‹ La Musique en SuisseChapitre 13 sur 29 · AISNE AE · texte numérisé non relu

AISNE AE

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17° 12 Neujabracantalen, in Music gesetzt von . ... Zurich, Bürkli, 17092.

18° Gesänge über Leben, To0 uno Unsterblichkeit. Zurich, Bürkli, 1792. In-8°.

19° Geislliche Gesänge zu 2, 3 und 4 Slimmen, nebol einem Generalbass. Zurich, Ziegler, 1793. — Contient douze chants, 2° édition, 1806.

. 20° Marches des troupes suisses et allemandes, arrangées pour le clavecin. Zurich, 1706.

21° Musikalischer Nachlass enthält 1, 2 und 3 slimmige Lieder, mit Begleitung des Claviers. Zurich, 1816.

22° Busolieo, Lob- und Danklied. Feslgesänge für 4 Slimmen, mit abwechselndem Chor und theilweiser Instrumentalbegleitung.

Il nous reste encore à citer la part qu'Egli prit, peu avant sa mort, à la révision du psautier de Zurich, encore actuellement en usage. Cinquante des psaumes sont de sa composition. Il termina sa carrière illustrée par tant de travaux le 19 décembre 1810, âgé de 68 ans.

* ELOUIS, JOSEPH, naquit à Genève en 1752. Il fut un des meilleurs harpistes de son temps. Après un séjour de quelques années en Angleterre, au service du prince Edouard, Élouis se fixa (en 1787) à Paris. Parmi ses compositions, nous citerons : 1° Æir du Pays de Galles, varié pour harpe; 2° Romances d Estelle, suivies d’un air varié pour harpe et piano, et 3° Selection of favorits scotts songs with accompainment for the piano forte; 2 vol. in-fol.

| ERLACH, FRED, D’ (v. Fétis III, 151).

" FEHR, FRANÇOIS-JOSEPH, est né le 6 mai 1746, à Laufenbourg (Argovie). Destiné par son père, qui était meunier, à l’état ecclésiastique, il fut confié aux Bénédictins du couvent de Mariastein, près Bâle.

Là, il fit ses études sous la direction du Père Félix Tschupp. (Voir plus loin.) Comme il avait presque achevé son noviciat, le mauvais état de sa santé l’obligea à rentrer chez ses parents. Mais à peine fut-il un peu rétabli qu'il alla se fixer à Ravensbourg, où l’étude de l’orgue ou du violoncelle et celle du droit se partagèrent son temps. Ses efforts devaient être bientôt couronnés, car il fut nommé organiste de la principale église, puis aussi procureur de l'État. Fehr était un organiste de grand talent et ses compositions pour chant, piano et orchestre ont été très-répandues. Ses chœurs pour le drame Lanassa et son Te Deum laudamus sont considérés comme ses meilleures œuvres.

Pour venir en aide à sa nombreuse famille, — en 1787 il vit naître son quinzième enfant, — Fehr établit une fabrique d'instruments et y perfectionna le mécanisme inventé par Raymund et Fidelis Hauser de Zell. Cet établissement ne tarda pas à devenir célèbre, et les nombreux envois de ses instruments à Bâle, Zurich, Strasbourg, etc., le récompensèrent amplement de ce surcroît de travail. Après 60 ans d’une vie laborieuse, Fehr mourut entouré de l'estime de ses contemporains.

FRENER, LAURENT, né à Lucerne en 1769 et mort en 1840, a publié chez

Bühm, à Augsbourg, plusieurs morceaux d'Église, parmi lesquels nous remarquons une messe en allemand à quatre parties, avec accompagnement d'orgue. … | FRIES, JAC, pasteur, né à Winterthur en 1707, a publié: Hundert ein und zwanzig auserlesene"christliche Lieder zum Gebrauch gesangliebender Leute. Winterthur.

"FRITZ, GASPARD, né à Genève en 1716, fut un excellent violoniste et compositeur pour son instrument. Il avait, dans sa jeunesse, pris des leçons de violon du célèbre L.Somis, maître de chapelle à Turin. Burney qui, en 1770, l’a visité à Genève, dit de lui: « Fritz joue encore avec toute l’ardeur d’un jeune homme de vingt-cinq ans; son expression est admirable, etc. ”

Dans un de ses voyages à Paris, 1l se fit entendre, mais sans succès, au concert spirituel. Fritz, qui est mort en 1782, a laissé les œuvres suivantes: 1° Y77 Sonale a quatro stromenti, a 2 violini, allo viola, cembalo o violoncello. Opera prima ; 2° FI Sonale a violino solo e basso continuo. Produzione secunda : 3° VI Sonate a violino solo e basso continuo. Produzione lerza; 4° VI Sonate a due violini e basso. Produzione quarta. Fétis cite encore de lui: 5° Sÿx duos pour deux violons ; 6 Six symphontes. Burney dit dans son voyage: Il (Fritz) est « sur le point de publier par souscription six symphonies. » Ne s’agirait-il pas ici d’une réédition de l’œuvre n° 1, que nous avons vu figurer dans des catalogues sous le titre de Symphonies, pendant que nulle part nous n'avons pu trouver ce numéro 6? 7° Un grand concerto pour le clavecin; et 8° l’ariations pour le clavecin sur le vaudeville de la balaille d’Ivry.

