Brulus. Opéra sérieux. Lucerne
1754. — La Bourse de l'avare perdue. Opéra comique.
1756. — Pontificale Romano-Constlantiense musicum, seu Missae VIT breviores
golemnes, etc. Op. IV. Augsbourg, héritiers de J.-J. Lotter.
3 1706. — Cantica Doctoris Melliflui seu Antliphonae Marianae XX X IT nempe XII Salve Regina, VIT Alma Redemploris, VT Ave Regina, etc. Op. V. Augsboursg, chez les héritiers de J.-J. Lotter. In-folio.
1707. — Pantheon musicum, concertationes VIII ab organo, ete. Op. VI. Augsbourg, chez les héritiers de J.-J. Lotter. In-folio.
1757. — Phoebus seu Ve caperaë IF”, etc. Op. VII. Augsbourg, etc. In-folio.
17067. — Tabellarius musicus 10 est: Symphonias FT, etc. Augsbourg, chez les héritiers de J.-J. Lotter. In-folio.
. 1762. — Éliala et Mahomet.
1763. — Omne Trinum perfectum. Missa SL-Trinit. Vesp. el Te Deum. St-Gall. 1764. — Par nobile Fratrum, deux psaumes. Confilebor el bealus vir. St-Gall. In-folio. | 1764. — Quattro concerli armonici d'organo o di cembalo. Nurnberg. In-folio. 1768. — J’ola gratulaloria, ein Tafelsingstük à quatre voix.
1768. — Neujabragesang oder Pasloralmusik à quatre voix.
1769. — Hans Hiüllenstok, opéra bouffe.
1769. — V’enerabilis Barba capucinorum, ein Contrapunktstüd à quatre parties.
1772. — Slanzer Caprasi, Narrenspiel.
1773. — Die drey Polizeislände, ein Singspiel.
1774. — Neujahrs- und Pasloralgesänge, à quatre voix.
1775. — Contrafa tra il marito e la moglie, duetlo.
1778. — Die 12 Ubrenslückchen zu der Hofspeissaal-Schlagubr in Enle À
1780. — Quodlibet à quatre parties. *
1780. — Musicalisher Ebrenstreit zwischen 4 Stimmen.
1781. — Die Engelbergische Thalbohzeil, opéra bouffe.
1785. — Heli, ein Singspied à quatre voix.
1785. — Îphigenia.
Meyer a laissé en manuscrit: des messes, des symphonies, des concertos et sonates pour clavecin, etc.
Son frère J.-J.-H. Xaver, né en 1734, mécanicien distingué, a fait d'excolente clavecins; et son neveu Xavier Meyer, né en 1760, fils de R.-D. Meyer, était un claveciniste de première force. A l’âge de huit ans il fit déjà l’admiration de son entourage.
MULLER, MARIANUS, vit le jour à Æsdh (Lucerne) en 1724. Admis en 1743 au couvent d’Einsiedeln, il en fut trente ans plus tard nommé prince-abbé. Muller avait étudié dans sa jeunesse la composition sous Giuseppe Paladino, maître de chapelle à Milan. On cite de lui les oeuvres suivantes: Une messe pour orgue à quatre voix, quatre motets pour huit voix, six magnificats à quatre voix et re etc. — Cet auteur a quitté ce monde en 1780.
NAEGELI, JEAN-GEORGES, compositeur et écrivain didactique, est né à Zurich en 1768. (Voir la remarque sous Catel, page 117.)
OTT, J.-J, musicien qui vivait à Zurich, nous est connu par Z borde Lobgesang auf die 4 Jabreszeiten, von Herrn Brockes übersetzt und zu drey Stièmmen in Musik gebracht von J.-J. OL. Zürih, Orell, Gessner, Fuessli und Ci, 1747. Gr. in-folio, et Sammlung auserlesener geistlicher Lieder in Musik gesetzl von . .. : Neue Ausgabe. In-8°. Zürich, Bürkli, 1768. 2
J.-J. Ott est né en 1715 et mort en 1769.
