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LES ROIS MAGES

(Dôme de Montreale, xne siècle.)

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certains groupes, jouent un rôle prépondérant, ont une belle tenue, simple et digne; les inégalités prouvent la collaboration des Grecs en décadence et des Latins animés déjà, quoique de loin, du souffle nouveau. L'ensemble du travail porte l’empreinte d’une œuvre hâtive; les études préparatoires n’ont pas été suffisantes et le temps a manqué pour mener à bonne fin une entreprise qui, de nos jours, exigerait un demi-siècle d’efforts. Nous avons pris, pour la gravure, le groupe des Rois mages à cheval1, guidés par l’étoile, placé dans un trumeau du cinquième rang, sous le toit du transept; ce morceau peu connu est d’une main latine. La cathédrale de Gefalu renferme aussi une intéressante mosaïque du temps.

Pendant les croisades, la mosquée d’Omar, l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem et l’église de Sainte- Marie ou de la Nativité à Bethléem furent enrichies de grandes mosaïques; les musulmans ont remplacé celles de la mosquée d’Omar par des plaques de faïence et de marbre. Il ne reste dans les chapelles du Saint-Sépulcre que quelques fragments, notamment la figure en pied du Christ; celle de la Nativité, qui date des premiers empereurs chrétiens, a été plus épargnée; nous n’avons à l’examiner qu’au point de vue des mosaïques qui la décoraient au xne siècle, soit en suivant la description écrite par M. de Vogüé2, au retour de son voyage en Palestine, soit d’après les ouvrages de Phocas3, du père

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