‹ La mosaïqueChapitre 54 sur 91 · LE DIX-SEPTIÈME · texte numérisé non relu

LE DIX-SEPTIÈME

ET

Rome : La basilique de Saint-Pierre, la fabrique pontificale du Vatican. Les mosaïstes Muziano, Rosetti, Marcello Provenzale, Calendra, les Cristofari, les COCCHI, ToRELLI, ZuCCA, LaMBERTI, CoLUxMBO, Ottaviani, Conti, Regoli, Brughi, Fiani, Manenti, Gessi, etc.; les peintres : Muziano, Vecchi, Nebbia, Cesari chevalier d’ArPIN, P. DE CORTONE, A. SACCHI , LANFRANC, VaNNI, ROxMANELLI, Roncalli, Abbatini, C. Maratti, Camuccini, etc. ; l’église de San Cesareo.

La basilique de Saint-Pierre, à Rome, résume les genres de mosaïques pratiqués pendant le xvne et le xvme siècle; en décrivant la décoration de ce temple, nous faisons Phistoire de Part qui nous occupe, durant cette période, et celle de Patelier célèbre, officiellement nommé : la Révérende fabrique pontificale de mosaïque.

Depuis le commencement des ouvrages de mosaïque, qu’on peut fixer à l’année 1 576, il n’y eut, jusqu’en 1727,

aucun atelier officiel proprement dit; le directeur des travaux réunissait des mosaïstes épars dans les ateliers particuliers qui existaient alors à Rome et à Venise, il les formait en équipes et leur confiait à forfait la décoration d’une partie du monument; l’œuvre terminée, l’équipe était dissoute et les mosaïstes qui en faisaient partie étaient ou non rappelés selon les besoins. Les travaux se firent ainsi, sous la direction principale de Muziano de Brescia (1528-1592), de Marcel Provenzale de Cento (1575-1639), de G. Calendra (1589-1648), de Fabius Cristofari et de Gessi; en 1727, Pierre-Paul Cristofari, fils de Fabius, avait été nommé par Benoît XIII, surintendant de l’atelier pontifical, qui eut dès lors une existence régulière, mais avec des crédits variables selon les crises que la papauté eut à traverser. L’atelier fut primitivement installé dans un local, près de la chapelle Grégorienne, puis au rez-de-chaussée du palais du cardinal-archiprêtre de Saint-Pierre, derrière la sacristie actuelle; par ordre du pape Pie VI, il fut transporté dans la Fonderia, bâtiment ainsi nommé parce que le chevalier Bernin y fit fondre la célèbre chaire de Saint-Pierre; de la Fonderia , il passa au palais de l’Inquisition et, de là, au palais Giraud, dans le Borgo-Nuovo; enfin, en 1825, Léon XII l’établit au palais du Vatican même, dans la cour Saint-Damase, où il se trouve encore aujourd’hui. La période la plus importante de l’atelier fut celle de P. -P. Cristofari; il eut pour collaborateur A. Mattioli , chargé du laboratoire; pressé par la nécessité de fournir des smaltes très variés, Mattioli trouva des recettes nouvelles, notamment celle d’un pourpre qui a pris son nom; c’est une

magnifique couleur, d'une profondeur et d'une chaleur de tons qui n'ont pas été égalées. Administrativement, l'atelier dépend de l'économat de la révérende fabrique

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