‹ La musique d'égliseChapitre 16 sur 25 · LES INSTRUMENTS AUTRES QUE L'ORGUE · texte numérisé non relu

LES INSTRUMENTS AUTRES QUE L'ORGUE

leures, celles qui sont placées par Otto J,l^n Pre® que sur le même rang que le Requiem , en de * ^

leurs mérites à d’autres points de vue, son .

ivecsi peu de liberté, seconforment si etroilemen ,

mais aussi ou g», U de certains grand»

ecclésiastiques, et aux conventions alors un, verse^ lement répandues, que le compositeu , q „„T,e s»U adapter si m.rveilleosemen, la m»»q»e

aux paroles, semble souventécrire sans penser, telle¬

ment il prend peu de soin d’exprimer musicalement la signification du texte. Et pourtant e texte

de la messe renferme une telle richesse d impressions purement musicales, qu’au premier abord .1 paraît inconcevable que Mozart, au heu u musique nrofonde et poétique, ne nous ollie s

souvent qûe des pièces finement et gracieusement travaillées et des contrepoints d une géma e legèreté. » 'Critique de la Biographie de Mozart d Otto

^On0 «ail que l’appréciation du président de la Société Cécilienne, WiU, sur les oeuvres de Mozart se modifia plusieurs fois. Tantqu il se laissa guider mr les conceptions d’Otto Jahn, il se montra p us modéré ; »es «ode» personnelle» le rend.reM pte sévère. En 1880, deux ansavant sa moi t, il n < plus que deux messes qui puissent s accorder éventuellement avec la liturgie, celles qui furent composées le 24 juin et le 8 août 1774 en faee»

,p (n0* 192 et 194 du catalogue Kochel , Voici ce

nu’il en dit : « Celui qui veut servir l’art, choisira, pour les faire exécuter, la huitième et la neuvième messe, et laissera toutes les autres de côte . »

L\ MUSIQUE INST K U MENTALE

(Streitschrift, p. 94). Il existe de Mozart une admirable composition d’église d’une profondeur saisissante, c’est son Ave verum corpus.

Nous retrouvons dans les deux messes de Beethoven en ut et en re le même esprit profane.

Ludwig van Beethoven vit le jour à Bonn, le 1 1 décembre 1770 ; il était le fils d'un chanteur de a cour du prince électeur. Le prince remarqua son brillant talent et l’envoya en 1792 à Vienne, où il devint l’élève de Haydn. Il passa presque toute sa vie à Vienne ou dans ses environs. C’est là quil écrivit ses immortels chefs-d’œuvre. 11 moulut le 26 mars 1827. La surdité et toutes sortes < e soullrances physiques et morales attristaient depuis longtemps sa vie.

Beethoven est le plus grand maître de la musique instrumentale moderne ; et c’est bien ainsi que ses deux messes nous le font connaitre. On a ongtemps traité sa première messe, en ut, avec la même injustice que sa première et sa deuxième symphonie, bien qu’à la considérer dans l’ensemble, elle se présente comme un ouvrage de maître, qui ne convient du reste pas plus à l’église que l’incomparable Missa sotemnis. Voici ce que dit de cette dernière le biographe de Beethoven, Nohl : « Cette œuvre n’a dans son caractère propre rien de commun avec l’église, si ce n’est quelle fait appel à cet élément primitif de toute religion, la profonde et pleine confiance en la Divinité, et l’aspiration de 1 arne vers sa source originelle ... L’expression v est tellement indépendante des mots que le compositeur lui-mème voulait faire remplacer le texte latin auquel il avait adapté sa musique par un

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