‹ La musique à l'égliseChapitre 13 sur 75 · MUSIQUE MONDAINE · texte numérisé non relu

MUSIQUE MONDAINE

trine qui découle incessamment de l'enseignement de l'Église; il y a dans cette expression un élan de l'âme perpétuellement en rapport avec le monde supérieui'. D'autre part, la musique mondaine, fondée sur la tonalité mod'erne, s'est développée d'une manière analogue au développement du sentiment de l'individualité humaine, mû par l'esprit de liberté.

Tous les historiens de la musique ont reconnu que les tonalités des peuples sacerdotaux étaient graves , austères, comme le caractère de leurs langues, comme leurs lois et leurs mœurs; ils ont reconnu aussi que ces tonalités se modifiaient lorsqu'une cause quelconque venait porter la perturbation dans leurs coutumes et leur langage. On sait combien fut sévère la législation des Chinois touchant la musique : « Ceux, disaient-ils, qui veulent jouer du ché doivent avoir les passions mortifiées et l'amour de la vertu gravé au fond du cœur; sans cela ils n'en tireront que des sons stériles et qui ne nous toucheront pas'. » a Veut-on savoir, continuaient-ils, si un royaume est bien gouverné, si les mœurs de ceux qui l'habitent sont bonnes ou mauvaises; qu'on examine la musique qui y a cours \ » A ce sujet, citons une page remarquable de M. Fétis :

« Platon, ainsi que les philosophes les plus célèbres de la Chine, considérait la simplicité des mœurs et le calme des passions comme le fondement le plus solide du maintien de la constitution et de la tranquillité d'un royaume ou d'une république. Or, il est de cer-

^ Résumé, p. lix.

^ Description générale de la Chine, par l'abbé Grosier, ch. 8, liv. IV.

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