PFENNINGER, JEAN-CONRAD, pasteur à Zurich, naquit dans cette ville le 15 novembre 1747 et y mourut le 11 septembre 1792. On a publié de lui:
1° Ausgewählle Gesäünge für ein uno mebrere Stimmen mit Clavierbegleitung. Zürich 1792. Contient aussi des chants de Reïchardt, Shulz, Häussler, Egli et Dalberg.
2° Briefe an Nichtmusiker, über Musik ala Sache der Mere LR intéressant concernant la puissance et les effets de la musique.
REINDL, BENOÏT, capitulaire de l’abbaye des bénédictins de Dissente s'est fait connaître comme compositeur par un recueil de messes à trois voix, dont voici le titre: Ænnulus eucharisticus sex gemmis coruscans. 1 dédia ce recueil, en 1789, au prince-abbé d’Einsiedeln, Beat Küttel.
" REINDL, CONSTANTIN, professeur au gymnase de Lucerne de 1770 à 9o,
a été un violoniste et violoncelliste renommé. Il a aussi composé plusieurs symphonies. une messe pour trois choeurs, un offertoire: Laudale dominum, pour soprano et orchestre, etc.
SEIDLER ou SIDLER, JOS.-BERN., de Zoug, pendant quelque temps organiste de cette ville, a publié:
Sérénade pour le clavecin devant l'hôtel du baron de Loudon, général fel0maréchal de l’empereur, à Belgrade, folio obl. 1780.
Ouverture pour le clavecin, nommée prince de Cobours, folio obl. 1789. Quels titres baroques!
Quatre pièces de préludes ou caprices in D, B, À, und E mol, pour les commencants de clavecin un peu avancés, folio obl.
SCHMIDLI, JEAN. Parmi les hommes qui ont le mieux compris les bienfaits de la musique et qui ont le plus grandement contribué à répandre le goût de cet art, vient en première ligne Jean Shmidli, fils de J. Shmidli et de Marguerite Vogel, né à Zurich, le 22 mai 1722. Destiné par ses parents à l’état ecclésiastique, il fit ses études dans sa ville natale. En 1744 il fut nommé vicaire à Dietlikon, place qu'il occupa dix ans. C’est pendant ce temps qu'il écrivit l’ouvrage qui devait répandre son nom dans toute la Suisse allemande: Singendes und spielendes Vergniügen reiner ÆAndacht in Gott, etc., quatre cent soixante-dix-huit chants à plusieurs parties avec accompagnement! Quel travail!
7 Pasteur de Wetzikon et Seegraben depuis 1754, Shmidli partagea son temps entre les travaux de sa charge et la musique.
La longue liste de ses oeuvres est la preuve de sa fécondité et de son assiduité. Le 5 novembre 1772, un coup d’apoplexie foudroyante l’enleva à ses nombreux amis.
. L'on peut résumer sa vie en ces mots:
Ses actions, ses pensées, ses oeuvres, tout était en harmonie en lui.
Voici la liste de ses principaux ouvrages:
1752. — Singendes und spielendes Vergnügen reiner Andabt oder herbe Gesänge nach der Wabhl des Besten gesammelt, zur Erwekung des innern Christenthums eingerichtel und mit musicalischen Composilionen begleitet von Johannes Shmidlin.
Zürich, Bürkli. In-8°. — Contient deux cent cinquante-neuf chants à trois et quatre voix, et deux cent quatorze solos avec basse chiffrée. La seconde édition est de 1758, la troisième de 1767, la quatrième de 1777, la cinquième de 1792, etc.
178. — Geislliche Lieder als Anhang zum singenden und spielenden Vergniügen reiner Andacdhl, etc. Zürich, Bürkli. In-8.
1758-60. — Musikalisch-wôüchentlihe Ve crgnügungen, besthehend in getstlichen Gedichten zu zwei Cant-Slimmen und General-Bass und untermengten Sol. — Zürid, Bürkh. In-4°. Publication hebdomadaire qui a paru pendant trois ans. Chaque numéro contenait un morceau. Une réédition des cent cinquante- six numéros a été faite en 1762.
1759. — Trauer-Cantala auf den Tod Hercis Burgermetisler Friesen. Zürid, Bürkli. In-folio.
