‹ La Municipalité Lyonnaise: Sous l'Ancien RégimeChapitre 11 sur 32 · DS EE · texte numérisé non relu

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cour pour intervenir en faveur de la ville. Il existait, même à Paris, un agent spécial et permanent chargé d'obtenir le plus de faveurs royales pour Lyon. Voici l’opinion d’un de ces derniers, que nous avons trouvée dans une lettre écrite par lui au Consulat. Il s’agit d’un Lyonnais célèbre en son temps, Henri de Gabiano. Le Consulat voulait qu’il fit opposition à un édit, il lui répondait : « Que veuillez ou non, vous serez contraints à fléchir la tête et plier le ccl pour supporter et endurer tout ce qu'il plaira à Sa Majesté ordonner (1). »

Ces quelques faits nous montrent bien que tout le monde, même les conseillers-échevins, ne se méprenaient plus sur les intentions royales. Il était désormais inutile de résister. Tout espoir ne paraissait cependant pas perdu pour le Consulat qui, sous la Ligue, tentera de recouvrer son ancienne indépendance.

La période, que l’on appelle celle des guerres de religion, fut encore l’occasion pour le roi d'intervenir directement dans les affaires de la ville. Protestants et catholiques se disputèrent pendant longtemps les sièges consulaires. En 1565, Charles IX profita des querelles intestines qui divisaient notre ville pour faire lui-même les élections. Il retint, parmi les anciens conseillers, trois catholiques et deux calvinistes et nomma, /uimême directement (2), comme nouveaux conseillers, cinq catholiques et deux calvinistes. Il leur donna enfin le nom de conseillers-échevins qu'ils devaient conserver

jusqu’en 1595.

(1) Archives municipales, "AA, 31, lettre 26, in fine. (2) Chappe, X, 64.

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