‹ La muse au cabaretChapitre 115 sur 139 · LA FETE DU SOLEIL · texte numérisé non relu

LA FETE DU SOLEIL

Cette fête est donc ordonnée Pour vous le rerendre flambart, Oui. Je veux qu'il ait sa journée, A l'instar de Sarah Bernhardt.

Le vingt el un juin, dès l'aurore, Au mitan de la Tour Eiffel Dès que nous le verrons éclore, Nous nous écrierons : c'est Blonde! !

Et moi, coiffé d'un « pschent » énorme, Selon les rites coutumiers, A la deuxième plate-forme Je sacrifierai trois béliers.

Puis je ferai, pour l'assistance, Après quelques libations, Une petite conférence, Avec maintes projections.

Revenus sur la terre ferme, Un chœur de mille exécutants Nous régalera dur et ferme, D'une cantate de Rostand;

Enfin, pour corser le programme. Nous irons dans un cabaret, Songer au salut de notre âme.

En buvant quelque bon clairet. »

— Mais, pardon, lui dis-je, cher maître Qu'arrivera-t-il, dans le cas

Où, pour votre fête champêtre Le Soleil ne paraîtrait pas?

— A la guerre comme à la guerre.

On s'en passerait, c'est certain.

Au surplus, nous ne risquons guère En emportant notre « pépin. »

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