‹ La musique aux Pays-Bas avant le XIX ̊siècle. Documents inédits et annotés. Compositeurs, virtuoses, théoriciens, luthiers; opéras, motets, airs nationaux, académies, maîtrises, livres, portraits, etc.; avec planches de musique et table alphabétiqueChapitre 49 sur 60 · J LJ · texte numérisé non relu

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perdondoci

Les œuvres de M"" la comtesse de Looz doivent être rares. Nous n'en avons pu nous procurer qu'un seul exemplaire, qui suflil, croyons-nous, à sa glorification comme claveciniste.

M. Weckeriin reproduit, dans ses Musidana, une lettre adi-e.ssée de Hambourg, le â février 1802, par le célèbre

Du8sek« à réditeor Plejel, à Paris, et où fl loi demande, & titre d'obligeante amitié, de Tooloir puMier un concerto de • Madame de Lannoy, » ourrage qu*U juge « fort brillant et pas difficile. » Nous doutons que cette composition ait vu le jour ; du moins, elle ne se troure mentionnée nulle part.

TRAZEGNIES (Fa. P.), compositeur pour le clavecin, au ivffl« siècle.

Sous ce nom, nous voyons, dans un cahier manuscrit rencontré en Flandre, un Presto^ dit « œuvre troisième », et dont les premières mesures sont:

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Gela se déroule comme un écheveau de fil, en tournoyant toujours dans la même idée, sans modulations comme sans hardiesses de traits. Gela est mince, pauvre, faible. La basse se répète en triolets, ou effectue les batteries consacrées, si elle n'arpège pas !

Nous avons cru devoir signaler ce fragment de sonate, parce qu'il émane d'un artiste portant un grand nom, et qui appartient à toute une famille de musiciens, la plupart très-distingués. On a vu, au tome deuxième de ces recherches, Six divertissements pour le clavecin^ publiés à Liège, vers la fin du xvin< siècle, sous le nom de F.-J. De Trazegnies. Y a-t-il, pour l'auteur de nolve presto, une erreur de copiste, et doit-on lire, au lieu de Fr.-P., F..-J. ? Les divertissements ne sont guère plus méritoires que le presto, de façon que la méprise s'explique assez bien de ce côté.

En 1727, apparaît, dans les comptes de la cathédrale d^Anvers, un Chrétien Trazignies, comme organiste ; puis, en 1759, surgit un Frans Trazegnies, en la même qualité. S'agit-il ici de Gommaire-François De Trazegnies, qu'un

document authentique, publié par nous, fait nattre à Gramroont ? Le matlre était, en 1742, suivant ce document, le principal organiste de la cathédrale (1). On a vu, plus haut (2), que cet artiste, après avoir rempli, à diverses reprises, les fonctions de son père, Chrétien De Trazegnies, en obtint, le 24 septembre 1787, Tinvestiture définitive. Pour l'assimiler à notre artiste actuel, il faudrait retourner les noms de baptême, et transformer le 6 de Gommaire en P. Évidemment il est nécessaire de laisser la lumière pénétrer dans le chaos de cette généalogie, et de s*abstenir, pour le moment, de toute attribution trop hasardée, qui n*aboutirait qu*à embrouiller davantage la question.

Les catalogues de Le Menu et de Boyer, à Paris, mentionnent, comme œuvre deuxième de F.-J. De Trazegnies, en la colonne des « sonates de clavecin avec ou sans accompagnement, » six divertissements, qui, comme l'œuvre VI de Vanden Bosch, doivent avoir vu le jour vers 1772. Après avoir pris inspection de l'ouvrage, dont le titre exact est : Six divertissements pour le clavecin, composés par F,'J, de Trazegnies, organiste de Féglise paroissiale de Sainte-WaUmrge d Anvers, OEuvre second. Gravés par Gérardin ; nous oserons affirmer que, s'il y a progrès, à partir de la publication de l'œuvre première, ni forme, ni fond, ne peuvent faire envisager l'auteur comme un artiste dont il y ait lieu de tirer grande vanité.

FROMONT (H.-J.), organiste et carillenneur à Bruges, à la fin du xviu» siècle. Froment, qui jouissait d'une glande réputation comme virtuose en Flandre, a composé, dit-on, beaucoup de sonates pour le clavecin. Après bien des recherches, nous n'avons pu mettre la main que sur un Livre de Carilioen, contenant plusieurs ariettes, duo et ouvertures, apar tenant et à V usages de H.-J. Fromont, organist et carilioneur de Bruges, Pan feflîacé).

