ET LES ESPRITS IRRÉLIGIEUX
La question de la musique religieuse est une de celles que chaque événement musical un peu important remet à l'ordre du jour. Il suffit, pour s'en convaincie, de jeter un regard sur les vingt-cinq dernières années. Les exercices de l'école Choron, les concerts du Conservatoire, les Concerts historiques de M. Félis , les séances de M. le prince de la Moskowa, certaines solennités dans les églises , et môme l'apparition de certains chefsd'œuvre sur notre scène lyrique, tels que la Muette, Robert, les Hufjuenots, le Prophète ont successivement ranimé les discussions à ce sujet. Aujourd'hui que le pour et le contre ont été débattus de mille manières, que les opinions les plus tranchées dans un sens comme dans l'autre, les opinions intermédiaires, les systèmes mixtes et de conciliation ont pu se faire jour, la question est-elle plus avancée? nous acheminons-nous vers une solution? La réponse n'est pas aisée.
C'est que les mots de musique religieuse, de musique sacrée, n'exprimant aux yeux de bien des gens qu'un de ces besoins vagues dont chacun a plus ou moins la