1759. — Freud-Cantala auf die TRE abl Herrn Bürgermeister Leds Zürich,
Bürkli. In-folio.
1761. — Herrn Professor Gellerts De Oden und Lieder; in Musik geselst
von... Zürich, Bürkli. In 8. Contient cinquante-quatre chants à deux et trois VOIX,
avec a d'orgue.
1761. — Hymnus oder Lobgesang auf die Allmacht, Weisheit und Güle Gottes, |
wie sie sich in den vier Jabreszeilen in den drei Reichen der Nalur, und an dem Menshen <%
offenbaaren, durchaus in Musik gesetzt von .... Zürich, Bürkli. In-4°.
1761. — Die vier Jabreszeilen von H ern. Frieorich-Wilhelm Zachariä, vier Ca
lalen von .... Zürich, Bürkh. In-4.
Pb — Musicalisches Denkmabl Herrn Bürgermeister Eschers selig und der Ebrenbefürderung Hérrn Bürgermeister Landolten gewiedmet. Zürich, Bürkl. In-4°.
1764. — Ein Hundert geistlihe Lieder, zur Erweckung und Slärkung des innern
und thäthigen Christenthums, mit angenehmen und leichten Melodieen zum Nutzen der Anfänger herausgegeben. Züridh, Bürkli. In-4°.
1766. — Jesus auf Golgotha, eine rührende Passions-Ode, nebst zweyen Osterliedern, ihrer Fürtrefflichkeit wegen in Music gebracht. Gr. In-8. Zürich, Bürkh.
1767. — Deutliche Anleitung zum grünolichen Singen der Psalmen. Yn-8°. Zürich,
Bürkli. — Seconde édition, 1770.
1767. — J.-J.-4. Cramers geistliche Oden und Lieder für eine ce Begleitung. — Zürich, Bürkli. In-4°.
1767. — Geistliche Lieder mit vierolimmigen Choralmelodieen. Zürich, Bürkh. In-8°. — Ce recueil a eu de 1767 à 1827 douze éditions.
1769. — Lavalers christliches Handbüchlein, in Musik gesetzl und zu einem
mustkalischen Handbichlein eingerichtet und herausgegeben. Zürich, Bürkli. Grand In-8°. 1770. — Schweizer-Lieder Hrn. Pf. Lavalers, in Music gesetzt von .... Zürich, Bürkli. In-4 oblong, deuxième édition 1775, troisième 1785, quatrième 1706, etc. — Contient vingt-six chants, dont plusieurs sont accompagnés avec différents instruments. 1770. — Schweizer-Lieder mit Melodieen. Bem.: Gedruckt und verlegt rs Wagner, Hochobrigkeitlicher Buchdrucker. 36 chants. dE 1771. — Gebethlieo des Herrn Diakon Lavater. Zürich, Bürkli. <
1772. — Geislliche Chorallieder zum allgemeinen Gebrauch der Landschulen. :
Zürich. In-8.
1772. — Tiedee zum Gebrauch des Waisenhauses zu Zurich, von J.- C. Lavaler,
mit Choralmelodieen von .... Zürich, Bürkli. In-8°. 1773. — Neues in Hochenblalt, mit Leipziger Nolen. Zürich. 1773. — Musicalisch-wôchentliche Érgützungen, bestehend in geistlichen Liedern zu 2 Cant-Stimmen sammt einem Generalbass. Zürich, Bürkli. In-4°.
1773. — Die Psalmen-Davids, durch Amb. Lobwasser in deutsche V'erse gebracht Ourch Claudius Goudimel nach damabliger Art in Musik ingesetzt. Nunmebro aber mit Beybehaltung dieser Melodien mil vielem Fleiss nach dero heutigen Setz- und Singart zu vier Slimmen eingerichtet, vor .... Zürich, Bürkli.
1776. — Musicalisch-wôchentliche Belustigungen. Bürkli.
SCHMIDLI, pasteur à Stallikon, avait mis en musique, en 1701, les psaumes de Lobwasser, corrigés par le pasteur Hardmeyer.
