‹ La musique des troubadoursChapitre 15 sur 18 · C PS · texte numérisé non relu

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ce qui, clans la notation moderne, doit se transcrire de la façon suivante :

Premier point.

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Refrain, à répéter après chaque point .

Deuxième point.

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Troisième point.

Refrain .

certain nombre de petits thèmes alternant à tour de rôle avec une phrase qui forme refrain. Dans un article de la Revue des Deux Mondes (1906), M Joseph Dédier, en examinanl les chansons de danse, est arrivé à la conclusion qu’une partie des chansons que nous avons étudiées dans ce chapitre devaient être mimées et exécutées •comme* de- -véritables petites comédies. La justesse de cette conclusion est assurée par plusieurs faits que voici : un théoricien du xmc siècle, que nous avons déjà eu l'occasion de citer, Johannes de Grocheo, nous apprend que les' mélodies des chansons et airs de danse {stantipës et ductia en latin, eslampida et dansa en provençal) incitent les auditeurs à faire des mouvements gracieux qu’on appelle « danse »* et que ces mouvements sont réglés par les accents rythmiques des compositions.

Les Leys d’amors et la Doctrina sont tout aussi affirmatives à ce sujet. Si donc nous trouvons bon nombre de pastourelles et de motets qui s’intitulent « estampie », si, en plus, nous trouvons de nombreuses figurines dans les manuscrits du xie au xive siècle nous représentant des chanteurs, danseurs ou danseuses, dans des attitudes dont le caractère mimique ne laisse aucun doute (voyez planche II), si enfin nous constatons, au point de vue musical, des rapports étroits, voire même des identités entre certaines pastourelles et des airs de danse authentiques, il faut nécessaire-

‘ Excitant aninum hominis acl orna/e movendum secundum avtem quant baliare vocant .

ment en conclure que ces compositions pouvaient servir h la fois d’airs de danse et de petits sujets dramatiques. L’élément dramatique, en effet, tient une grande place dans la lyrique médiévale. Sans parler des jeux-partis, dont les ripostes alternatives constituent de véritables scènes dialoguées, les chansons de mai, les pastourelles, rondeaux et toutes les autres variétés de la chanson de danse sont autant de pantomimes, mélodrames et scènes de ballets primitifs.

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