‹ La musique arabeChapitre 3 sur 14 · RÉ HR · texte numérisé non relu

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gieuse du Moyen-Age, pendant que se déroulaient de belles discussions académiques pour établir Pauthenticité de fragments d’hymnes grecs, pendant que les œuvres des précurseurs et des musiciens de la Renaissance ressuscitaient de leurs tombeaux, la musique arabe, malgré son auréole historique, ne tentait personne.

On n’ignore cependant pas que la musique a toujours joué un rôle considérable dans la vie des peuples musulmans. Cest une chose acquise que, dans les fêtes privées ou publiques, dans la plupart des circonstances de l’existence des souverains et des particuliers, aux heures de joie comme aux heures de deuil, là musique était . chargée d'exprimer les sentiments du peuple arabe.

Aux jours de vie simple et patriarcale, c’est au chant lentement rythmé des chameliers que les caravanes déroulent dans le désert sans ombre leurs longues files mouvantes. « Les quatre pas lourds de la marche du chameau forment la mesure (1) et l'alternance des syllabes brèves et longues de la langue parlée combinées avec les temps successifs de cette mesure créent le hida du bédouin primilif, ancêtre lointain de la musique arabe.

Quand les Arabes du Sinaï rencontrent une source après un long voyage, ils la saluent par un chant de joie, comme le rapporte Saint Nil, l'ancien préfet de Constantinople. Quand la reine Mavia triomphe des Romains de Palestine et de Phénicie, l’armée entonne un chant de gloire (?). Et sous la tente, aux longues heures de torpeur, le

(1) Clément Huart, Littérature arabe. Paris 1902, p. 4. (2) Clément Huart, ouvrage cité, p. 7.

s) jeune eus se taille ie un roseau une flûte rudimentaire, nous s. Fee Li rappelant le vers de Lucrèce (1) : ù 4

FR y Per loca pastorum atque otia dia

__ etil jette dans l'air quelques sons frêles et menus, doux à entendre dans le grand silence des vastes plaines et dans la solennité des espaces désertiques. Ainsi cet être fruste satisfait son SE de posts

Plus tard ce sont les fêtes merveilleuses des califes de Dane BE de ce cdd les réjouissances fastueuses de la gentilité des Maures À 1 d'Espagne. <

Toujours et partout, la musique apparait bien à sa place et à son rôle, dans la vie sociale de l'Islam. j {

Avec le développement de la civilisation, le discrédit qui pesa un moment sur les musiciens s’efface vite. Les souverains donnent l'exemple. [ls appellent à eux les artistes les plus célèbres, les cou vrent d'honneurs et de présents, les font asseoir à leur table, se complaisent en leur compagnie et entendent même, en chantant et. jouant avec eux, honorer l’art musical. | | 4

Rappelez-vous seulement l'histoire de Docte Sympathie, , cette Es. jeune fille extraordinaire dont Schaharazade raconte la stupéfiante érudition (2. Quand Sympathie a mis à courtla science des docteurs,

quand elle a répondu aux questions les plus subtiles et étonné l'as. + ee | | sistance ee et la profondeur de son savoir ; quand elle

dir (A) De natur rerum, lib. V. LS Dre (0) Les mille et une nuits, traduction du Docteur Mardrus. Tome VI.

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