SCHREIBER, JEAN, né à Arth en 1716, entra encore fort jeune au couvent de St-Urban pour faire son noviciat. Là il profita des bons conseils de quelques moines, pour étudier la composition musicale. Les oeuvres qu'il a laissées démontrent ses grandes dispositions pour cet art. Schreiber, après avoir fait ses voeux en 1738, ne quitta plus ce couvent. Il y termina ses jours à un âge très-avancé, en 1800. |
Ont été publiés de lui:
1747. — Fasciculus Ariarum viginti quatuor; gloriosae Virginis . ... Quarum
XII. Duetto XII. Solo. 2 Violin, viola e duplici basso. Op. I. Hit No Éypis .-J.-N. Haule, illmae Reipublicae T. ypographiae.
1747. — Missale Cislerciense musicum, complectens VTT missas cum Appendice IT. Requiem a 4 voc. 2 viol., viola, 2 clarin., vel coc. Op. XX. Friburgi Helvetiorium. Hautt.
Cet ouvrage a été dédié à l’évêque de Lausanne J. Hubert de Boccard.
1750. — Adoralio Dei per X FOffertoria a 4 voc. 2 viol. etc. Op. II. Saint-Gall.
SCHWAIBERGER, FRANÇOIS, musicien vivant à Zurich dans la seconde moitié du dix-huitième siècle, nous est connu par l’ouvrage suivant: |
Lieder zum Gesange mit Begleilung des Fortepiano. Zürich, 1785. In-4° oblong.
"SPIEss, JEAN-MARTIN, d'origine allemande d’après Fétis, bernois suivant Leu (Dictionnaire helvétique), a été pan quelque temps professeur de musique au gymnase de Heidelberg et organiste à l’église St-Pierre de cette ville, puis organiste de la cathédrale de sa ville natale (nous acceptons le dire de Leu). Spiess n'était pas seulement un musicien très-habile, mais aussi un compositeur distingué. Ses compositions les plus connues sont:
1745. — Davids Harfenspiel in 150 Psalmen auf 342 Liedermelodien. Stuttgart.
1752. — Geislliche Liebesposaune in 342 Liedermelodieen.
1761. — 26 Geislliche Arien. Berne.
1762. — Musicalische Bibel-Andachten, bestehend in auverlesenen geistlichen Gedichten von Rowe Prior, elc., zu ein, zwet und drey Slimmen sammt Generalbass, mit untermengten Elôlen- und Violinsticken und concertirenden Cantalen, componirt von :... Zürich, Bürkli. In-4.
STADLIN, GEORGE- Josepn. de Zoug, vicaire à Oberwyl, mort à Zoug en 1756, s’est fait connaître vers le milieu du siècle ne par une série de compositions pour chant, violon et orgue. D’autres renseignements nous manquent.
STADLER, DOMINIQUE-XAVIER, naquit à Lucerne en 1725. Dès sa jeunesse il montra de telles aptitudes pour la musique que la municipalité de sa ville natale l’envoya en Italie pour y faire ses études. Plus tard Stadler se fixa à Londres, où il fut un des professeurs les plus recherchés, ce qui lui permit d’amasser en peu de temps une petite fortune. Il quitta Londres pour accepter la place de maître de chapelle du prince de Monaco, place qu’il échangea peu après contre un emploi chez le prince de Condé. Les concerts qu’il donna à cette époque à Paris furent très-suivis. De retour dans sa patrie, Stadler fut quelque temps rector chort à Herrgottswald, puis organiste (1762) à Lucerne, où il est mort en 1765. Les couvents d’'Engelberg et d'Einsiedeln possèdent de cet auteur Zn exitu Israël et In Le Domine speravi, en manuscrit. Parmi les ouvrages qui ont été publiés à Paris (1757-59), nous remarquons:
1° Set sinfonie a due V'iolini, Alto-viola e Basso. 2° Sei Trio a due violint e basso. 3° Sei Sinfonie a qualtro parle con corni, etc.
