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pagne, on rencontre la tuberculose, soit la tuberculose pulmonaire (remarquable, en cetle région, par sa tendance à l'évolution scléreuse), soit &es tuberculoses osseuses ou ganglionnaires, ces dernières très fréquentes. Chez le nourrisson, la tuberculose est plus rare, sans doute, mais aussi combien plus grave ! sa tendance à la généralisation, sa diffusion, lui donne l'aspect d’une infection généralisée, et le plus souvent, fatale. Elle peut évoluer aussi sous le masque de ces bronchopoeumonies trainantes el cachectisantes, comme l'observation précédente le montre : son diagnostic est hésitant et ne se fait guère que par l'enquête familiale. Nous avons lu une communication de MM. IH. Barbier, L. Lebée et Coanet, qui décrit précisément des cas similaires chez des enfants de quelques mois :
Il s Hi d’alvéolite RECAIre, réalisant une formé
<un tableau clinique bien SA où dotent à
néanmoins les phénomènes d'intoxication avec cya-
nose et somnolence, comme on le trouve en notre observation. L'évolution de ces formes durent deux à trois semaines : toutefois nous en avons observées de plus lentes, le processus étant coupé. par des phases. d'amélioration, ou plutôt de rémittence des symplômes.
S'il est. vrai que, dans la tuberculose des nourrissons,, les phénomènes pulmonaires demeurent
latents ou se bornent à l’adénopathie médiastinale :
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(qu'on ne peut certifier, en l'absence d'examen radiographique), très fréquemment l’envahissement des méninges confirme la nature d’une infection que des antécédents héréditaires permettaient de prévoir.
- Voici que l’on voit fréquemment : des enfants (de 4 à 16 mois principalement), de souche éthylobacillaire, voient leur croissance s'arrêter, malgré l'absence de troubles. gastro-intéstinaux, et une ration alimentaire normale, el plus souvent supérieure à la normale : bientôt ces enfants dépérissent, parfois frappés d’une anémie intense ; la constipation domine ; puis des vomissements se montrent, lorsque l'enfant prend trop ou qu’on le change de place ; l'intolérance stomacale s'accentue, c'est à elle qu'on attribue l’état cachectique du nourrisson; puis, les derniers jours, se montrent un peu de raideur de la nuque, des convulsions, de la somnolence, et l'enfant succombe à la méningite, qui n’est que l’aboutissant d’une généralisation tuberculeuse. : A l'heure actuelle, les médecins sont suffisaminent avertis pour instituer un traitement antisyphilitique chez un nourrisson qui présente les symptômes de méningite ou même d’anémie grave : c’est le dernier espoir, malheureusement il est, ici, presque toujours déçu : le symptôme relève donc bien de l'infection bacillaire : et il est fréquent puisque qu'il cause 8 o/o des décès, chez les Enfants protégés (Service de l’Assistance publique). A l'hôpital du Mans (service du D' Delaunay), on relève, sur 58 décès
d'enfants de o à a ans, 13 décès par méningite (nous |
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ne comptons pas, bien entendu, les cas suspects de.
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2 ou autres) ;: le plus souvent, c'est vers II Mois OÙ 1 an qu'ont lieu ces décès.
Telle est la fréquence de la méningite qu'iln' ya : guère de nourrice qui n’ait perdu un nourrisson de cette maladie : d’ailleurs la seconde enfance paie un tribut encore plus lourd tant à la méningite qu'aux
autres formes de tuberculose.
Mais chez les nourrissons, cette méningite aiguë s'associe fréquemment aux convulsions ; ou même,
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celles-ci masquent les autres symptômes (forme éclamptique de la méningite », décrite par Marfan) : : ‘etles décès d’enfants de moins d’un an par « convulsions » sont nombreux, les statistiques en font foi, Sans doute, ce n’est là qu’un syndrome, qu’on, rencontre, avec une extrême fréquence, au cours de presque toutes les maladies infantiles (diarrhées cholériformes, fièvres, etc.) ; faisons de même abstraction des cas de convulsions « essentielles » qu’on rattache de plus en plus à la syphilis ; on voit alors que le plus souvent, les convulsions mortelles sont dues en réalité à une méningite tuberculeuse.
Une population fortement tuberculisée ; ua alcoolisme endémique ; unehygiène déplorable qui entraine pour les nouveau-nés des surinfections répétées et massives ; des logements exigus, humides, froids, obscurs, véritables taudis, aussi bien en certains quartiers du Mans que dans la campagne : telles sont Jes causes qui amènent chez les jeunes enfants,
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une léthalité aussi considérable, par tuberculose où méningite 9. n |
Rien de plus lamentable que la tubereulose à la campagne : sur ce seul sujet, on éerirait toute une thèse. Ni dispensaire, ni sanatorium départemental, ai salle de tuberculeux à l’hospice cantonal ; comment et où isoler ie malade cavitaire qui habite avec toute sa famille, dans un hameau, dans une ferme éloignée de tout centre ? C’est une question angoissante que bien souvent des médecins de la région nous ont posée; tandis que la lutte contre la tuberculose s'organise dans le chef-lieu (il existe au Mans un dispensaire), dans la partie rurale au contraire rien n’a progressé : et c'est un état de choses qui persistera longtemps. Voici, à ce sujel, une courte observation qui est un exemple de surpeuplement et de contamination :