‹ La musique à Paris, 1894-1895 -[1898-1900]Chapitre 4 sur 15 · Ces séances furent finalement reportées à l'hiver · texte numérisé non relu

Ces séances furent finalement reportées à l'hiver

des Péri, des Rossi, des Lotti, des Caldara, jusqu'aux compositeurs contemporains tels que MM. Chausson et Debussy (on s'étonne à bon droit que parmi ces derniers ne figure pas le nom de Gabriel Fabre). L'entreprise est heureuse et paraît devoir être heureusement conduite, puisque dès cette première séance nous voyons apparaître, en dehors des noms déjà cités, ceux de Bach, Hœndel et... Rameau, ce qui fait assurément honneur à M™^ Mockel.

Le dimanche suivant, au Nouveau-Théâtre, avait lieu une séance d'orchestre à laquelle nous avons vivement regretté de ne pouvoir nous rendre. Cette séance, organisée par M. Albéric Magnard, était exclusivement composée d'oeuvres de ce jeune compositeur. Et, à coup sûr, il est intéressant d'entendre une suite d'œuvrès où figurent deux Symphonies, une Ouverture et plusieurs Poèmes en musique. Sans doute il ne se passera pas longtemps avant que nous ayons l'occasion de reparler de ces œuvres, dont l'une, le Nocturne, nous fut déjà révélée, l'an passé, aux Concerts Colonne du jeudi.

Le jeudi 18 c'était, au Trocadéro, le concert annuel que M. Albert Mahaut consacre à l'œuvre de César Franck. Nous avons noté l'an passé le succès du précédent. Cette année le

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succès était encore augmenté par la présence des chanteurs de Saint-Gervais qui, réunis aux chœur de l'Institution des jeunes aveugles, ont exécuté toute la Messe du Maître. — Le même soir, troisième séance de MM. Firmin Touche et Louis Aubert. C'est à propos de cette séance que M. Gaston Carraud faisait, dans la Liberté^ ces très justes réflexions. «... Les petits concerts font souvent davantage c[ue les grands pour notre jeune école. C'est ainsi... que nous venons d'applaudir, à côté de la sublime Sonate de Franck, un très remarquable Quatuor de M. Henri Rabaucl, dont l'adagio est d'une pureté d'inspiration tout à fait émouvante et exquise. » Nous ajouterons qu'à ce même programme figuraient les noms de Saint-Saëns, Fauré, Ch. Lefebvre, etc.

Nous arrivons maintenant à la dernière séance d'Armand Parent. Séance entièrement consacrée à Brahms : Quintette, Sonate, Trio, rendus avec la conviction et la chaleur que cette association. Parent, Lammers, Denayer et Baretti, apporte à l'exécution des œuA^res de ce B... n° 3 comme on l'appelle en Allemagne. Quelques lieder nouvellement traduits permettaient aux fanatiques de continuer à « découA^rir » le maître, en même temps que pouvaient se renseigner ceux

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qui, suivant le mot amusant de l'Ouvreuse, aimeraient presque autant qu'on s'applique à le « recouvrir )>.

Et vous croyez que c'est fini? Mais pas du tout, je m'aperçois d'abord que j'ai omis le premier concert de la Société des Instruments anciens. Mais oui, le 16 mai, ces Messieurs, ce dont il faut les louer, ont exécuté plusieurs pièces de Rameau, tant en concert que pour clavecin ; et avec le concours de M^'^ Marcella Pregi, ils ont fait connaître à leurs abonnés la cantate Diane et Actéon. il faut noter cju'aux noms des maîtres anciens déjà connus, ils en ont ajouté quelques autres plus ignorés, tels, ceux de Ariosti, Simon Ives, Veraccini.

Enfin, dans la dernière semaine, nous avons la deuxième séance de cette dernière société (23 mai) et nous clôturons par la Société Nationale (27 mai).

Nous reviendrons sur ces concerts ; nous avons voulu seulement montrer par cette énumération combien cette fin de saison est chargée, et combien les virtuoses gagneraie-nt à échelonner leurs séances à dater du mois d'octobre au lieu de toutes les accumuler dans les mois de printemps.

1*^ juin.

KTUDE D'ENSEMBLE

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