" STEINER, JEAN-LOUIS, né à Zurich en 1688, trompette decctte 1706, et plus tard chantre, partage avec Schmidli et Egli la gloire d’avoir propagé la culture de la musique en Suisse. Ses grands recueils de chants, dignes précurseurs des oeuvres de ces deux célèbres auteurs, étaient très-répandus et figuraient dans les bibliothèques de toutes les Sociétés de chant (collèges musicaux) de l’époque. Ce succès était d’ailleurs mérité. Les mélodies de Steiner, quoique surannées, nous à paraissent faciles et agréables; les parties secondaires sont bien conduites; l’ensemble est correct. — Steiner est mort en 1761.
Nous connaissons de ce compositeur:
1722. — Monalliche Musicalische Miscellanea. Xn-4. Zurich, Orell, Gens Fuessli und Comp. Publication mensuelle de musique de chant. — À paru en 1724 chez Heidegger et Rahn.
1723. — Neues Gesangbuch auserlesener getstreicher Lieder, zum Lob und Preiss Gotles, wie auch zu allgemeiner Erbauung, im Glauben, Liebe und wabhrer Gottseligkeit, mil neuen und leichten, den Regeln der Composition gemässen, zu drei und vier Slimmen geselzlen Melodeyen und einem richtiggezeichneten Generalbass versehen von . ... mit loblich evangelischer Orthen der Eidgenossschaft allergnädigotem Privilegio. Zürich, bey Heidegger und Rahn. In-8° de sept cent quatre-vingt- douze pages, sans compter une longue préface, etc., contient deux cent soixante-cinq chants à trois et quatre voix. |
Une suite de ce recueil a paru en 1735, sous le même titre; elle Ro trois cents chants à trois et quatre voix. |
1724. — Musicalisch-Italiänischer Arienkranz. Yn-4 obl. Zürich, Redins
1728. — Kurz- leicht- und grünoliches Notenbüchlein oder Anleitung zur edlen Sing- und Klingkunot, von .... Zurich, Heidegger. In-8°.
1730. — Gottgeheiligte Fest- uno Zeilgedanken nach Oronung der Festtage
uno Jahreszeiten; durchaus mil zwei Kantstimmen, und dem Generalbass in Partitur begleitet. Zurich, bei Orell, Gessner, etc. In-fol.
1731. — Sei sonale da camera de” quali si espone presentamente due a violoncello solo, con basso continuo. Nuremberg. |
1734. — Generalbass zu den Psalmen Davids, wie selbige von C. Goudimel in 4 slimmige Music gebracht. Zurich. In-4°.
1753. — Musicalische Gemülhsergüzung in 2 Koncertstimmen. Zurich, Orell, Gessner, etc. In-4°.
STEINER, musicien, vivant à Winterthur, nous est connu par les deux petites oeuvres suivantes :
1775. — Ve crmischle Lieder mit Melodien aufs Klavier. Winterthur und Sue zig. In-4° oblong.
1777. — Gesänge nuit Be des Klaviers. Winterthur et Leipzig. In-4° oblong.
STIERLIN, AMBROISE, né à Säkingen en 1767, entra à l’âge de 22 ans au couvent de Mariastein, où il est décédé en 1809. C'était un organiste du plus grand mérite, qui s’est fait connaître par de nombreuses compositions religieuses, dont nous nommerons :
Six vespres, une douzaine de messes à 3 el 4 voix avec accompagnement d'orgue. Quatre motels pour la. procession de la Fêle-Dieu, un grand nombre de Magnificats, d'Offertoires, etc.
STIERLIN, AUGUSTIN, frère du précédent, né en 1778, entra aussi au couvent de Mariastein. Après y avoir fait ses voeux (en 1801), il fut nommé organiste du chapitre.
Stierlin est mort en 1822.
SULZER, J.-ANT, a fait publier:
1781. — Fünf und zwanzig geisllihe Lieder von Lavater und andern berübmten Dichtern. In Melodien zum Clavier. Xn-folio. Zuridh, Bürgkli.
1782. — Fünf und zwanzig belustigende Lieder von verschiedenen berühmten Dichlern, mit Melodien zum Clavier. In-folio. Zurich, O. Bürgkli.
1703. — Dreissig Lieder mit Melodien zum Clavier. Bregenz.
