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MOUVEMENTS RESPIRATOIRES ANORMAUX

blement la même dans les deux moitiés du tracé. On s'étonnerait souvent de la frappante concordance des rapports résultant de cette comparaison, si l'on n'avait vu, dans les expériences faites sur les mouvements du cœur, des exemples nombreux de la régularité d'une fonction de la vie organique. Comme les caractères les plus intéressants de la respiration sont la fréquence et le rhythme, c'est-à-dire la durée relative des inspirations et des expirations, commençons par étudier ces deux caractères.

Iiifluenceis qui modifient les caractères de la respiration.

A. Influence de l'étroitesse des voies respiratoires. — Si l'on inscrit comparativement les mouvements qu'on exécute en respirant librement, la bouclie enlr'ouverte, et ceux qui se produisent lorsqu'on se condamne à respirer exclusivement par un tube plus ou moins étroit, on voit que le second tracé diffère du premier par la fréquence, l'amplitude, le rhythme et l'altitude. Plus le tube employé est étroit, plus on voit s'accuser les diiférences qui existent entre le tracé obtenu et celui que donne la respiration libre. Dans la figure 214, le tracé A est obtenu par la respiration normale ; le tracé 0,, par la respiration à travers un tube étroit. -Quelles sont ces différences, et à quoi sont-elles dues ? C'est ce que nous allons examiner.

Fréquence. — L'étroitesse des voies respiratoires diminue la fréquence de la respiration.

Ce ralentissement de la respiration,. produit par les résistances au passage de l'air, concorde avec celui que nous avons signalé autrefois à propos de la circulation cardiaque, lorsque nous avons montré que le cœur ralentit ses mouvements si le sang qui s'en échappe rencontre un obstacle à son passage. Ce ne sera pas le seul point de rapprochement que nous rencontrerons entre la circulation et la respiration, ces deux fonctions si intimement liées et qui réagissent sans cesse l'une sur l'autre.

Amplitude^. — L'amplitude de la respiration augmente sous l'influence d'un obstacle au passage de l'air.

1. En divisant la somme de toutes les amplitudes par le nomhre des rcspiralions, on obtient la moyenne amplitude d'une i-ospiialion.

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