(4) Mufique aux Payt-Bas, t. U, p. 407, 408 et 409. (9) Page 397.

Ce cahier in-P*, M. S., contient soixante-treize morceaux pour carillon, la plupart tirés des opéras-comiques français de la deuxième moitié du xviii* siècle, à laquelle appartient aussi le recueil.

En Tabsence de toute œuvre pour clavecin portant le nom de Fromont, voici une série de spécimens d'arrangements où il est permis d'apprécier, par voie d'induction, rinstruction musicale du musicien. Cette instruction nous paraît assez bonne, à en juger par cette collection de morceaux écrits à 3 parties ( parfois à 4 ), ob rarement les règles de Tharmonie sont violées, mais où le fin goût manque. L'auteur y joint des variations de son crû, et les termine brillamment par des traits de virtuosité qui annoncent un carillonneur di primo cartello.

Les variations qu*il a appliquées au thème psalmodique du Tantum ergo, sont au-dessous du médiocre. Le vrai plain-chant, répétons-le, était délaissé, dans les églises, pour les ariettes italiennes.

Fromont succéda, dans l'emploi de carillonneur de la ville de Bruges, au célèbre Adrien Leemans ou Lymans, et eut, à son tour, pour successeur, Dominique Berger, virtuose habile et compositeur éminent, qui a fait Tobjet d'une notice particulière dans notre travail : Mtdires (le chant et organistes de Saint-Donatien et de Saint-Sauveur à Bruges^ etc. (1).

LEBLÂN (P.-J.)» carillonneur de la ville de Gand. Cet artiste n'est connu que par un ouvrage pour le clavecin, qui fut mis aux enchères en 1816, à la vente de Vandeu Poêle, à Gand, en compagnie du traité de musique de Vander Elst, auquel il était joint par une reliure commune. Cet ouvrage est le suivant : Livre de clavecin^ par P.^J, LeBIan, carillonneur delaville de Gand, in-4*» (2). Les bibliographes de jadis, peu scrupuleux dans leurs descrip-

li) Publié encelliboration de M. Vinde Casteele.

(9) Vamder Haeciien, Bibliographie gantoise, 1. 11, vfi i349.

lions, omettaient facilement le lieu et la date d'impression des ouvrages qu*ils mentionnaient. Ces deux renseignements indispensables manquent à l'information fournie par le catalogue Vanden Poêle.

Il nous est permis, heureusement, de suppléer, par une autre indication, à cette regrettable lacune. La liste des souscripteurs au petit livre de danses de d'Aubat de Saint- Flour, lequel date du milieu du xvin* siècle, comme il a été dit, renferme un « Le Blan, carillonneur et maître horloger à Gand. » Voilà notre auteur, sans nul doute, à moins que le carillonneur-horloger n*ait eu un père remplissant, avant lui, les mêmes fonctions officielles ; car, en définitive, il s'agit encore de savoir si le Livre de clavecin n'appartient point, comme celui de Vander EIst, au xvii* siècle.

Ajoutons, pour ne rien omettre de ce qui peut élucider la question, qu'un « Le Blan, carillonneur de la collégiale de St-Vincent à Soigriies, » figure également au nombre des souscripteurs d'un ouvrage paru quasi à la même date, à savoir les Fondements à la basse cotitinue de Mathias Vanden Gheyn.

LEBUT(INI), compositeur, attaché vers le milieu du xvni* siècle à la cour de La Haye. Grâce au soin que ce musicien a pris de faire gi*aver en petites capitales la désinence de son nom, ini, on sait qu'il n'appartient point à la Péninsule ; mais, avec cela, la question de sa nationalité hollandaise n'est guère résolue, attendu que la forme de son nom Lebut^ sonne plus ou moins une origine française. Quoi qu'il en soit, il se dit « compositeur ducal, » au titre d'un recueil de sonatines ainsi intitulé :

VI Sonaatjes ter vergenoeginge van '« menschelyke harl en oaren^ voor *t clavecimbaal en violin, door den hartoglyken compositeur LEBUTini gecomponeert. Libro L — T' Amsterdam, by Arnoldo Olofsen, in de GraYestraat,over de Voorburgwal. Pieter Mol sculp. De 15 pages in-4« obi., pour le

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