‹ La muse au cabaretChapitre 114 sur 139 · LA FETE DU SOLEIL · texte numérisé non relu

LA FETE DU SOLEIL

La fête aura lieu sur la deuxième plate-forme de la Tour Eiffel. Nos astronomes y passeront la nuit et salueront le Soleil à son lever, etc.

J'allai donc de mon pas rapide, Interwiever, pour mon journal, Flammarion, notre intrépide Astronome national.

L'heure me semblait opportune.

C'était le soir. Je le trouvai En train de farfouiller la Lune De son télescope éprouvé.

Avec une grâce parfaite Il m'accueillit : a Ah ! ah ! fit-il, Vous venez encor pour... la fête?

Vous me trouvez bien puéril?...

<( C'est vous, laissez-moi vous le dire. Qui n'êtes du tout sérieux.

En vérité, je vous admire.

Et quoi ! vous voilà furieux,

u Parce que, depuis des semaines, Le Soleil ne s'est pas montré I Mais, malheureux énergumènes, Doit-il donc luire à votre gré?

m Vous autres, terriens, en masse,.

Vous ne vous doutez pas que si Le Soleil vous lait la grimace.

C'est pour les raisons que voici :

Au temps heureux des premiers âgesr C'était un dieu des plus puissants, Ayant ses pontifes, ses mages, Dont il subodorait l'encens.

Et, pour se le rendre propice, Chaque matin, au point du jour, On lui offrait des sacrifices Avec des prières autour.

Aujourd'hui, mufles que vous êtesr Vous le traitez comme un hébreu.

Alors, il choisit ses planètes, Et vous néglige quelque peu.

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