GREUTER, DE HUMBRECHTIKON, nous a laissé: Biün9tner Lieder mit Melodieen componirtvon . .. mileinem verbesserten Text von einem Freunde des Vaterlands. Coire, 1785.

GUSTO, J.-Z., musicien compositeur de talent, vivait vers le milieu du siècle passé à Zurich, où il publia le recueil suivant: Æuserlesene geistliche Lieder aus den besten Dichtern. Mit ganz neuen leichten Melodieen versehen von J. Z. Gusto. Zurich, J. K. Ziegler, 1769. In-8° de 472 pages. Ce recueil contient cent soixante-dix chants dont cinquante-sept à une, six à deux et cent sept 4 trois et à quatre voix. Les chants sont généralement faciles et gracieux. De là la grande popularité dont ils ont joui à côté des œuvres de Shmidli et de Egli. |

HASSsE, FRANÇOIS-XAVIER, était directeur de la musique de l'évéqe de Bâle. Il a publié àAugsbourg, en 1781, l'œuvre suivante : Funiculus triplex, seu WT 50nalae a Ouobus violinis el organo seu violoncello.

HUBER, FELIX, (v. Fétis IV, 377).

LANDWING, MARC, né à Zoug, en 1759, entra à l’âge de dix-huit ans de le couvent d’Einsiedeln, où il trouva occasion de développer ses dispositions trèsprononcées pour la musique. Il a publié, en 1787, Anliphona Mariana Salve Regina in cantu chorali cum 3 Vocibus figuralius. Einoiedeln, Œcholin. Une seconde édition de cet opuscule a paru en 1700. Un Benedictus Dominus Deus de sa composition se chante encore aujourd'hui à Einsiedeln. — Marc Landwing mourut en 1813.

LE CAMUS, JEAN-PIERRE, né à Genève, au commencement du dix-huitième siècle, était un musicien distingué. Nous manquons malheureusement de tous renseignements sur lui. — Sénebier, dans son Æustoire liltéraire de Genève, n'en dit que deux mots.

Ce compositeur nous est connu par l’ouvrage suivant:

Les Pseaumes Ou roi et prophète David, mis en vers français, revus el approuvés par les pasteurs et professeurs de l'Église et de l’Académie de Genève. Mis en musique par Jean-Pierre Le Camus, citoyen de Genève. Nouvelle édition à deux parties, très-exactement corrigée (la première a été publiée en 1760). 4 Genève, chez Gabriel Grasset, imprimeur, 1764.

Dans la préface, l’auteur nous apprend qu’il a été engagé par un très-grand nombre de ses concitoyens à entreprendre cet ouvrage, parce « qu’ils se sont plaint avec raison de la musique qui se chante actuellement dans nos églises, de même que dans tous les pays protestants.

« Ces plaintes réitérées ont engagé plusieurs musiciens, tant en Allemagne qu'en Hollande, à essayer de la corriger, et ils ont échoué dans leur entreprise parce qu'ils n’ont pas allié le facile avec le mélodieux. » |

« Effectivement, continue-t-il, dans notre musique on n’aperçoit aucune mélodie, et la perte de l’haleine sert de règle pour la mesure, etc. »

Plus loin il dit:

« Je ne puis attribuer l’anéantissement général du goût pour la musique vocale dans notre république, qu’à notre ennuyeux chant...

« Quant à l'harmonie, je ne pense pas qu’il soit possible de rien entendre de si monotone ; ; on pourrait s’en servir efficacement contre l’insomnie, etc. ”

- Enfin, il compte remédier à tout, et cela plus par honneur que par intérêt. « Plus tard il offrira au public ses pseaumes à quatre parties composées tant pour l'orgue, que pour plusieurs sortes d'instruments, auxquels il joindra une basse fondamentale. Ce sera à cette pierre de touche que les connaisseurs décideront de son ouvrage. ”

Il ne paraît pas que les chants de J.-P. Le Camus aient tant satisfait ses concitoyens, car on continua à se servir des chants ennuyeux el des harmonies monolones comme par le passé.

La musique de ces psaumes n’est pourtant pas sans mérite: les chants sont faciles et agréables et l'harmonie en est correcte et simple. Le seul reproche qu’on puisse faire à cette musique, c’est qu’elle ne s'adapte pas aux idées religieuses des paroles; ce qui a sans doute causé son peu de succès.

