LES INSTRUMENTS AUTRES QUE L’ORGUE. 1H
misère en le choisissant comme maître de sa chapelle (1760). En 1791, après la dissolution de la
chapelle qu’il dirigeait depuis plus de trente^,
Haydn revint à Vienne, où il moui ut c
Bien évidemment, la grande valeur e œuuc de Havdn réside dans ses compositions profanes . est avant tout le créateur de la symphonie moderne et du quatuor (1). En fait de musique d église, il a écrit treize messes, autant d’offertoires deux Te Deum, un St abat mater , etc. « Haydn dit T> Mayrhofer (Ileform der Kirchenmusik , p- 1-d), est plus pompeux que Mozart, il emploie en général un orchestre plus important, ses thèmes so plus longuement développés (fugues) ; il s ele\e assez souvent et son style prend de la grandeur ; on retrouve alors l’esprit qui inspira la Création en revanche, Haydn reste inférieur aMozart pou. h finesse la grâce et la variété de 1 instrumentatioi . Nous ;é Pouvons pa» plus chez Haydn que chez Mozart le ton sérieux qui convient a 1 éghse , qu on relise seulement le qui tollis de la messe de la Création. Il est vraiment étonnant que 1 auteur de la Création se soit abaissé à une pareille platitude mélodique dans une composition destinée a l’éo-lise. »> La piété naïve, enfantine, de Haydn explique en partie que bien souvent ses œuvres religieuses soient d’une gaieté presque inconvenante. 11 avoua lui-mème un jour à Carpani que, « lorsqu i pensait à Dieu, son cœur gambadait de joie, et qu’alors sa musique gambadait aussi ».
190 LA MUSIQUE instrumentale.
Wolfgang Amadeus Mozart, fils de Léopold Mozart, musicien de la cour du prince évêque de Salzbourg, naquit dans celte ville le 27 janvier 1756. De bonne heure Use révéla enfant prodige et il n avait que six ans quand son père, qui était aussi son maître, entreprit avec lui une tournée artisique vers Munich et Vienne, pendant laquelle il remporta des succès sans précédents. En 1709 Wolfgang fut nommé maître de concert à Sa Izbourg, mais il passa la plus grande partie de.sa vie d artiste créateur à Vienne, où il mourut prématurément à trente-cinq ans, le 5 décembre 1791.
Nous ne nous occuperons pas de ses compositions profanes. L’édition critique de ses œuvres complètes (parue de 1876 à 1880 chez Breitkopf et Hærtel) comprend quinze messes, quatre litanies quatre Kyrie, neuf offertoires, un Te Deum et plusieurs autres pièces religieuses de différents caractères.
La plus puissante création de Mozart dans le domaine spirituel est son Requiem , qui fut achevé par le maître de chapelle viennois Süssmayer. Haydn disait de cette œuvre : « Si Mozart n’avait rien composé d’autre que ses quatuors à cordes et son Requiem, il serait devenu immortel », - nous
ajouterons: non pas à l’église, mais seulement au concert.
Pour apprécier Mozart et sa musique d’église, nous donnerons à dessein la parole à des écrivains qui, admirateurs enthousiastes de son génie, ne peuvent pas être soupçonnés de partialité!
Le docteur Heinrich Reimann dit de Mozart:
« Ses messes sont inégales ; mais même les meil-