THOMMEN, JEAN, pendant une trentaine d'années organiste de Saint-Pierre, à Bâle, a publié: ÆErbaulicher Musikalischer Christen-Schatz, bestehend aus fünfhundert geistlichen Liedern, mit zweyhundert fünf und siebenzig ÆMelodien, welche man theils mit
einer, zwey, drey, und theils mit vier Stimmen, Ourchgebends aber mit dem Generalbass ver-
dehen; wozu um mebrerer Pünktlichkeit willen die Musik in Holz geslochen worden, gesammell un0 herausgegeben von .... Mit Hochlüblicher evangelischer Eydgenossenscaft gnädigster Freybeit. Basel, gedru&kt bey D. Edkenstein und zu finden bey dem Ver- leger. In-8° de 654 pages, etc. 1745.
THOMMEN, J., Musicalisches À B C oder kurtze und einfällige Einleitung zur
V’ocalmusic. Enthaltend eine Erklärung aller in derselben vorkommenden Zeichen und … Benennungen. Zur Befôrderung der angenehmen Singkunst aufgesetzt und zu finden bey Jobannes Thommen Cantom. Basel bey J. Pistorius sel. Erben, 1744.
TscHUPP, FÉLIX, né au Valais en 1711, et admis au couvent de Mariastein en 1731, s’est fait connaître comme excellent organiste et maître de musique. J. Febr, que nous avons cité précédemment, a été son meilleur élève. Cet estimable maître est mort en 1762.
*WALDER, JEAN-JACQUES, naquit à Unterwetzikon (Zurich) le 11 janvier 1760. Il fit ses études musicales d’abord sous Sdhmidli, puis à Zurich, sous H. Egli. Ses premiers essais de composition ont paru en 1776, dans les Veujabrahefte der deutschen Schule (Cahiers de nouvel an de l'Ecole allemande). Le succès qu’elles obtinrent l’encouragea à publier une série d'oeuvres dont nous réunirons plus loin les titres. En 1765, Walder fut, sur la demande de l’un de ses protecteurs, nommé sous-bailli à Grüningen. Depuis cette époque il s’occupa principalement de politique. Appelé quelques années plus tard au Petit Conseil, Walder fut envoyé, en 1801, à Schwytz. Sorti du Conseil en 1806, il accepta la place de président de district qu'il occupa jusqu’en 1814. Le 18 mars 1817 Walder mourut à Zurich, où il avait la charge de juge supérieur.
Ses oeuvres sont:
1778. — Sebnsucht nach der Tugend, ein moralisches Gedicht, mil akkompagnirten 2 Flôthen, 2 Violinen und Bass. Grand in-8°. Zurich.
1770. — Der lelzle Mensch, Cantale im Klavierauszug. Zurich, Bürkli. In- 4°.
1780. — Gesänge zum Klavier. Zurich, Bürkli. In-4.
1788. — Anleilung zur Singkunot in kurzen Regeln für Lehrer und in stufenweiser Rethe von Uebungen und Beyspielen für Schuler zum Gebrauch der vaterländischen Schulen, von .... Zurich. In-4°, XX et 60 pages. — La 5° édition a paru en 1820, la 6° en 1828, etc.
1791. — Sammlung christlicher Gesänge, meislens zu vier Slimmen, von ..... | Zurich, Orell, Gessner, Fuesli und Comp. In-8&. Contient 69 chants.
1804. — Lieder zum gesellschafillichen V'ergnügen in Musik gesetzt von . Zurich. In-folio. Contient des chants à une et plusieurs voix, avec accompagnement de piano. — (Voir aussi l’article sur Egli.)
La cantate du professeur Meister, mise en musique par Walder, a été gravée sur zinc par le frère de ce dernier. C’était probablement le premier essai dans ce genre.
WÜST, chantre à 7 a publié dans les N. cujabrageschenke der Gesellschaft zur deulschen Schule de 1773 à 1780, une série de compositions assez réussies.
