J. Labarte, Histoire des Arts industriels , Paris
J. Parmi les sculptures décoratives ainsi réunies à Constantinople, on peut citer les chevaux de bronze de Lysippe, actuellement sur la façade de Saint-Marc à Venise, qui, pendant quelques années, ont décoré l’arc de triomphe de la place du Carrousel, à Paris.
d’art nouvelle; les artistes sans doute ne furent pas à la hauteur de leurs ancêtres, mais, du moins, ils avaient sous les yeux les plus beaux modèles de l’antiquité, ils vivaient dans un pays superbe et travaillaient pour des princes éclairés et généreux; leurs œuvres se ressentirent de ces influences. Quoique nous n’ayons à les voir que dans la mosaïque, nous aurons l’occasion de montrer qu’elles n’ont rien de ce caractère que l’on s’obstine faussement à appeler byzantin.
Constantin fit décorer de mosaïques un grand nombre d’églises en Orient, et notamment celle de Saint- Georges, à Thessalonique en Macédoine; la grande coupole, divisée en huit compartiments, était recouverte d’une mosaïque, que MM. Charles Texier et Popplewel Pullan décrivent ainsi1 : « Ce sont de riches palais construits dans le style fantastique familier aux peintres de Pompéi; des portiques ornés de colonnes resplendissantes de pierreries ; des pavillons fermés par des rideaux de pampre flottant au gré des vents, ou retenus par des torsades ; des arcades sans nombre avec des frises décorées de dauphins, d’oiseaux et de palmettes; les modillons et les palmettes soutiennent des corniches d’azur et d’émeraude. Au centre de chacune de ces compositions est un édicule octogone ou circulaire, entouré de colonnes et couvert par une coupole; des rideaux en cachent l’enceinte aux regards et ses abords sont défendus par des barrières. Une lampe suspendue à la voûte indique son caractère religieux. C’est le nouveau tabernacle ou Sanctus Sanctorum des
i. Ch. Texier et Popplewel Pullan, L'Architecture byzantine. Londres, 1864.
chrétiens. Quoique la composition de l’architecture de ces tableaux soit variée, le sujet est toujours le même ; il représente un petit temple au milieu d’une splendide
PORTRAIT DE FLAVIUS JULIUS JULIAN U S PROVENANT DES CATACOMBES DE CYRIAQUE.
(Bibliothèque Chigi, à Rome.)
colonnade. A droite et à gauche de chacun de ces temples sont des personnages vêtus de toges et de chlamydes, les mains levées dans Tattitude de Tado.ration. »
C’est à Sainte - Sophie , dans les mosaïques du yie siècle, que l’on pourra juger l’école grecque; mais auparavant nous avons à examiner les ouvrages du ve siècle.
Les mosaïques chez les Francs. — l’Église de la Daurade a Toulouse. — l’Église Saint-Ambroise a milan. — Rome : l’Église de Sainte-Sabine, la basilique de Sainte-Marie-Majeure, la basilique de Saint-Paulhors-les-Murs, l’Oratoire de saint Jean l’Évangéliste a Saint-J ean-de-Latran. — Ravenne : le Mausolée de Galla Placidia, le Baptistère des Orthodoxes, la