OBSERVATION I
Accouchement, février 1922.
Primipare, 23 ans,.sans tare héréditaire, ni antécédents pathologiques.
À été allaitée par sa mère.
Etat général de la parturiente très bon. Enfant bien constitué très gros, pesant 4 kilogrammes.
La délivrance terminée, la femme accouchée nous demande de lui donner, pour le lendemain, une purgation pour faire passer son lait ou « tout autre remède pour enrayer » la montée du lait. Elle ne veut, ni ne peut allaiter. Comme ils sont dans une ferme-laiterie, ils ne manqueront pas de bon lait ; du reste, ses occupations ne lui permettent pas de se
consacrer entièrement à son enfant, puisqu'elle est, presque seule, chargée du soin de tenir cette ferme assez importante.
Comme j'insiste sur l’excellence de l'allaitement maternel, on me fait remarquer que le nouvaau-né est très fort, et s’élèvera bien avec du lait de vache. VU
J'ai su depuis que, les suites de couches ayant été normales, le médecin que je remplaçais insista de même pour
que l'enfant fut mis au sein ; mais vainement.