YosT, MICHEL, quelques-uns écrivent Jost, connu surtout sous le nom de Michel, est né en 1754 à Paris, où son père, originaire du Valais, était trompette de la grande écurie du roi. Élève du célèbre Beer, Michel est devenu un des plus
grands clarinettistes de son temps. Lorsqu'il se fit entendre pour Ja première fois au
. Concert spirituel, en 1777, il excita par son habileté, par la netteté de son jeu, et surtout par la beauté du son, l'admiration du public. À partir de ce moment il y
joua souvent et toujours avec grand succès. Cet artiste distingué est mort à peine
âgé de trente-deux ans, le 5 juillet 1786. Ses oeuvres connues sont:
1° Quatorze concertos pour clarinette et orchestre. 2° Cinq séries de quatuors Ge
chaque fois) pour clarinette, violon, allo et basse. 3° Huit Ouos pour deux clarinettes.
4° Plusieurs airs variés pour la clarinette, etc. Z OLLIKOFER, CÉSAR, né à St-Gall en 1707, prodiakon de Linsebuhl et
St-Leonhart en 1733, puis diakon, professeur au gymnase de St-Gall depuis 1751,
a publié les ouvrages suivants:
1738. — Himmlisch gesinnten Seelen himmeldurchschallende Gebälmusic, mit anmuthigen zum Theil neu componirlen Melodien zu 2, 3, 4 et 5 Slimmen, nebst General-
bass. St-Gallen.
| 1740. — Gebett Music in 1000 auserlesenen Gebettliedern mit Melodien. Saïint- Gallen. In-8°.
1740. — Musikalisches Rasetere in 300 kleinen Gebellliedern mit Melodien.
St-Gallen. In-&.
1740. — Woblriechendes musikalisches Rauchwerk in güloen Glaubenschaalen in 300 Gebelliedern und anmuthig Melodien und Generalbass. St-Gallen. !
1744. — Geislliche liebliche Lieder zum Lob Gottes und zur Vermebrung der getstlichen Seelen- Musik. Hit neuen Melodien. St-Gallen. In-4°.
1745. — Die heilige Braut-Slimme der zu dem AbenOmabl der Hochzeit des
Lamms eingeladenen und berechligten Gäoten. St-Gallen. In-8°.
LPC XVIIL Orgues et facteurs d’orgues
I serait d'autant plus injuste de passer les orgues sous silence que la Suisse
est le pays qui possède relativement les meilleures. Les orgues les plus célèbres sont celles de Fribourg, le chef-d'œuvre de A. Mooser, de St-Gall. Elles rempla- cérent celles faites en 1426 par maître Conrad Waldshut et qui furent détruites en
partie par la foudre en 1818 (Blavignac dit en 1822). Les deux orgues furent réparées
de 1636 à 1638 par Nicolas Schôünenbühl. En 1654, Sébastien Monderscheid recon-
struisit le grand orgue. On trouve encore des orgues du même facteur à Berne,
à Bulle et à Stäffis.
Parmi les autres orgues remarquables nous citerons celles du couvent de
St-Gall, celles de Wiädensweil et du couvent de Rheinau, celles de Zofingue, celles
du couvent de Muri (de 1619); mais avant tout celles des cathédrales de hé et
de Bâle (les anciennes, de 1404, ont été remplacées par Haas) et celles de l’église :
St-Léodgar, à Lucerne. Celles de St-Pierre, à Genève, méritent aussi d’être mentionnées. |
Comme facteurs d’orgues du dix-septième siècle nous pouvons donner 1 noms de Jost Schnyder, de Lucerne, capitulaire au couvent de Mury et Puis K reuel, de Zoug (né en 1629 et mort en 1696), conventuel d’Einsiedeln.
Au dix-huitième siècle se sont distingués comme tels, Victor Bossard de
Cham (canton de Zoug), constructeur d’un orgue à Einsiedeln, des orgues de l'église St-Vincent à Berne (la commission examinatrice fut tellement satisfaite de cet orgue qu’elle fit don à Bossard de 100 louis d’or) et de celles de l’église catholique à Zurich;
et Bouthilier d'Uri, facteur des orgues de Schwytz et celles de l’église collégiale à
Einsiedeln.
GE
XIX. Les écrivains qui ont traité des questions relatives à la musique