La mort surprit Le Camus dans ses travaux, en l’année 1768, et empêcha la publication des ouvrages par lui promis.

" LEFÈVRE, JEAN-XAVIER, né à Lausanne le 6 mars 1763, et mort à Paris le 9 novembre 1839, était un clarinettiste de grand talent, qui, par la netteté de

son exécution et par sa bonne qualité de son, fit honneur à son maîtte le célèbre Michel Yost, établi à Paris.

Le 1% novembre 1787 Lefèvre se fit tours pour la première ion en public. Il exécutait, avec le basson Perret, au Concert spirituel, alors sous la direction de Legros, une symphonie concertante de Devienne. Son succès fut grand. Aussi, à partir de ce moment, le trouvons-nous à tous les concerts; à la Société de la Loge Olympique, aux Concerts de la rue de Cléry, etc.

En 1701 il entra à l'orchestre de l'Opéra, qu'il ne devait Rider. que le 1° janvier 1817. Lors de la fondation du Conservatoire de musique à Paris, Lefèvre fut nommé professeur de 1° classe. Réformé le 22 septembre 1802, il y rentra le

1 février 1804. Le 1° juin 1832, il fut mis à la retraite. — Lefèvre était chevalier de la Légion d'honneur.

Parmi ses ouvrages, on remarque avant tout, sa méthode de clarinette qui, pendant fort longtemps, a été en usage au Conservatoire. Ses autres compositions sont: 1° Six concerlos pour la clarinette avec accompagnement d'orchestre, Paris, Sieber, Nadermann, Troupenas; 2° Deux symphonies concerlantes pour clarinette et basson; 3° Deux oeuvres de quatuors pour clarinette, violon, allo et basse, Paris ; 4° Une symphonie concertante pour hautbois, clarinette el basson; 5° Onze oeuvres de duos pour deux clarinettes; 6° Une oeuvre de duos pour clarinette et basse; 7° Six sonates pour clarinette el basse; et 8° Six trios pour deux clarinetles et basson.

Toutes ces compositions ont paru à Paris.

MARTI, ANSELM, né vers le milieu du siècle passé, entra au couvent d'Engelberg en 1770. C'était un organiste et compositeur de grand mérite qui a laissé des oeuvres en tous genres: Messes, motets, opérettes, etc.

MEYER, FRANÇOIS.JOSEPH-LEONTI, DE SCHAUENSEE, naquit à Lucerne, le 10 août 1720. Son premier maître de musique fut l’organiste Muller. À l’âge de 11 ans, ses parents l’envoyèrent à l’abbaye des bénédictins de St-Jean, près St-Gall, où il continua, à côté de ses autres études, à s'intéresser à la musique.

En 1739, il entra au couvent Saint-Urbain pour y faire son noviciat, qu'il ne termina pas, ne se sentant aucune disposition pour la vie monacale. Peu de temps ae nous le voyons à Milan, élève du maître de chapelle F. Galimberti. De cette. époque datent ses premières compositions pour le clavecin.

Here en 1741 le roi de Sardaigne fit former le régiment suisse de Keller, Meyer s’engagea en qualité d’enseigne. Il fit ainsi les campagnes de 1742 et 43. Pendant que son régiment était en garnison à Turin, il composa l'opéra Æpplausi Jeslosi, un Te Deum, etc. Le 22 avril 1744, ayant été fait prisonnier près Nice, il obtint sa liberté sur parole et retourna à Lucerne. Sa famille lui procura dans cette ville une charge de magistrature qu'il remplit quelque temps; mais se sentant de nouveau du goût pour la vie du cloître, il fit ses voeux au couvent Saint-Léodgar,

où il obtint de succéder à son ancien maître Muller dans la place RAFRANSEe Meyer a cessé de vivre en 1780.

Ci-après la liste de ses prmeipalés oeuvres, qui témoignent de grandes capacités de leur auteur.

1743. — Il Palladio conservato, opérette. Turin.

1743. — Il Trionfo della gloria, cantate à voix seule.

1744. — Applausi festosi della Sardegna, opérette à trois personnages. Cagliari.

1745. — Horlus conclusus, cantate à voix seule.

1746. — L'ambassade Ou Parnasse, opérette à quatre personnages. Lucerne.

1748. — Flos vernans in faecundis Helveliorum convallibus exortus, barmonico 40 ariarium concentu, a sopri el contr'allo, etc. Op. I. St-Gall, J. Samnm. In-fol.

1751. — La fêle de la paix. Lucerne.

1702. — Obeliscus musicus seu 16 Offertoria solemnia. Op. II. Fribourg, H. Haut.

1762. — Étélesia triumphans seu Te Deum, Tantum, Vidi aquam; Asperges et Stella coeli. Op. III. St-Gall, J. Samm et C°. In-folio.

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