De Rossi, déjà cité
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de l’ouverture des temples antiques; le monogramme du Christ se lit dans un tore de fleurs et de fruits i. Quelques mosaïques furent également placées à l’église et au palais de Saint-J ean-de-Latran et au Vatican.
Il est, non loin de Venise, une île déserte perdue dans les lagunes, Torcello, dont la cathédrale, Santa- Maria, renferme une étonnante mosaïque du xne siècle. Elle est placée sur le mur du narthex qui forme une surface unie, d’une grande élévation, du côté opposé au chœur. La composition met en action environ cent cinquante personnages; la moitié est vue en pied, l’autre forme la foule sur les plans éloignés. La description d'un semblable ouvrage ne peut être que sommaire. Il est divisé en six bandes superposées dont les hauteurs augmentent en allant vers le sommet; le sujet représente l’Enfer, le Paradis, le Jugement dernier, la mort du Christ et la Résurrection. La mosaïque, très compliquée, se multiplie en scènes et en personnages dont le nombre nuit à l’unité de la composition ; il semble que le mosaïste infatigable n'ait pu se lasser ; il a placé des figures partout; lorsque l’espace lui a manqué pour un personnage entier, il l’a dessiné à mi-corps ou en buste; les plus petits coins sont encombrés d'ornements et d’attributs. Les intentions de plans ne sont marquées que par une réduction du dessin, car les tons ont partout la même valeur; le style est très généralement dur; les personnages principaux ont des attitudes plus féroces que majestueuses et des gestes trop expressifs; le dessin est d’une main grecque. Quelques figures cependant sont,
ji. Voir le dessin de ce velarium, page ni.
par exception, empreintes de douceur; dans la scène de la Résurrection, Marie est vêtue d’une robe rouge, sa chevelure est cachée avec soin par la draperie, le visage est calme ; c’est déjà le type simple des xme et xive siècles. L’abside de la cathédrale offre avec le narthex un contraste frappant et évidemment voulu. La voûte demi-