‹ La municipalité de Brest de 1750 à 1790Chapitre 61 sur 120 · FONCTIONNAIRES MUNICIPAUX · texte numérisé non relu

FONCTIONNAIRES MUNICIPAUX

à partir de 1780, à 1.200 livres par an<4). En L782 on ajoute même une gratification extraordinaire de 600 livres pour le commis-greffier (2). Puis, pendant les années 1785-80-87, le greffier ne touche rien, et, en 1788, on lui doit quatre années de gages. C'est que l'intendant, en 1785, a voulu diminuer de moitié ses appointements ; la communauté a réclamé en faveur de son excellent grenier Le Bronsort, et la requête, sans doute égarée dans les cartons de l'intendance, n'a pas encore reçu de: réponse. La communauté la renouvelle en juin 1788, demandant à l'intendant d'autoriser le payement de 4.800 livres dues au greffier W. Enfin, le 4 mars 1789, l'intendant accorde 1.200 livres de gages en temps de guerre, 800 livres en temps de paix, et Le Bronsort reçoit 3.667 livrés (*).

L'avocat du roi de la communauté reçoit 40 livres de gages par an, mais nous avons déjà vu que sa charge est acquise par la ville en 1773 (&). Le dernier titulaire était mort l'année précédente, et ces 40 livres figurent pour la dernière fois aux comptes du miseur pour 1771.

Nous avons déjà longuement parlé de Bergevin, avocatconseil de la communauté ; il reçut 400 livres en 1757 ; 600 livres en 1762 pour cinq années de services à raison de 120 livres par an, et, à partir de 1763 jusqu'en 1775, 600 livres par an. Enfin en 1779 il accepta 1.200 livres pour les années échues et non payées de ses gages, et ne reçut plus rien de la communauté.

La communauté est chargée, concurremment avec le sénéchal, de la police de la ville. De ce chef elle est astreinte à payer un certain nombre de fonctionnaires. Le plus rétribué est celui de ses membres à qui elle délègue ses pouvoirs judiciaires ; elle commence en 1777 par lui verser 1.200 livres, portées l'année suivante à 1.400 livres, et à partir de 1779 à 1.800 livres par an (fi). Pour assurer l'ordre, la communauté

(1) Arch. mun. de Brest, BB. 24, fol. 50.

(2) Arch. mun. de Brest. BB. 24, fol. 137.

(3) Arch. mun. de Brest, BB. 85, fol. 177.

(4) Arch. mun. de Brest, CC. 127. Compte de 1788.

(5) Arch. mun. de Brest, BB. 22, fol. 191. 10 'août 1773.

(6) Arch. mun. de Brest, BB. 23, fol. 177. 15

dispose de quatre sergents de police, quatre archers de ville et deux gardes-quais. Les quatre sergents de police reçoivent chacun 200 livres par an, les quatre archers de ville chacun 300 livres, et les deux gardes-quais chacun 150 livres. Avant 1758, les archers de ville, au nombre de deux, recevaient seulement chacun 180 livres, mais la communauté, considérant que leur besogne, accablante surtout en temps de guerre, ne leur permettait pas d'avoir d'autre moyen de subsister, en nomma deux de plus et porta leurs gages à 300 livres W. La communauté se montre d'ordinaire bienveillante envers ces humbles serviteurs. Elle demande et obtient en 1780 une gratification de 100 livres pour chaque archer de ville (2>, et elle renouvelle souvent de semblables générosités^). Même conduite à l'égard des sergents de police qui reçoivent pendant la guerre d'Amérique un supplément total de 1.100 livres. Les gardes-quais ne reçoivent que leurs gages, mais ils sont moins chargés de besogne, et cumulent leurs fonctions avec d'autres W.

Quand l'âge empêche ces employés de continuer leurs services, la communauté leur sert une pension égale au montant de leurs gages <5). Il y a ainsi de 1780 à 1788, toujours un ou deux archers de ville pensionnés, et un sergent de police l'est de 1780 à 1788. C'est une dépense supplémentaire de 600 à 800 livres par an.

La communauté n'avait primitivement qu'un tambour à 20 livres par an. Celui-ci, devenu infirme, cessa ses fonctions en 1758, et le maire nous paraît s'être alors trouvé bien embarrassé. Il a eu recours à Vincent Portier, dit La Tulipe, qui a

(t) Arch. mun. de Brest, BB. 20, fol. 3.

(2) Arch. mun. de Brest, BB. 24, fol. 44. 9 avril 1780.

(3) En 1782, gratification de 250 livres pour chacun. En 1783, les» archers, surchargés de besogne à cause de la guerre, reçoivent chacun 150 livres de gratification, et la communauté en nomme un cinquième pour les aider. En 1785 et 1786 elle leur distribue encore 600 livres.

(4) Jean Percherin est garde-quai (150 1.), archer de ville (300 1.), héraut (30 1.) et concierge de l'hôtel de ville (20 1.). Il gagne en tout 500 livres.

(5) Cf. Dupuy, art. cit., p. 117, et Arch. mun. de Brest, BB. 20, fol. 135 et 136.

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