’informa si ces hommes n’avaient pas été exposés à des vapeurs de charbon, et l’on trouva effectivement une terrine renfermant du charbon à demi brûlé, li examina alors plus attentivement les deux asphyxiés, il plaça la main sur leur poitrine, vis-à-vis du cœur, et sentit quelques 'petits battements ; il leur fit couler dans la bouche de l’eau-de-vie et il réussit à les ranimer.

Nous avons déjà rapporté l’histoire du pendu de Boston dont le cœur battait encore trois heures après que les médecins avaient déclaré la mort réelle : nous devons ajouter une histoire à peu près similaire ; c’est le cas fameux du pendu de Bloomfield 1 . Après dix minutes, le Dp Jackson déclare que la vie a cessé; la suspension dure encore quelques minutes, puis le corps est détaché : les médecins constatent qu’il n’y a plus de respiration, ni de battements cardiaques. Ils pratiquent néanmoins la respiration artificielle, mais sans résultat; Jackson et Mac-Donald électrisent alors le nerf vague, et, malgré une interruption de l’opération motivée par l’intervention d’un magistrat, iis obtiennent des mouvements respiratoires; une heure dix minutes après la pendaison, le pouls était perçu à la radiale, les pupilles se contractaient et le pendu avalait un peu d’eau de vie ; au bout de 131 minutes, la peau rougit sous l’influence des frictions, il y eut quelques mouvements et l’homme suivit des yeux les personnes présentes ; mais la continuation des soins fut interdite, et la mort survint définitivement au bout de quelques heures. « Des cas de ce genre, dit Yibert, à qui nous empruntons

1. Jackson, Cas du pendu de Bloomfield, in Gazette hebdom., 1851, p. 763.

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l’analyse du fait, prouvent tout au moins que les battements du cœur peuvent rester pendant plusieurs heures si faibles qu’il est impossible de les constater et reprendre ensuite leur énergie. Ces exemples démontrent aussi qu'il ne faut pas renoncer trop tôt à 1 intervention. »

Claude Bernard déclare qu’un arrêt un peu prolongé de la respiration est une cause de mort définitive dans l'asphyxie; or, le cœur ici toujours survit à la respiration et l’on peut affirmer que la mort est réelle lorsque les mouvements de cet organe sont éteints. Le cœur dans l’asphyxie est Vvltimum moriens et on se demande avec Paul Bert pourquoi on se sert du mot asphyxie (ocGcpuffia, a privatif et scpu^.ç, pouls, absence de pouls) pour désigner un genre de mort dans lequel la cessation de la circulation et des battements du cœur n’est qu’un phénomène consécutif et ultime. Pendant le progrès de l’asphyxie, le sang continue à circuler librement, éloignant ainsi le terme fatal, mais à mesure que la provision d’oxygène diminue, le sangartériel devient veineux, le courant sanguin se ralentit et le cœur finit par s’arrêter. Il n’y a plus alors aucune chance de survie, surtout si, au moment où les secours sont apportés, le cœur est arrêté depuis un certain temps. « Je ne crois pas, dit Paul Bert, qu'il existe dans la science un seul cas bien avéré où la vie ait pu être rappelée après cessation des battements du cœur à la suite de l'asphyxie. Peut-être l’injection de sang rouge dans les deux bouts de la carotide, jointe à la respiration artificielle et à la saignée de la jugulaire, comme l’a fait dans une autre circonstance Brown- Sequard, pourrait-elle donner ce résultat, mais il n’existe jusqu'ici aucune preuve convaincante qu’il ait jamais été obtenu. » Nous donnerons plus bas les raisons de l’insuccès de toute intervention en pareille circonstance.

Art. VII. — ■ Fulguration et décharge électrique.

La science ne s’est pas encore expliquée d’une façon définitive sur le mécanisme de la mort par fulguration et par décharge électrique. Est-ce par inhibition, par asphyxie ou par suite de désordres organiques que celle-ci survient? Quoi qu’il en soit, la mort apparente est possible, aussi bien chez l’homme que chez les animaux, sous l’influence de l’une de ces deux causes.

Tourdes a vu deux fois le retour à la vie se produire spontanément au bout d’un temps assez court. Un homme étendu mort sur une voie ferrée à la suite d’un coup de foudre revint à lui assez à temps pour éviter le passage du train. Bourdin cite le fait suivant : un homme foudroyé sur un navire était tombé sans connaissance ; après lui avoir prodigué en vain des secours, on l’exposa, en désespoir de cause, à une pluie battante de grêle, et, au bout d’une heure et quart, quelques mouvements annoncèrent que la vie n’était pas éteinte. On trouve dans le magnifique travail de Sestier 1 sur les effets de la foudre 77 observations : sur ce nombre, on en compte 6 ou 7 où la mort apparente a duré de cinq à six heures.

La mort par décharge électrique est beaucoup plus fréquente aujourd’hui qu’autrefois : la cause en est dans le grand développement de l’industrie électrique. Avec une forte étincelle, on peut produire chez des lapins, des pigeons, des poissons, un état de mort apparente qui disparaît en quelques minutes.

Franklin fit passer un choc électrique à travers le cerveau de six hommes : ils tombèrent tous à 1 instant sans connaissance. Leurs muscles furent subitement relâchés, et leur chute ne fut précédée d aucune titubation. Ils affirmèrent n’avoir ressenti aucun coup,

1 . Sestier, De la foudre , de ses formes et de ses effets sur V homme et les animaux, etc., Paris, 1866, 2 vol. in-8».

