‹ La musique à l'égliseChapitre 50 sur 75 · LA MESSE DE ROSSINI · texte numérisé non relu

LA MESSE DE ROSSINI

ainsi garrottée de force sur un texte liturgique quelconque, peu importe que la langue soit torturée, la prosodie sacrifiée, l'accentuation violée, le rhythme brisé, l'accord du langage et du chant foulé aux pieds; tout cela n'est que secondaire, et ne vaut pas la peine qu'on s'en occupe.

Les choses d'ici-bas ne me regardent plus.

Il ne reste qu'une harmonie « merveilleuse , » toute bénie et « sanctifiée » par le texte sacré !

Eh bien , on a trouvé le moyen de renchérir encore sur les Concerts spirituels. C'est ce que nous verrons dans un prochain article.

Septembre 1859.

La Messe de Rossini. — Les Cantiques duP.J. Brtjdayiie.

J'ai dit, en terminant un précédent article, que les Concerts spirituels publiés à Avignon en 1835 avaient été dépassés par une production plus étrange encore. Usent été dépassés en effet, et de beaucoup, par la Messe de Rossini, mise au jour il y a quelques années par ce spirituel, mais trop jovial Castil-Blaze , qui semble avoir voulu couronner sa carrière d'arrangeur par l'arrangement le plus inouï qu'on puisse imaginer, comme s'il avait juré de se porter un défi h. lui-même.

Je ne ferai qu'indiquer les principaux morceaux de cette Messe de Rossini. Le Kyrie est sur la marche et l'entrée d'Otello. L^Gloria débute par le choeur d'introduction du même ouvrage qui fournit encore quel-

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