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LE PRÉJUGÉ TRIOMPHANT

(léqekdb bretonne)

A Landemeau, en Bretagne,

II était un vidangeur

Qui n'avait pas de compagne

Et cherchait une âme sœur.

V nVamassait la matière

Qu' chez les ducs et les marquis

A caus' que sa bonbonnière

Possédait un chic exquis...

C*était un^ tonn* pas mouchique, C'était un girond tonneau, L*anderlique, Tanderlique, L*anderliqu* de Landerneau!

Vidangeant dans un' famille Qui comptait des mass's d^ateux.

Il aperçut la jeun*fille Qu'allait justement aux lieux.

A l'instant, il s'éprit d'elle; Il revint; il lui parla...

Lefifi plut à la belle; Un même feu les brûla !

Chaqu' soir — c'était idyllique — Passait devant le château, Uanderlique, l'anderlique, L'anderliqu' de Landerneau I

Un beau matin^ dès Taurore,

Le vidangeur tout tremblant

Au pèr' qui dormait encore

Alla demander son enfant...

Mais, plein d'pré jugés étrange',

Le pèr' dit : « Loin d'moi ! bien loin !

Metf ma fiU* dans la vidange ?

J'n'en éprouv' nuU'ment l'besoin !

Je n'veux pas — et je m'en pique — Orner d'mon blason si beau L'anderlique, l'anderlique, L'anderliqu' de Landerneau ! »

56 LA MUSff A BIBI

LVidangeur, la mort dans l'âme^ Sentit qu*par les préjugés De ce pèr* vraiment infâme, Ses jours dVaient être abrégés..* Il ouvrit sa bonbonnière Où Tespace apparaissait noir.

Et, la tête la première, S'y jeta de désespoir

Destiné mélancolique.

Cet amant eut pour tombeau Uanderlique, Tanderlique, L'anderliqu' de Landerneau \

Mais Tamant défunt se venge...

Car dans Tmanoir depuis lors.

Chaque nuit, des sons étrange' Roulent dans les corridors.. • On reste pàP, sans haleine, En entendant tout à coup Comm' le bruit d*un* voiture' pleine Qui se vidVait par un bout!

On entend, chose* fantastique !

Dans les couloirs du château, L*anderlique, l'anderlique, L*anderliqu' de Landerneau 1

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