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n’avoir rien vu ni rien entendu. L’état de mort apparente se dissipa graduellement; il serait devenu définitif, dit Deschamps, à qui nous empruntons l’expérience de Franklin, si le choc eût été d’une plus grande intensité. La prévision n’est pas absolument certaine, et la preuve c’est que plusieurs condamnés à mort, exécutés en Amérique par électrocution, sont revenus à la vie bien que l’opération ait été pratiquée avec un courant électrique alternatif de 4000 volts. M. d’Arsonval 1 a pu ranimer un ouvrier des usines électriques de Saint-Denis, lequel par mégarde s’était mis en court circuit sur le trajet d’un courant alternatif de 4000 à 5000 volts, courant qui traversa son corps tout entier : il était resté figé dans la position où le courant l’avait surpris; ce ne fut qu’au bout d’un quart d’heure que l’on intervint; on pratiqua la respiration artificielle, et cet homme, qui semblait foudroyé, revint à la vie, sans autre lésion que des eschares superficielles aux points d'entrée et de sortie du courant.

Bouchut rapporte l’expérience suivante : sur un lapin qu’on assomrùe par une forte décharge électrique ou qu’on jette dans un état de mort apparente par le courant d’un fort appareil électro-magnétique dirigé dans la tête, le stéthoscope permet de constater l’abaissement des battements du cœur à 30 et 40 par minute, puis l’animal revient par un peu de repos; mais si l’on continue l’expérience jusqu’à la disparition, pendant plusieurs minutes, des battements du cœur à l’auscultation, la vie cesse, et il devient impossible de la ranimer.

Faut-il conclure que, dans tous les cas de mort apparente par fulguration ou par décharge électrique, la circulation du sang n’est pas arrêtée mais simplement ralentie? Donnée sous une forme absolue, cette con-

1\ D’Arsonval, Mécanisme de la mort par V électricité ; Société de biologie, séance du 24 novembre 1894.

clusion ne serait peut-être pas rigoureuse, mais un fait qui est bien établi par le retour spontané à la vie des fulgurés et des électrocutés, c’est que l’arrêt du courant sanguin — si arrêt il existe — ne saurait être que momentané : nos procédés ici sont donc encore applicables.

Art. VIII. — Action du froid.

Les victimes faites par le froid sont très nombreuses : tous les hivers, des malheureux sont trouvés sur la voie publique tués par cette température glaciale qui d’abord lentement engourdit les sens, paralyse les membres et finit par déterminer ce sommeil fatal, auquel on cède, paraît-il, si agréablement pour ne jamais plus s’éveiller. Sur les rivages glacés de la terre de Feu, Sollander disait impérieusement à ses compagnons d’infortune : « Quiconque s’assied s’endort, et quiconque s’endort ne se réveille plus. » Et cette tendance au sommeil est tellement forte, absolue, que plusieurs de ses hommes y succombèrent et que luimême, quelques instants, s'affaissa épuisé sur la neige.

Des armées entières et des armées victorieuses qui avaient triomphé d’ennemis puissants et surmonté les plus grandes difficultés, ont été vaincues par le froid. Xénophon, avec ses dix mille vaillants guerriers, Alexandre le Grand, avec sa puissante armée, ne purent résister à ce terrible ennemi qui fit périr un si grand nombre de leurs soldats. Pendant l’hiver de 1709, deux mille hommes de l’armée de Charles XII, dans une marche à travers l’Ukraine, tombèrent morts de, froid. En 1719, sept mille Suédois, partis pour faire le siège de Drontheim, succombèrent tous dans les montagnes qui séparent la Suède de la Norvège. A son arrivée en Prusse, l’armée de Napoléon Ior ne comptait plus que trois mille hommes. « C’était le reste, écrit Larrey, d’une armée de plus de quatre cent mille hommes que les

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habitants du pays avaient vus défiler six mois auparavant dans toute sa force et dans tout son éclat. » Il est certain que, parmi tous ces soldats laissés pour morts, plusieurs vivaient encore et auraient pu avec des soins être tirés de leur engourdissement. « La mort apparente par le froid, dit Tourdes, est une de celles qui se prolongent le plus, avec des chances de guérison. »

En 1765, un forgeron traversant les Pyrénées tomba engourdi par le froid : il resta quatre jours enseveli jusqu’au cou sous la neige et ne se réveilla que le cinquième la figure couverte d’un masque de glace L

Reeve nous a transmis le cas d’une femme qui, assaillie par un tourbillon de neige, resta huit jours ensevelie à six pieds de profondeur environ : au bout de ce temps elle fut retrouvée vivante et ayant toute sa sensibilité.

Krajewsky raconte qu’un paysan russe, surpris par une tempête de neige, fut enseveli avec son traîneau et son cheval et retrouvé vivant douze jours après; la neige formait autour de lui une voûte épaisse.

Pendant les guerres de la première République, vingt prisonniers autrichiens, perdus pendant vingtsix heures dans les glaces du Mont-Cenis, trouvés engourdis et ne donnant plus aucun signe de vie, furent guéris au moyen de frictions avec de la neige suivies de lotions d’eau froide dont on élevait successivement la température 2.

La vie, dans ces cas, est due à la faible conductibilité de la neige, et c’est ce qui explique pourquoi les habitants du pôle Nord, pour conserver la chaleur de leur corps et éloigner une température qui pourrait leur être funeste, construisent des huttes avec de la glace et de la neige.

Il ne faut donc jamais abandonner trop tôt les vic-

l.ln Journal de Houx, t. XXVII, 1767.

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