‹ La muse gauloiseChapitre 30 sur 60 · SAINT PAVIN · texte numérisé non relu

SAINT PAVIN

Sonnet

Detix braves, mais différemment, De taille et de mine peu fière, A l'envi, pressent fortement Une place sur la frontière.

Par devant vigoureusement, L'un veut enfoncer la barrière ; L'autre, attaquant plus finement, La veut surprendre par derrière.

L'un et l'autre de ces rivaux Ont si bien poussé leurs travaux Qu'elle est en état de se rendre.

On dit même qu'elle a traité.

Et qu'elle n'a pu se défendre D'ouvrir d'un et d'autre côté.

Ca liste

Caliste, propre et bien frisée, Forçant l'ordre de son de?tin, Po-ur me venir voir un matin.

S'était en page désniisée.

La petite assez avisée, Craiguait qu'eu jupe de satin, A son teiut délicat et fiu, La porte lui fut refusée.

A l'aspect de ses doux appas, J 'arçai, je ne me défends pas ; Mais elle parut si gentille,

Que pour la sauver du soupçon.

Je la traitai, comme une fille Qui voulait passer pour garçon.

t 'î '^ Sonnet

Après deux ou trois mois d'absence, Le V... plus mol que du coton, Je fus hier où Jeanneton M'attendait avec impatience.

Là, pour forcer mon impuissance.

Tout d'abortf je lui pris le en Et, sans faire plus de façon, Je la f..t.s, comme je pense,

Jeanneton, pour recommencer.

Sollicitait mo-n v... d'arcer ; Mais trompant son attente vaine.

De dépit de le voir rendu,

Mê dit : ce Vraiment, c'est bien la peine

De vous avoir tant attendu ! »

Sonnet

Jeanne, qui fait, comme je crois.

Un autre métier que de coudre, Voidait à Jean donner sa foi.

Et craignait Jean coanme la foudre.

Pour rétrécir vous savez quoi, Sa mère cherchait de la poudre.

Quand la petite vint chez moi.

Ne sachant à quoi se résoudre.

En homme habile et fort adroit.

Je la pris soudain par l'endroit Qui peut se resserrer sur l'heure.

Mais Jeanne en soupirant, me dit :

(( Jean est moins à craindre, je meure, Que n'est ce remède maudit ! »

Sonnet

Alix, étant sur le retour

De son âge déjà passée,

Avait banni de sa pensée

Tout dessein de faire l'Amouf.

Alors qu'un bougre de la Cour Pour son fils «ut l'âme blessé^i

Et l)..sa d'une chaude ar&ée,

(]c Migiioîi plus beau que le jour.

Lu Nature ne s'en put taire El celle généreuse iiière, Oiii jaiiiais ne craignit de v....

S'écria lui livrant bataille :

« Prends mon c..., laisse-là mon fils,

Il m'est plus cher que mes entrailles ! »

Madrigal

Apprends l'état où je me vois, Tircis : Alidor vient chez moi, Et nous vivons de telle sorte, Que si je n'étais tout perclus.

Ayant cent fois pris ce qu'il porte.

J'aurais déjà fait beaucoup phis. Pliilis, moins belle, et plus à craindre Que n'est cet aimable garçon.

Sans se muer, ni me contraindre.

Me le fait faire à sa façon.

Ali ! Tircis, que je suis à plaindre ! Je ne puis plus f..tre qu'en en.

Il n'y va pourtant rien du vôtre :

J'arce pour run, quand je f..a l'autre.

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