OBSERVATION XX
E. S:.., janvier 1922. CE A è
Enfant de 6 mois, élevé au biberon en des conditions défectueuses. À présenté, au mois d'octobre dernier une crise grave de gastro-entérite cholériforme qui faillit l’emporter. Depuis, il s’est mal porté, a peu augmenté de poids; a présenté des poussées successives d’entérite. Actuellement pèse 4 kgr 700 ; il a constamment des coryzas ;'et, il y a nn mois, il a présenté une légère bronchite. En somme, état. général médiocre, athrepsie, depuis septembre. Mais depuis quelques jours, cet état s'aggrave ; le nourrisson pâlit, et se cyanose par accès ; il existe de la dypnée avec tirage sus-siernal. T. 30,5. Pouls très rapide, incomptable.
A l’auscultation : râles sous-crépitants fins à la base gauche etrâles sonores, ronflants disséminés dans tout le poumon. A droite, la respiration est soufilante ; râles diserets,submatité.
. En résumé, broncho-pneumonie bilatérale (à noter qu’une personne de la maisôn a présénté il y a huitjours une grippe assez sévère). Thérapeutique habituelle, enveloppeménts humides. Néanmoins on constate, deux jours après, l'appa-
rition d’uné respiration soufflante à gauche, avec submatité.
Etit asphyxique, cyanose généralisé, ventre ballonné.T.380% |
Mort le lendemain.
Ce qu’on voit souvent aussi, ce sont des formes trainantes el prolongées de broncho-pneumonie évoluant chez des enfants athrepsiquee ou qui ont été touchés par les gastro-entérites d’élé, comme l’a signalé
Sevestre. L’affection évolue, pendant des semaines, par poussées successives, où l’on voit latempérature s'élever à 40°, des accès de cyanose se produire ; peu de signes pulmonaires (râles ronflants, submatité)
mais l'enfant dépérit, refuse de se nourrir et demeure
somnolent, même entre les crises dyspnéiques.
De tels cas sont parfois difficiles à différencier de Ta tuberculose, surtout si l’on tient compte que le praticien n’a guère la possibilité d’utiliser la réaction à la tuberculine. Il est probable que beaucoup de cas éliquetés dans les statistiques « broncho-pneu-
monie, bronchite capillaire, congestion pulmonaire » relèvent en réalité de l’infection bacillaire, que celleci prenne le masque d’une de ces affections pulmonaires, ou qu'elle s’y associe. |
Tuberculose.
Ceci nous amène à considérer un iroisième facteur de mortalité infantile dans la Sarthe : la tuberculose, qui est d’une extrême fréquence dans l’ensemble de la population. Au Mans, les statistiques mentionnent que le 1/8 des décès et dû à la tuberculose : encore ne s'agit-il que des cas avérés ; selon la remarque du D: Legros, directeur du Bureau municipal d'Hygiène, nombre de décès enregistrés sous les noms de méningite, bronchite chronique, débilité, etc. ,ressortissent en réalité de la tuberculose qui, en définitive,
cause probablement 1/5 des décès.
Dansles villages, fermes, hameaux, en pleine cam-